•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Antoine Valois-Fortier veut laisser parler son expérience à Paris

Il tente de saisir son adversaire.

Antoine Valois-Fortier

Photo : Getty Images / TOSHIFUMI KITAMURA

Le judoka Antoine Valois-Fortier se prépare au Grand Chelem de Paris, qui a lieu samedi et dimanche.

Il y a un an, il n'avait pas participé à ce tournoi. Il était encore en rééducation après ses opérations au dos.

En 2018, il avait terminé en 5e place, un résultat qui lui avait laissé un goût amer. Il pensait pouvoir atteindre la finale.

Le médaillé olympique voudra se rattraper dimanche chez les moins de 81 kg. Surtout qu'il a en tête sa qualification olympique.

« Le tournoi grand chelem de Paris est l’un des plus prestigieux et important chaque année. Il est important pour moi de bien y performer afin d’accumuler le plus de points pour bien me positionner pour les Jeux olympiques de cet été », a-t-il expliqué à Radio-Canada Sports.

Antoine Valois-Fortier est au 8e rang mondial dans sa catégorie de poids, et il sera tête de série no 5 à Paris.

« Être tête de série me permet d’être éloigné des autres têtes de série lors des premiers tours, ce qui me permet d'entrer un peu plus dans ma journée », a-t-il ajouté.

Il est en entrevue près des tatamis.

Antoine Valois-Fortier

Photo : Société Radio-Canada

Ce n'est pas plus mal, car dans le top 5, il y a des judokas qu'il n'a pas encore vaincus.

« J’ai déjà battu Matthias Casse (no 2) et Vedat Albayrak (no 3). Je n’ai jamais rencontré Sagi Muki (no 1) en compétition et ai perdu mon seul duel contre Sotaro Fujiwara (no 4) », a-t-il dit.

Ce qui pourrait l'aider, c'est que sa bête noire, Takanori Nagase, 7e du monde, n'est pas inscrit à Paris. Le Japonais ne le devance que de 44 points au classement mondial.

Nagase avait éliminé le Québécois aux Jeux de 2016, à Rio, et l’avait battu en 2019 à Montréal et à Zagreb. Mais son absence est-elle forcément une bonne nouvelle pour Antoine Valois-Fortier?

Il aurait sans doute aimé l'affronter pour tenter de casser cette série noire avant les Jeux de Tokyo. Le médaillé de bronze des JO de 2012 aura d'autres défis à Paris, car « il y a énormément de très bons athlètes à l’extérieur du top 8 », a-t-il mentionné.

« Je me sens prêt et en santé pour ma journée de compétition. Il y a un peu plus de nervosité qu’a l’habitude puisque nous sommes en pleine année olympique, mais ce sera à moi de laisser parler mon expérience », a-t-il admis.

Le niveau sera très élevé, car en cette année olympique, les athlètes veulent accumuler le plus de points possible pour la qualification.

« Pour nous, le processus de sélection se termine en mai, explique Valois-Fortier. D’ici là, j’essaie d’accumuler le plus de points possible pour être dans la meilleure position possible aux Jeux. »

Plus détendu

Si Valois-Fortier se rend à Tokyo, ce seront ses troisièmes Jeux. Il a vécu le meilleur et le pire. De quoi se faire une carapace.

« À Londres, j’étais le petit gars qui arrivait de nulle part. À Rio, j’étais attendu. Cette fois-ci, j’arrive plus mûr, plus détendu, un peu plus sûr de moi aussi », a-t-il révélé.

Il attrape son adversaire pour le déséquilibrer.

Antoine Valois-Fortier (en bleu)

Photo : AFP/Getty Images / TOSHIFUMI KITAMURA

Ses blessures et ses longues absences des compétitions internationales l'ont obligé à revoir sa façon de combattre.

« J’ai changé mes méthodes un petit peu, j’essaie d’être plus intelligent dans mes approches, d’accorder plus d’importance à ma santé, ma récupération, a-t-il dit. De manière générale, je pense être mieux outillé pour ces Jeux-là. »

C'est de bon augure pour le judoka de 29 ans qui devra absolument saisir sa chance à Tokyo.

Je vais avoir 30 ans (en mars). Je commence à être pas mal dans les plus vieux, malheureusement. Donc, je ne me projette pas trop dans l’avenir, je me concentre sur les prochains Jeux.

Antoine Valois-Fortier

Il n'est pas encore prêt pour la retraite. Il se donnera le droit d'évaluer où il en est après Tokyo.

Deguchi en terrain connu

Du côté féminin, il faudra surveiller la catégorie des moins de 57 kg.

Les Canadiennes Christa Deguchi et Jessica Klimkait sont respectivement têtes de série no 1 et no 2.

Deguchi est la championne du monde en titre, et no 1 au classement mondial. Klimkait la suit de près, elle est no 3 dans le monde.

Elles s'agrippent.

Jessica Klimkait et Christa Deguchi

Photo : Équipe Canada / Twitter

Deguchi est en plus la tenante du titre du Grand Chelem de Paris depuis deux ans. En 2019,elle l'avait emporté en finale contre Klimkait, justement.

« Mes victoires et mes titres à Paris ne me donnent aucun avantage, affirme Deguchi. Tout le monde peut gagner. Et les choses sérieuses commencent, car tout le monde veut marquer des points en vue de la qualification olympique.

« Je vais devoir faire de mon mieux pour pouvoir disputer le maximum de combats avant les Jeux. »

Lors de leur dernier tournoi, au Masters de Qingdao en Chine le 12 décembre, Deguchi a été battue à son premier combat, alors que Klimkait est allée chercher une médaille de bronze. Cette dernière revenait alors à la compétition après une blessure au genou.

« Je dois me concentrer sur mes entraînements et être dans la meilleure condition physique possible pour éviter que ça se reproduise », avait dit Deguchi.

Il se pourrait bien qu'elles se retrouvent l'une face à l'autre sur le même tatami samedi.

« Honnêtement, ça ne me dérange pas trop de perdre avant les Jeux olympiques. Le but, c'est de gagner aux Jeux », avait dit Deguchi après sa défaite à Qingdao.

Elle n'a toutefois pas encore son billet pour Tokyo. Les deux judokas canadiennes auront peut-être à disputer une confrontation deux de trois en juin pour obtenir le seul billet disponible.

En effet, si les deux judokas restent dans le top 8 mondial, elles devront passer par cette confrontation, organisée par Judo Canada.

Le Canada n'a droit aux jeux de 2020 qu'à un billet par catégorie. Celle qui l'emportera ira aux Jeux olympiques.

Le Grand Chelem de Paris leur donnera un vrai portrait du travail qu'il leur reste à faire d'ici le mois de juin.

(Avec les informations de Jean-François Poirier)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Judo

Sports