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La petite histoire du match des étoiles de la LNH

Deux joueurs au banc sourient.

Mario Lemieux et Wayne Gretzky rigolent au match des étoiles en 1997

Photo : Reuters / Jeff Vinnick

Radio-Canada

Le match des étoiles de la Ligue nationale de hockey (LNH), qui s'est tenu samedi à Saint Louis, a beaucoup changé au fil des ans. Peu importe son format, l'événement n’a jamais fait l’unanimité quant à sa pertinence ou à son potentiel de divertissement.

C'est en 1947 que le match des étoiles voit officiellement le jour. Depuis, cette classique a été présentée en six formats.


Au début, les champions de la Coupe Stanley affrontaient annuellement une sélection des cinq autres formations de la ligue.

Cette façon de procéder fonctionnait à merveille puisque les équipes demeuraient pratiquement intactes d’une saison à l’autre. Le marché des joueurs autonomes n’existait pas encore, pas plus que le plafond salarial. Et les échanges de joueurs vedettes étaient encore peu fréquents.

Avec seulement six équipes dans la LNH, la haine entre les joueurs était un secret de polichinelle. Vaincre les champions en titre était un objectif sérieux.

Les joueurs posent pour la postérité.

Maurice Richard (deuxième à partir de la droite) faisait partie de la sélection des étoiles de la LNH en 1948.

Photo : NHL

Ce format a été retenu de 1947 à 1968, sauf deux fois, en 1951 et 1952.


Dans le but de mieux distribuer les forces, un nouveau concept est adopté à la suite de la dégelée de 7-1 infligée par les puissants Red Wings de Détroit aux étoiles du circuit en 1950.

Les autorités de la ligue ont alors décidé de répartir le talent au sein de deux formations. La première était composée de joueurs d'équipes basées aux États-Unis et l’autre, de joueurs appartenant à des équipes canadiennes.

Les matchs de 1951 et 1952 se sont conclus chaque fois avec des verdicts nuls, si bien que la LNH est revenue à son concept initial en 1953.


En 1969, la Ligue nationale a changé le format de son match des étoiles suite à l’expansion de l’année précédente, qui a doublé ses effectifs à 12 équipes. Les meilleurs éléments de la Division est ont croisé le fer avec ceux de l'Ouest.

À partir de 1975, on a assisté à des confrontations entre les associations Clarence-Campbell et Prince-de-Galles après que la ligue eut gonflé ses rangs à 18 équipes.

Les deux joueurs luttent pour la rondelle.

Mario Lemieux, à gauche, tente de faire une passe malgré la couverture de Wayne Gretzky en 1992.

Photo : NHL

Rendue à 26 équipes en 1994, la ligue a procédé à une refonte géographique des divisions et relancé les duels Est contre Ouest.

Quoi qu’il en soit, l’allure du match des étoiles est passé du mode « confrontation » à celui de la « collaboration ». Voir des vedettes s’associer pour créer de petits bijoux est devenue la raison d’être de cet événement annuel.

Assister à un but de Phil Esposito après une passe de Guy Lafleur en 1975, de Mike Bossy aidé de Robinson en 1982 ou de Mario Lemieux à la suite d’une remise de Wayne Gretzky en 1997 a attisé l’engouement des amateurs de hockey.

La formule a toutefois fini par s’étioler. Même certains joueurs commençaient à privilégier leurs vacances plutôt que de se rendre à cet événement.


À l’aube de la première participation des joueurs de la LNH aux Jeux olympiques, à Nagano en 1998, la ligue a concocté une confrontation à saveur internationale : les Nord-Américains se sont mesurés aux joueurs du reste de la planète.

Le 3 février 2001, Mario Lemieux, Joe Sakic et Luc Robitaille au match des étoiles de la LNH.

Le 3 février 2001, Mario Lemieux, Joe Sakic et Luc Robitaille au match des étoiles de la LNH.

Photo : Getty Images / Brian Bahr

La sauce ne prendra jamais réellement et la recette ne sera répétée que pendant cinq ans, si bien qu’en 2003, on est retourné à un match Est-Ouest.


En 2011, les cerveaux de la Ligue nationale ont pondu un projet créatif, celui d’un repêchage de rêve. Deux capitaines, Nicklas Lidstrom et Eric Staal, ont choisi tour à tour un joueur au sein d’un bassin d’heureux élus, reproduisant un peu la manière dont les équipes se forment sur la plupart des patinoires municipales.

L'équipe Staal lors du match des étoiles du 30 janvier 2011 à Raleigh en Caroline du Nord.

L'équipe Staal lors du match des étoiles du 30 janvier 2011 à Raleigh en Caroline du Nord.

Photo : Getty Images / Kevin C. Cox

Mais cette mouture ne sera reproduite qu'à deux autres moments. Encore une fois, le mode Est-Ouest renaissait de ses cendres.


Depuis 2016, quatre équipes, une pour chaque division, s’affrontent dans des matchs à 3 contre 3.

Encore là, cela ne fait pas l'unanimité. Si une prolongation à 3 contre 3 s’avère passionnante dans les matchs de saison, sur l’ensemble d’un tournoi, l’intérêt diminue.

Les joueurs s’amusent peut-être, mais ne semblent pas toujours motivés en dépit de la bourse d’un million de dollars versée aux vainqueurs.

Sidney Crosby et ses coéquipiers se sont partagé la somme d'un million de dollars.

Les membres de la sélection de la Division métropolitaine, champions du match des étoiles de la LNH à San José en 2019.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Bref, rien n’est parfait. Chaque année, les observateurs remettent en question la pertinence du match des étoiles. L’idée de génie qui rallierait tous les amateurs de hockey n’a pas encore germé.

(D'après un texte de Rob Pizzo, de CBC Sports)

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