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Laurence Vincent Lapointe, une course pour rattraper le temps perdu

Elle se prépare à pagayer.

Laurence Vincent Lapointe

Photo : Canoë Kayak Canada

Radio-Canada

La Fédération internationale de canoë (ICF) a accueilli favorablement les arguments de Laurence Vincent Lapointe et a levé sa suspension provisoire pour dopage. La canoéiste canadienne, grand espoir de médaille à Tokyo, peut reprendre l’entraînement au sein de l’équipe nationale. Quelles sont les prochaines étapes sur le plan sportif?

Vincent Lapointe le reconnaît volontiers : depuis que l’ICF l’a privée de compétition le 13 août dernier à cause d’un contrôle antidopage positif, elle ne s’est pas entraînée dans des conditions optimales.

Puisqu’elle ne pouvait plus côtoyer son équipe nationale à l’entraînement, l’athlète de 27 ans a travaillé en solitaire.

« Je n’ai pas arrêté de m’entraîner, a-t-elle souligné en conférence de presse lundi. J’ai fait de la machine à ramer par moi-même. Je mettais un miroir devant moi, mon téléphone sur le côté. Je me regardais : "Ok, telle affaire, je dois modifier." Ce n’est pas comme si j’avais complètement arrêté. J’ai pu me garder en forme. »

La différence, c’est que, quand je suis embarquée sur l’eau, il y a maintenant deux semaines, j’ai vu que c’était plus difficile.

Laurence Vincent Lapointe

« À partir du moment que j’ai commencé à m’entraîner, j’ai eu cette flamme-là tout le temps en dedans de moi. Cette flamme-là de : "Je vais être là, pis je vais gagner". […] Je me suis raccrochée à ça, c’était difficile, mais je n’ai pas abandonné », a-t-elle ajouté.

Mathieu Pelletier, son ancien entraîneur, a récemment été nommé entraîneur adjoint de l’équipe nationale de canoë de vitesse. Il la qualifie d’athlète « exceptionnelle », et il est convaincu qu’elle saura rattraper le temps perdu et reprendre sa place dans l'équipe.

Déjà, selon Pelletier, le retour aux entraînements dignes de ce nom sera une « délivrance » pour sa protégée.

« Sans l’avoir coachée dans les derniers jours, je l’ai vue aller, et elle était loin d’apprécier sa situation, a-t-il indiqué à Radio-Canada Sports en entrevue depuis la Floride. Ça la frustrait de ne pas pouvoir avoir de soutien. Elle comprenait, mais elle a toujours aimé avoir des groupes d’entraînement pour se pousser et des entraîneurs pour assurer le suivi. »

Cet aspect psychologique de l’entraînement, Vincent Lapointe en est consciente plus que jamais.

« J’en parlais avec des préparateurs mentaux, et tout le monde était d’accord pour dire que peut-être que, physiquement, je n’ai pas eu l’entraînement optimal que j’aurais pu avoir, mais mentalement, j’ai eu le temps de me donner de la motivation », a-t-elle raconté.

Je ne m’inquiète pas. Je suis prête à foncer.

Laurence Vincent Lapointe

La canoéiste sera assurément gonflée à bloc dès son retour de la Floride. Mathieu Pelletier rappelle cependant qu'elle devra prendre le temps nécessaire pour retrouver son meilleur niveau, même si les essais nationaux ont lieu dès avril, en Georgie.

« Ce qui peut lui nuire, c’est d’essayer d’en faire trop, trop vite et d’essayer de retrouver son niveau trop tôt, a précisé Pelletier. Elle va se brûler de cette façon-là. Elle doit reprendre contact avec son bateau, se sentir bien dedans, se sentir bien techniquement. Le physique va revenir graduellement. Elle n’est peut-être pas au niveau auquel elle était physiquement l’an passé, mais ce n’est pas comme si ça faisait quatre ans qu’elle ne faisait plus rien. »

« Même si Laurence est déjà venue en Floride pendant une dizaine de jours pour s'entraîner en solitaire, j'ai hâte de la revoir dans l'entourage de l'équipe. J'ai bon espoir qu'elle pourra vite retrouver sa forme optimale », a confié pour sa part à Radio-Canada Sports le chef de la direction de Canoë Kayak Canada, Casey Wade.

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