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Six Canadiens dans le WorldTour en 2020!

Sur son vélo, il crie et serre les poings à la ligne d'arrivée.

James Piccoli est l'un des six Canadiens sur le WorldTour en 2020.

Photo : Gracieuseté Tour de Beauce

Michael Roy

La saison 2020 passe à l'histoire dans le cyclisme canadien. Il y a six représentants de l'unifolié dans le peloton du WorldTour. Si tout se déroule comme prévu, ils devraient tous prendre part à un grand tour.

Michael Woods (EF Education First), Hugo Houle (Astana) et Antoine Duchesne (Groupama-FDJ) y sont déjà depuis quelques années.

James Piccoli, Guillaume Boivin et Alex Cataford se joignent à eux. Ils font partie de la nouvelle équipe Israel Start-up Nation (anciennement Israel Cycling Academy), fraîchement débarquée dans le plus grand circuit cycliste du monde.

Il faut remonter à 2013 pour voir autant de Canadiens au sein du plus haut calibre de vélo sur route au monde.

Coup d’œil sur les visées de ces athlètes pour la saison en cours.


Michael Woods : tout pour les Olympiques

Il fait l'ascension d'un col.

Michael Woods a de grandes ambitions pour la saison 2020 de vélo.

Photo : EF Education First - Drapac p/b Cannondale

Michael Woods est celui qui aspire le plus à une grande victoire. Il aura une année 2020 fort chargée.

Les trois objectifs principaux de l’Ontarien sont le Tour de France, les Jeux olympiques et les Championnats du monde.

Woods prendra part à ses premières compétitions à la mi-mars, afin de préserver ses énergies.

Il souhaite atteindre sa forme maximale pour la Grande Boucle en juillet.

D’ici là, celui qui est nouvellement papa s’entraîne dans la région de Gérone, en Espagne, où il réside pendant la saison de vélo.

« Je m’entraîne beaucoup en début de saison afin de reproduire les efforts d’un grand tour. Mes premières courses officielles seront Paris-Nice ou Tirenno-Adriatico », explique-t-il à Radio-Canada Sports.

Je suis très chanceux que mon équipe soit à l'aise avec le fait que je veuille tout faire pour me concentrer sur les Olympiques.

Michael Woods

Le médaillé de bronze aux Championnats du monde sur route en 2018 sera aussi à Liège-Bastogne-Liège, l'une des courses qu’il apprécie le plus. Il a terminé dans le top 10 au cours des trois dernières années, dont une 2e position en 2018.

Woods se dit par ailleurs très heureux de voir six Canadiens dans le circuit cette année.

« Une grande partie de ça est due à la présence de Sylvan Adams [un des propriétaires de l’équipe Israel Start-up Nation], estime-t-il. Il m’a aidé aussi au début de ma carrière. Il a mis sur pied cette équipe et avait l’objectif de placer trois Canadiens sur le WorldTour, ce qui est fait.

« Nous avons le talent au Canada, mais malheureusement, sans équipe continentale au pays, c’est très difficile pour les coureurs de passer au niveau supérieur. L’apport d’un homme comme Sylvan est primordial pour la progression du sport chez nous. »


Hugo Houle : le vétéran qui a gagné le respect

Vêtu de sa tenue de cycliste, il regarde au loin, sourire en coin.

Hugo Houle

Photo : Getty Images / YORICK JANSENS

Hugo Houle est le doyen des Canadiens dans le WorldTour. Il en est à sa huitième saison au sein du peloton.

Armé d’un nouveau contrat de trois ans avec Astana, il a déménagé ses pénates à Monaco dernièrement, où quelques-uns de ses coéquipiers résident déjà.

« À 29 ans, je suis quand même un des gars qui a le plus d’expérience WorldTour. Oui, je sens que j’ai plus de respect maintenant de mon équipe et de mes coéquipiers. J’ai un rôle aussi de transmettre un peu la culture de l’équipe aux jeunes pour que l’adaptation, pour eux, se passe bien », dit-il.

Il explique aussi que le regard des autres cyclistes a changé au fil du temps. Son nom est maintenant établi et il jouit du respect du peloton.

Avant, on me disait à l’avance ce que j’allais faire et je le faisais. Maintenant, je suis mieux placé pour faire des demandes, j’ai une belle écoute de la part de mon équipe. Ils me demandent mon opinion sur ma participation aux événements à venir.

Hugo Houle

Ainsi, l’année 2020 s’annonce chargée pour le cycliste de Sainte-Perpétue. Si tout se déroule comme prévu, il sera à Nice à la fin du mois de juin pour le grand départ du Tour de France. Ce sera une deuxième Grande Boucle pour lui.

Il est aussi l’un des favoris pour épauler Michael Woods aux Jeux olympiques de Tokyo.


Antoine Duchesne : enfin en pleine santé

Il est à l'effort sur son vélo en position aérodynamique.

Antoine Duchesne

Photo : AFP/Getty Images / JORGE GUERRERO

La saison dernière est à oublier pour le cycliste de Saguenay. Opéré à l’artère iliaque en mai, il est revenu à la compétition vers la fin du calendrier de 2019, mais n’a jamais pu se faire justice.

