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Les ambitions olympiques de Florence Maheu

Elle pagaie pour franchir une porte.

Florence Maheu

Photo : Canoë Kayak Canada

Radio-Canada

Florence Maheu a réalisé son rêve à la mi-janvier en se qualifiant pour les Jeux olympiques de Tokyo.

La kayakiste en eau vive originaire de Valleyfield a obtenu son billet pour le Japon aux Championnats australiens de canoë-kayak, à Penrith, avec une 8e place au slalom en K-1.

Les Jeux olympiques pour moi, ça représente le but ultime de ma carrière. Par exemple, aux Championnats du monde, nous sommes 80 athlètes qui participons dans ma catégorie. Aux Jeux, nous serons moins de 30. Donc, cette exclusivité des Olympiques, ça représente tout ce sur quoi j’ai travaillé pour m’y rendre.

Florence Maheu, kayakiste canadienne

Maheu, qui aura 27 ans en mars, a connu une éclosion tardive, de son propre aveu. Elle n’a participé aux Championnats du monde pour la première fois qu’en 2017.

« Ça me prend un peu de temps à faire avancer les choses, mais une fois que je l’ai, je le garde », affirme celle qui a donné ses premiers coups de pagaie à l’âge de 13 ans.

Un avant-goût olympique

En octobre, Florence Maheu a eu l’occasion de se familiariser avec le parcours de Tokyo lors d’une épreuve test. Elle s’est alors classée au 13e rang et dit avoir apprécié l’expérience malgré des conditions météo qui laissaient à désirer.

« C’était vraiment une belle compétition, le site était prêt pour nous, c’était super bien organisé. On a eu un avant-goût de la température japonaise, raconte-t-elle. Il y a eu un typhon durant le week-end, donc il y a des choses qui ont été retardées un peu, mais tout s’est bien déroulé. On a eu l’occasion de compétitionner sur le site olympique. Pour moi, c’était un gros plus. »

« Nous allons naviguer sur ce parcours-là, alors nous avons besoin de le connaître de fond en comble. Pouvoir participer à une course et s’entraîner d’avance pour nous, c’est vraiment ce qui compte. »

La chaleur

Les athlètes devront composer avec une chaleur intense à compter du 24 juillet. Maheu sait déjà ce qu’elle devra faire pour que les conditions l’affectent le moins possible.

« Nous sommes quand même habitués à courser dans les grosses chaleurs, dit-elle. Les Coupes du monde sont en juin, juillet et août. On essaie de ne pas passer trop de temps au soleil. Nos courses durent environ deux minutes, donc c’est facile de ne pas rester au site toute la journée. Plus on passe de temps à l’intérieur, à l’air climatisé, c’est mieux pour nous. »

« Ça n’affecte pas tellement l’athlète quand il est dans l’eau. C’est plus avant, la chaleur est lourde et nous affaiblit. C’est vraiment toute la période avant la course qui va affecter notre performance. C’est vraiment important, comme nous allons gérer la chaleur. »

Le kayak en eau vive est un sport aquatique, mais l’eau ne sera pas assez froide pour rafraîchir les athlètes. Qu’à cela ne tienne, on a prévu le coup.

« Nous porterons des vestes de refroidissement. Je pense que ça va aider un peu et il y a la préparation en l’Australie où nous aurons passé deux mois (jusqu’au début de mars), lance-t-elle. Ça va aider à nous adapter au climat de Tokyo. »

Elle pagaie.

Florence Maheu

Photo : Canoe Kayak Canada

Un parcours technique

La délégation canadienne reviendra à Tokyo pour un camp d’une dizaine de jours en juillet, juste avant le début des Jeux. Ce sera une autre étape d’acclimatation pour Maheu et une chance de plus de se familiariser avec le tracé.

« Comparé aux trois derniers Jeux olympiques, le parcours est un peu moins volumineux, mais il y a des mouvements d’eau qui sont techniques. Donc ça nécessite beaucoup de pratique. »

Tout ce travail, espère-t-elle, lui permettra d’atteindre un objectif bien précis : une médaille.

« Je vise une finale et tout le monde sait que tout peut arriver parce qu’on ne dispute alors qu’une seule manche », dit-elle, le regard vif.

Et elle voit déjà plus loin. Passionnée par son sport, Florence Maheu estime que ses chances de continuer pour un autre cycle olympique la menant à Paris sont très bonnes.

(Avec les informations de Diane Sauvé)

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