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Alouettes : la fin des meneuses de claque, pour des raisons financières

Elles sont sur les lignes de côté.

Six meneuses de claques des Alouettes de Montréal durant un duel face aux Argonauts de Toronto.

Photo : Courtoisie / Érika Guimond

Radio-Canada

Une page se tourne du côté des Alouettes de Montréal. La direction a annoncé mercredi à son équipe de meneuses de claque qu’elle ne sera pas de retour la saison prochaine.

Dans un communiqué, les Alouettes expliquent qu’il ne s’agit pas d’un désaveu de son travail, mais que la « décision difficile » a été prise dans un contexte de « redressement financier ».

Notre équipe novatrice de présentation de match veillera à ce que nous continuions d’offrir un spectacle de qualité aux partisans [...] en s'inspirant, notamment, de clubs n’ayant pas de cheerleaders, comme les Browns de Cleveland, les Giants de New York et les Steelers de Pittsburgh.

Communiqué des Alouettes de Montréal

Annie Larouche, la directrice de la Fondation des Alouettes et entraîneuse des meneuses de claque depuis les débuts, il y a 24 ans, affirme avoir le cœur brisé. Elle ajoute toutefois qu'elle comprend cette décision d'affaires.

« C’est une décision d’équipe, on a de nouveaux propriétaires, un nouveau président et on doit être profitable le plus rapidement possible, a-t-elle confié à Radio-Canada Sports. Donc, on se penche sur les livres et sur tous les aspects de l’équipe. Ce sont des décisions difficiles à prendre. »

Questionnée sur le coût que représentaient les meneurs et meneuses de claque pour les Alouettes, Annie Larouche est restée évasive. Elle a simplement affirmé que le budget variait d'une année à l'autre, selon les voyages effectués par l'équipe.

Celle qui était surnommée « Coach Larouche » évalue qu'au fil des ans, elle aura vu passer près de 300 meneurs et meneuses de claque.

Je passais énormément de temps avec eux et ça me fait de la peine. C'était des filles et des gars dévoués, passionnés et qui ne faisaient pas ça pour l'argent. C'est une décision d’autant plus difficile à annoncer.

Annie Larouche, entraîneuse des meneuses de claque des Alouettes
Certaines sont projetées dans les airs.

Les auditions 2019 des meneuses et meneurs de claque des Alouettes de Montréal

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Annie Larouche garde espoir qu'un jour les meneurs et meneuses de claque seront de retour. Elle cite en exemple les Tiger-Cats de Hamilton qui, en 2018, ont décidé de les remplacer par une équipe de divertissement, pour revenir en 2019 avec une formule incluant des meneuses de claque et des danseurs.

Les Alouettes seront la seule organisation de la Ligue canadienne (LCF) à ne pas avoir d'équipe de meneuses de claque la saison prochaine.

Sur le plan sportif, le nouveau directeur général Danny Maciocia confiait en février qu'il n'avait à peu près pas de marge de manoeuvre par rapport à la masse salariale pour assembler l'équipe de 2020, et qu'il se trouvait devant des choix déchirants, comme demander à des joueurs d'accepter une diminution de salaire.

Les Alouettes ont de nouveaux propriétaires, les hommes d’affaires ontariens Sid Spiegel et Gary Stern, depuis janvier. La Ligue canadienne avait pris le contrôle de l'équipe en mai 2019.

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