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La célèbre Streif à Kitzbühel fera trembler les skieurs ce week-end

Il retombe après un saut.

Ben Thomsen lors d'un entraînement à Kitzbühel

Photo : Getty Images / JOE KLAMAR

Agence France-Presse

En l'absence de l'Italien Dominik Paris, le Suisse Beat Feuz est favori pour remporter la descente de Kitzbühel sur l'impressionnante Streif.

La Streif fait peur aux skieurs chaque fois, même les meilleurs. Une victoire donne une aura particulière à l'athlète. Plusieurs s'y sont fait mal.

« On affronte un monstre, et c'est toujours la piste qui gagne », explique au journal Le Parisien le champion olympique de 1968, le Français Jean-Claude Killy, qui a vaincu le monstre en 1967.

Les athlètes atteignent 85 km/h quelques secondes après le départ, avant un premier saut de 80 m (le Mausefalle) qui les mène sur un monstrueux virage à droite (le Karussel), puis sur le dévers glacé du Steilhang, l'un des passages les plus exigeants de la saison.

Ce sont deux minutes de pure folie.

Le dernier mur et l'ultime saut à 140 km/h donnent froid dans le dos.

L'Autrichien Hermann Maier, double champion olympique et quadruple champion du monde, aujourd'hui retraité, garde en mémoire un souvenir très personnel.

« En 2001, ma copine m'a raconté que la nuit avant la descente, elle m'avait senti trembler de peur durant mon sommeil. Je suis certain que j'étais en train de rêver du schuss d'arrivée. Kitzbühel, ça vous hante », raconte-t-il dans le journal L'Équipe.

Le Canada et la Streif

Les Canadiens ont connu des fortunes diverses sur la Streif.

Ken Read l'a emporté en 1980, avant que son compatriote Steve Podborski l'imite en 1981 et 1982. Cela avait donné naissance au surnom des « Crazy Canucks ».

Le 23 janvier 1987, la carrière de Todd Brooker a pris fin dans le mur d'arrivée de cette piste. Il avait chuté très lourdement à l'entraînement, ayant l'air d'un pantin désarticulé sur les images diffusées à la télévision. Il n'a aucun souvenir de sa chute.

Le 14 janvier 1989, c'est son compatriote Brian Stemmle qui faisait une très lourde chute. Avec le bassin fracturé, de nombreuses lésions internes, il a passé cinq jours dans un coma artificiel et a dû recevoir 25 transfusions de sang.

Quand ses parents l'ont rejoint à l'hôpital, ils ne l'ont pas reconnu. Après une longue rééducation, il a pu continuer sa carrière.

Plus récemment, Erik Guay a terminé 2e de la descente en 2013, et Benjamin Thomsen a fini 6e en 2019.

Il fait un saut.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Benjamin Thomsen sur la Streif à Kitzbühel

Photo : Getty Images / Christophe Pallot/Agence Zoom

Cette étape de la Coupe du monde est le fait saillant de chaque saison.

« L'histoire, le palmarès, les chutes, la piste, la trouille qu'elle inspire. Quand tu gagnes, c'est indescriptible. Je n'échangerais pas une de mes trois victoires à Kitzbühel contre un titre olympique », explique Luc Alphand au Parisien.

Située sur la montagne Hahnenkamm, la descente de la terrible Streif attire plus de 90 000 spectateurs dans cette station du Tyrol autrichien de 8000 habitants.

« La plupart des chambres d'hôtel sont réservées plusieurs années à l'avance », explique à l'AFP Viktoria Weider-Vasler, responsable de l'office du tourisme de la ville.

« Une semaine avant la course, toute la ville commence à vibrer. C'est très compliqué de trouver une chambre au centre-ville », prévient-elle.

On double le nombre de trains pour l'occasion.

« C'est devenu un tel spectacle. Les skieurs sont des rois, assure M. Fournier. Pour nous, c'est le top. »

La bourse est la plus généreuse du circuit, et elle a encore augmenté de 25 % cette année, pour le 80e anniversaire de cette étape de la Coupe du monde.

Il y a 100 000 euros pour le vainqueur, soit 145 320 $ CA. Même somme pour le vainqueur du slalom. Curieusement, le vainqueur du super-G ne reçoit que 68 500 euros, soit 99 544 $.

Tenant du titre et triple vainqueur sur la Streif, l'Italien Dominik Paris était encore le favori, mais il s'est rompu le ligament croisé antérieur du genou droit mardi à l'entraînement. Il a dû mettre fin à sa saison.

L'Italien était 2e au classement de la descente, derrière le Suisse Beat Feuz, qui hérite donc du statut de favori.

Six Canadiens sont inscrits à l'édition 2020: Ben Thomsen, Brodie Seger, Jack Crawford, Jeff Read, Sam Mulligan et Cam Alexander.

Jeudi, lors de l'entraînement, Feuz a fait le 15e chrono. Il a terminé à 1,41 seconde du skieur le plus rapide, le Français Johan Clarey, qui a dévalé la pente en 1 min 55 s 69/100.

Le meilleur Canadien a été Benjamin Thomsen, 21e (+1,87).

Programme de l'étape de Coupe du monde de Kitzbühel :

  • Vendredi 24 janvier : super-G à partir de 5 h 30 (HNE)
  • Samedi 25 janvier : descente à partir de 5 h 30 (HNE)
  • Dimanche 26 janvier : slalom, 1re manche à 3 h 30, 2e manche à 6 h 30 (HNE)

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