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Katie Sowers, première entraîneuse au Super Bowl

Elle donne des instructions aux joueurs.

Katie Sowers

Photo : Getty Images / Michael Reaves

Associated Press

Katie Sowers a répondu aux questions pendant l’heure complète dédiée aux 49ers de San Francisco lundi dernier lors de la journée des médias.

Elle a discuté avec des journalistes de partout dans le monde au sujet de la page d’histoire qu’elle écrira en devenant, dimanche, la première femme et la première homosexuelle à occuper un poste d’entraîneuse au Super Bowl.

« J’attends que quelqu’un me dise que c’est une blague et que, surprise, tu n'y iras pas vraiment, tu n’es pas vraiment entraîneuse au football. C’est le genre d’événement pendant lequel tu regardes autour de toi pour profiter de chaque jour. »

Devenir la première femme dans un poste d’entraîneuse au Super Bowl a beau être surréaliste, Sowers espère tracer la voie pour plusieurs autres femmes.

Au risque de me répéter, je veux continuer de dire que même si je suis la première, le plus important c’est que je ne sois pas la dernière et que nous devenions plus nombreuses.

Katie Sowers, entraîneuse adjointe des 49ers de San Francisco

Le Super Bowl, un rêve

Assister au Super Bowl en tant que simple spectatrice était le rêve de Sowers pendant son enfance, alors qu’elle jouait au football avec sa sœur jumelle Liz dans la cour de la résidence familiale, à Heston, dans l’État du Kansas.

Elle aurait pu devenir entraîneuse au basketball après sa carrière de joueuse au Goshen College, en Indiana. Mais son homosexualité l’a empêchée de devenir une adjointe bénévole dans cette même institution scolaire en 2009.

L’actuelle présidente du Goshen College, Rebecca Stoltzfus, a d’ailleurs présenté ses excuses à Sowers la semaine dernière avant de spécifier que ce règlement relié à l’orientation sexuelle avait été aboli en 2015.

Sowers a joué dans la Women's Football Alliance et pour l’équipe nationale des États-Unis, dont un match contre l’Allemagne au cours duquel elle a réalisé cinq interceptions. Mais des blessures ont mis fin à sa carrière de footballeuse.

Elle a ensuite poursuivi ses études et fait une maîtrise à l’Université Central Missouri.

Elle répond aux questions des journalistes

Katie Sowers

Photo : Getty Images / Michael Reaves

« Je savais que j’avais une longue route devant moi avant de devenir entraîneuse dans la NFL parce que je n’ai pas joué pour une équipe universitaire, explique Sowers.

« Je n’ai pas eu l’occasion de réviser des films comme beaucoup de ces entraîneurs ni de développer un réseau comme bien des gens. Mais j’avais envie de relever ce défi, j’ai donc acheté tous les livres que je pouvais et j’ai commencé par moi-même. »

Une rencontre déterminante

À Kansas City, Sowers dirigeait aussi les enfants d’une équipe de basketball et le directeur général des Chiefs à l’époque, Scott Pioli, était parmi les parents.

Après avoir été congédié par les Chiefs, Pioli est devenu l’adjoint au DG des Falcons d’Atlanta et il a aidé Sowers à intégrer le programme de diversité chez les entraîneurs de Bill Walsh en 2016. Elle a travaillé durant la saison morte et le camp d’entraînement avec les Falcons avant de devenir dépisteuse stagiaire pendant neuf mois.

Ce même programme l’a emmenée à San Francisco en juin 2017. Elle travaillait alors avec les receveurs de passes. Kyle Shanahan, qui avait été le coordonnateur offensif à Atlanta, a engagé Sowers à titre d’adjointe en 2018.

Elle a commencé à décortiquer des films et à concevoir des scripts d’entraînements avant d’épauler l’entraîneur des ailiers espacés Wes Welker, ainsi que d’autres instructeurs à l’attaque.

Sowers est maintenant considérée comme une entraîneuse à part entière avec les 49ers.

Elle a été formidable! Katie était ici avant moi. Ce qu’elle fait avec les receveurs et tous les joueurs qui touchent au ballon, sa façon d’interagir avec eux, c’est spécial. Elle est fougueuse. Katie est grandiose. Elle est agréable à côtoyer.

Jimmy Garoppolo, quart-arrière des 49ers de San Francisco

« À ma saison recrue, elle m’a calmé durant mon premier match préparatoire, raconte l’ailier espacé Kendrick Bourne. Elle m’a conseillé de vivre le moment présent. Elle est cool. »

Un modèle pour les jeunes

Sowers lit des lettres que de jeunes filles lui envoient pour l’aider à décompresser des longues heures de travail et pour survivre aux montagnes russes d’émotions de la saison. Sa lettre préférée a été écrite par une fille qui porte aussi le nom Sowers.

« Elle adore les sports et était tellement enthousiasmée de voir une femme avec son nom être entraîneuse », relate Sowers.

Atteindre le Super Bowl a porté Katie Sowers sur une plus grande scène. Elle apparaît même dans une publicité de Microsoft qui a abondamment été diffusée durant les finales d’association de la NFL.

Microsoft remerciera personnellement Sowers pour être devenue la première femme entraîneuse au Super Bowl dans une autre publicité pendant la rencontre dimanche.

Sowers, elle, vise maintenant plus haut : devenir entraîneuse-chef dans la NFL.

Le demi de coin des 49ers Richard Sherman affirme qu’y arriver sera un grand défi parce que les propriétaires prennent les décisions finales et que les entraîneurs qui se font engager ont « une certaine apparence ».

« C’est malheureux parce qu’il y a beaucoup d’entraîneurs très qualifiés chez les femmes et chez les personnes de couleurs qui méritent un tel poste. »

Sowers a souvent fait l’objet de doutes.

« Regardez-moi maintenant », dit-elle fièrement.

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