« Ça a été compliqué à la fin de la dernière saison. J’avais encore beaucoup de douleur, alors je n’ai pas été capable de vraiment revenir à 100 %. J’avais beaucoup de travail à faire au point de vue musculaire et nerveux », explique-t-il.

Antoine Duchesne en est à sa dernière année de contrat avec la formation Groupama-FDJ.

Je suis assez confiant, je suis bien dans l’équipe et je pense que je suis apprécié. C’est sûr qu’avec ma blessure l’an dernier, je sens que je dois rapidement faire mes preuves et démontrer que je suis revenu le coureur que j’étais. Après ça, ça devrait bien aller.

Antoine Duchesne

En raison du retard qu’a occasionné son opération, son calendrier 2020 est imprécis pour le moment. Tout dépendra de sa progression sur le vélo et de la façon dont il réagira à l’effort.

Il est tout de même prévu que Duchesne prenne le départ des très relevées classiques ardennaises, soit l'Amstel Gold Race, Liège-Bastogne-Liège et la Flèche wallonne.

Il est également sur la liste préliminaire de 12 coureurs en lice pour le Tour de France. Duchesne a déjà terminé la Grande Boucle en 2016 avec l’équipe Direct Energie.


James Piccoli : le Giro dans la ligne de mire

Sur son vélo, il lève le pouce droit en regardant la caméra.

James Piccoli

Photo : gracieuseté / Israel Start-Up Nation

Avec des victoires au Tour de Beauce en 2018, au Tour de Gila en 2019, ainsi qu’une 2e place au classement général du Tour de l'Utah en 2019, James Piccoli représentait une prise de choix pour l’équipe Israel Start-up Nation, qui compte trois Canadiens cette année.

Même s'il est une verte recrue, le Montréalais semble déjà avoir la confiance des dirigeants. À moins d’un changement majeur, il prendra part au Tour d’Italie au mois de mai.

« C’est vraiment la meilleure équipe avec laquelle j’aurais pu signer. Elle croit en mes habiletés et je peux continuer à m’améliorer comme cycliste. Ils me donnent déjà des occasions pour un grand tour, dit-il avec enthousiasme. Ce n’est pas partout sur le WorldTour que j’aurais eu ces occasions-là, alors je suis très chanceux. »

Avant le Giro, Piccoli a aussi au calendrier le Tour de Catalogne et le Tour du Pays basque.

Sûrement que je serai là pour gagner de l’expérience et aider quand je peux. Si jamais j’ai une chance, ce sera à moi de la prendre aussi.

James Piccoli

Guillaume Boivin : un premier Tour de France?

Il crie en course au Giro en 2018.

Le cycliste Guillaume Boivin

Photo : Noa Arnon / Israel Cycling Academy

Guillaume Boivin, l'un des vétérans de l’équipe Israel Start-Up Nation, renoue avec une formation WorldTour pour la première fois en six ans. Il roulait alors au sein de Cannondale.

Après un début de saison en Australie, où il a notamment participé au Tour Down Under, le Montréalais peaufine sa préparation en vue de Paris-Nice, Milan-Sanremo et des classiques pavées en Belgique au début du mois d’avril.

« Avec les nouveaux coureurs et surtout Nils Politt, on a un king des classiques pavées. Alors, c’est vraiment excitant de prendre part à ces courses-là avec un gars qui peut réellement les gagner », fait valoir Boivin.

Pour la première fois de sa carrière, il pourrait rouler au Tour de France cette année.

Beaucoup de coureurs sont en lice pour le Tour, ça va se décider au mois de juin avec ce qu’on va avoir fait depuis le début de la saison. C’est un grand objectif, un objectif de carrière. J’espère que je vais être capable de prouver que j’ai ma place là.

Guillaume Boivin

« Pour moi, les classiques, c’est aussi important, ajoute-t-il. Ce sont les courses qui me passionnent le plus dans toute la saison. C’est vraiment ça mon premier objectif. Et si je fais mon travail, le reste suivra. »


Alex Cataford : le grand saut dans le WorldTour

Sur le podium, il lève les bras avec un trophée dans la main droite et un bouquet de fleurs dans la main gauche.

Alex Cataford

Photo : Twitter: Israel Start-Up Nation

Benjamin des cyclistes canadiens du circuit à 26 ans, l’Ottavien Alex Cataford a eu son contrat prolongé par Israel Start-up Nation pour 2020.

Il participe présentement au Tour des Émirats arabes unis et prendra le départ du Tour de Catalogne dans quelques semaines.

Pour la première fois de sa carrière, il devrait participer à un grand tour, en Italie, en mai.

« Je suis très fébrile et un peu nerveux. Tous les cyclistes veulent prendre part à un grand tour à un moment dans leur carrière. Le Tour de France est le plus populaire et le plus compétitif, mais le Giro est le plus difficile. Les montées sont brutales et les conditions météo souvent difficiles », mentionne Cataford.

Il goûtera pour la première fois à l’intensité et à l’exigence d’un calendrier WorldTour.

Avec mes qualités, mon rôle sera beaucoup d’appuyer un coureur comme Dan Martin dans les compétitions par étapes, surtout lors des montées. J’espère que l’équipe me donnera ma chance pour pouvoir m’imposer sur quelques étapes ou dans des courses de moindre importance.

Alex Cataford

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