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Laurence Vincent Lapointe vit le bonheur à son retour à l'entraînement

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Laurence Vincent Lapointe

Laurence Vincent Lapointe

Photo : usa today sports / USA Today Sports

Radio-Canada

« C’est comme rentrer chez soi ». De retour depuis plus d’une semaine avec l’équipe canadienne de canoë après la levée de sa suspension pour dopage, Laurence Vincent Lapointe ne cache pas son bonheur. Radio-Canada Sports est allé la voir en Floride.

Tu sais, oui, la Floride c’est le fun. Mais ce n’est pas nécessairement la Floride, c’est l’équipe. À partir du moment où je savais que j’avais le droit de côtoyer mes amis pis tout, ç’a vraiment fait du bien et j’étais heureuse.

Laurence Vincent Lapointe

Suspendue le 13 août 2019 après un test positif au ligandrol puis blanchie par la Fédération internationale de canoë (ICF), la multiple championne du monde admet que sa remise en forme sera exigeante.

« C’est sûr que revenir après autant de temps, où je n’étais pas du tout dans la loop et que je n’avais aucune idée si j’allais être clairée ou non. C’est difficile. C’est difficile de me remettre à l’eau, de me remettre au niveau où je sais que je suis capable d’être », lance-t-elle.

« Patience Laurence, patience »

Elle est en position dans son canoë.

Laurence Vincent Lapointe en entraînement avec l'équipe nationale en Floride

Photo : Radio-Canada

Son entraîneur, Marc Granger, doit contenir l’ardeur de sa protégée. À en faire trop, la canoéiste pourrait se fatiguer mentalement et physiquement. Il évalue qu’elle a peut-être perdu 30 ou 40 % de sa condition physique pendant sa suspension. Mais il a un plan.

Il se donne trois ou quatre semaines pour ramener Laurence Vincent Lapointe à son niveau d’élite et, ensuite, elle pourra reprendre un entraînement plus intense en vue des Jeux olympiques. Le fait que ce soit une athlète d’expérience va faire une différence selon lui.

« Elle m’a dit deux ou trois fois : "Écoute, je sais que je ne suis pas en shape. Je sais que tu me regardes et tu te dis qu’on en a beaucoup à faire. Je le sais que j’ai une montagne à remonter, mais je vais le faire." C’est spécial. Il n’y a pas beaucoup d’athlètes qui sont capables de faire ça. Plusieurs auraient pris leur retraite », relate-t-il.

« J’ai un coach qui semble très confiant d’être capable de m’emmener encore plus haut que j’étais et on va mettre les efforts qu’il faut », souligne-t-elle.

Surprise, un test antidopage

La canoéiste a dû subir un test antidopage le premier matin de son retour à l’entraînement. À 5 h 15, quelqu’un cognait à sa porte avec une fiole.

Ça ne l’a pas vraiment surprise, compte tenu des doutes qui planent désormais sur elle. Elle admet avoir été un peu nerveuse.

« J’ai tellement été testée de fois dans ma vie que je me suis dit : "Ok, regarde. C’est un test de plus et ça va bien aller." Ça risque d’arriver de plus en plus souvent, surtout à l’approche des Jeux olympiques », dit-elle.

Objectif : les JO

Depuis la levée de sa suspension, l’athlète regarde vers l’avenir. Elle reconnaît qu’elle pourrait perdre ses journées à ressasser le passé et à se dire qu’elle aurait pu s’entraîner plus lors des derniers mois, mais elle a fait le choix d’être heureuse.

J’en ai des bagages, il y a beaucoup de choses qui sont arrivées. Mais là, je veux vraiment me tourner vers les Olympiques, vers mes compétitions de cet été et me préparer du mieux que je peux.

Laurence Vincent Lapointe

Au-delà de sa condition physique, avec ses efforts, Laurence Vincent Lapointe compte bien retrouver sa fierté et aller au bout de son rêve olympique.

(Avec les informations de Jacinthe Taillon)

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