•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Canadien entame la dernière ligne droite d'une autre dure saison

Les joueurs écoutent l'entraîneur.

Claude Julien s'adresse à ses joueurs à l'entraînement.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Charest

Michel Chabot

Le Canadien reprend le collier face aux Capitals de Washington, lundi soir, après une semaine de congé. Et bien que ses chances de se qualifier pour les séries éliminatoires soient minces, l’espoir est toujours présent dans le vestiaire.

Le retour à l’entraînement de Jonathan Drouin et de Brendan Gallagher avec leurs coéquipiers apportait certes une dose de positivisme dans l’entourage du Tricolore. Les deux attaquants ne sont toutefois pas encore prêts à revenir au jeu et ne pouvaient encaisser de contacts physiques. Mais ils pourraient renouer avec l’action d’ici la fin de la semaine.

Quant à Paul Byron, il faudra être plus patient. L’Ottavien a patiné en solitaire.

Cela dit, les joueurs toujours en santé ont profité de la pause du match des étoiles pour refaire le plein d’énergie et se divertir. Les entraîneurs aussi.

« Toujours le nez dans l’ordinateur, regarder des vidéos, faire des corrections, se préparer pour le prochain match, ça fait du bien de décrocher un peu, a illustré Claude Julien. N’empêche, il y a toujours une petite partie de toi qui pense à ce qui s’en vient. »

À 10 points d’une place pour les séries avec 32 matchs à jouer, le CH devra faire des miracles pour accéder au bal printanier. L’exploit réalisé par les Blues de St. Louis en 2019 ne se répétera pas tous les ans. Mais l’entraîneur-chef dit encore croire aux chances de son équipe et il espère que les nombreux jeunes de l’organisation seront au rendez-vous quand le hockey devient plus serré à ce temps-ci de la saison.

« Pour eux, c’est une bonne occasion de prendre de l’expérience, soutient Julien. Avec 32 matchs à jouer, le temps va s’écouler rapidement. Il faut absolument que nous nous mettions en marche et que nous gagnions des matchs consécutivement. Et ces joueurs-là doivent faire partie de ce groupe-là. Et tu espères que tes vétérans vont être les guides et que les autres vont suivre. »

« Tout le monde s’entend bien dans ce vestiaire, assure Nick Suzuki. Nous ne le disons pas à la légère, c’est la réalité. Vétérans et jeunes, nous nous parlons tous les jours. C’est assurément un groupe spécial. Nous voulons gagner ensemble. »

L’apprentissage de Suzuki

Suzuki se dit par ailleurs bien au fait que l’intensité du jeu monte d’un cran à partir de la fin janvier et que le temps et l’espace diminuent.

« Plusieurs gars m’en ont parlé, que c’était presque comme des matchs de séries, les équipes se battent pour arracher le plus de points possible. »

Cela dit, le jeune homme demeure optimiste malgré les probabilités de réussite qui sont plutôt minces.

« J’approche chaque match avec le désir de gagner et aider l’équipe à y arriver, dit-il. Tout le monde doit pousser pour nous remettre en position d’accéder aux séries. C’est notre unique but. »

Le Canadien jouera 15 matchs en 29 jours en février. Et le centre de 20 ans sait que cette période de l’année peut s’avérer ardue pour les recrues, peu habituées aux exigences du calendrier de la Ligue nationale.

Je ne me sens pas épuisé. Je crois que j’ai joué 100 matchs chez les juniors l’an passé, avec les séries et la Coupe Memorial. Je suis habitué à jouer beaucoup.

Nick Suzuki, attaquant du Canadien

Un 500e match pour Weise

Dale Weise atteindra le cap des 500 matchs dans la LNH contre les Capitals. Le vétéran de 31 ans apprécie ce privilège, lui qui a rejoint le Canadien en décembre après avoir commencé la saison à Laval.

« Ça ne pourrait pas être mieux, c’est l’endroit où j’ai toujours préféré jouer, j’y ai beaucoup de bons souvenirs, confie l’athlète de Winnipeg. Enfant, je n’aurais pas pensé jouer mon 500e match dans l’uniforme du Canadien. C’est un moment de fierté pour moi. »

Weise aura une pensée pour Michel Therrien avant d’affronter les Capitals.

« C’est le premier qui m’a fait confiance, dit-il. Je lui dois beaucoup. »

Le tir frappé de Weber

Absent du match des étoiles au cours des dernières années, Shea Weber a fait un retour remarqué en remportant le concours du tir le plus vigoureux avec une frappe à 102,8 mph. Il avait aussi triomphé à ses deux dernières présences à cette classique, en 2015 et en 2016.

« Je pense que les gens savaient que même s’il n’avait pas fait partie de cette compétition-là (depuis quelques années), qu’il avait le lancer le plus rapide. Mais ce qu’il a fait, c’est de le prouver une autre fois. Je me tiens très loin du filet quand il tire durant les entraînements, dit Claude Julien. Je me souviens aux Olympiques, il avait marqué des buts, avec les filets un peu plus serrés, et la rondelle ressortait avant que le gardien bouge. Ça en disait beaucoup. »

Hommage à Kobe Bryant

Nate Thompson n’a jamais rencontré Kobe Bryant en personne lorsqu’il jouait avec les Kings de Los Angeles, mais il côtoyait Steve Nash, résident de la ville californienne, et la légende canadienne du basketball lui a souvent parlé de la vedette des Lakers, morte dimanche dans un accident d’hélicoptère.

« C’est une terrible tragédie, estime Thompson. Pour Kobe, mais aussi sa fille et les autres passagers de l’hélicoptère. J’étais sous le choc, j’ai grandi en regardant Kobe. C’est quelqu’un qui a haussé son sport à un autre niveau grâce à son dévouement. Quand j’ai subi une rupture du tendon d’Achille, j’ai suivi son programme de réadaptation quand il a surmonté la même blessure. Il était une grande inspiration. »

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !