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S’accrocher à un (très) mince espoir

Ils sont en liesse après un but.

Nick Suzuki (no 14) et Ilya Kovalchuk (no 17)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Alexandre Gascon

Claude Julien nous avait prévenus. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, si mince soit-il, et son équipe est dirigée en conséquence.

Cet espoir est de 1 %. Bon d’accord, 1,1 %. Depuis sa défaite contre Washington, voilà les chances du CH de participer aux séries éliminatoires selon le site Sports Club Stats.

Pourtant, si vous demandez une matinée de congé à votre patron pour venir grignoter un beignet à l’entraînement du Canadien à Brossard, vous constaterez qu’un œil néophyte ne saurait dire qu’il a devant lui une équipe moribonde, pratiquement éliminée.

Sourires, mots d’encouragement, rigolade et rigueur sont de bon ton ces jours-ci.

Mardi, les joueurs ont sué sang et eau pendant près d’une heure et quart d’une séance particulièrement éprouvante physiquement, fait rarissime à cette période-ci de l’année.

Rebelote mercredi. Moins long – le Tricolore quittait Montréal pour Buffalo – l’entraînement n’en fut pas moins intense. On tente d’inculquer des habitudes, une attitude de gagnant, à défaut d’en avoir le palmarès.

Lundi, Julien a perdu patience lorsqu’on lui a demandé d’expliquer la négligence de ses hommes en deuxième période de l’affrontement contre les Caps. Il avait évoqué vaguement le manque de concentration.

Nick Suzuki a tenté d’éclairer nos lanternes mercredi midi.

« Le hockey, c’est très mental. Si tu laisses tomber ta garde dans cette ligue, les autres équipes vont en profiter. Je l’ai appris à la dure. C’est juste une question d’être prêt chaque présence, de tout donner et d’être fort mentalement », a indiqué la recrue de 20 ans.

Il se retrouve à plat-ventre sur la glace, plaqué par un adversaire.

Nick Suzuki a été l'auteur de quelques belles pièces de jeu, mais le Canadien n'a pas fait le poids contre les Capitals.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Avant de croiser le fer avec les Panthers et les Blue Jackets en fin de semaine, Montréal fera un détour chez les Sabres jeudi, un confrère dans le malheur qui s’attendait, lui aussi, à de bien meilleures prestations cette année.

Sauf que les Sabres, de retour au travail après leur semaine de congé, se sont inclinés 5-2, mardi, devant les Sénateurs d’Ottawa dans un effort que le capitaine Jack Eichel peinait à qualifier après la rencontre.

Deux équipes désespérées donc, sans aucune marge de manœuvre, se retrouveront jeudi soir.

« On n’a pas le choix. Les trois prochains matchs sont contre des équipes qu’on doit essayer de rattraper. Il faut être prêt à faire face au défi. C’est ce qu’on demande à nos joueurs à partir de demain », a laissé tomber Claude Julien.

Rappelons que Montréal doit effacer un retard de 10 points et dépasser au moins quatre équipes au classement dans l’Est pour se qualifier pour le tournoi éliminatoire. Aucune formation n’est parvenue à effacer un retard semblable après la pause du match des étoiles depuis les Sénateurs d’Ottawa menés par Andrew Hammond, alias le Hamburglar, en 2014-2015.

Le retour de Scandella

Marco Scandella en sera à une première visite à Buffalo depuis que le Canadien a fait son acquisition le 2 janvier contre un choix de quatrième tour.

S’il affirme avoir passé deux belles années dans l’État de New York, le défenseur montréalais n’était pas particulièrement ému à l’idée de ses retrouvailles.

Il y avait des hauts et des bas, mais c’est une bonne place où jouer. J’ai eu du fun là-bas. J’ai passé deux belles années. Mais maintenant, je suis à Montréal, chez nous, je suis vraiment content de porter le CH.

Marco Scandella

Scandella est encore ennuyé par quelques bobos dont on ne connaît pas la nature, mais qui ne l’empêcheront pas de jouer jeudi soir. En 10 matchs avec le Tricolore, il a amassé une passe, huit minutes de punition et un bilan défensif de -2.

Il n’a pas tout à fait apporté la stabilité souhaitée à l’arrière, a fait valoir l’entraîneur, tout en spécifiant qu’il n’est pas au sommet de sa forme.

« C’est un défenseur plus à caractère défensif. Son expérience et tout, c’est ce à quoi on s’attend de lui. C’est un gars habituellement très stable. On a vu de bons matchs, d’autres un peu moins bien, mais il n’est pas à 100 % », a expliqué Julien.

De nombreux absents

À l’entraînement, quatre des partants, dont le capitaine Shea Weber, manquaient à l’appel mercredi.

Le défenseur de 34 ans a profité d’une journée de repos pendant que ses coéquipiers patinaient à Brossard.

Un autre vétéran, Nate Thompson, subissait pour sa part des traitements. Artturi Lehkonen et Max Domi ont également raté l’entraînement. Les deux joueurs sont aux prises avec un virus.

Il est accroupi et crie après avoir marqué.

Jonathan Drouin

Photo : USA Today Sports

L’attaquant Jonathan Drouin, qui s’approche d’un retour, était sur la patinoire. Il a participé aux exercices en supériorité numérique, avec Nick Cousins, Ilya Kovalchuk, Joel Armia et Jordan Weal, qui prenait la place de Weber.

Claude Julien a cependant confirmé après l'entraînement que Drouin n'affrontera pas les Sabres, jeudi, même s'il accompagnera bel et bien l'équipe à Buffalo.

Drouin n’a plus joué depuis le 15 novembre. Il a dû subir une opération pour soigner une blessure au poignet.

Brendan Gallagher, victime d'une commotion cérébrale le 31 décembre dernier, pourrait cependant être de la partie.

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