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Les Titans, invités surprises des finales d'association de la NFL

Chris Jones, Juan Thornhill et Derrick Henry

Chris Jones (gauche), Juan Thornhill (centre) et Derrick Henry (droite)

Photo : Getty Images / Brett Carlsen

Radio-Canada

Un joker a intégré le carré d’as des éliminatoires de la NFL. Si les Chiefs, les 49ers et les Packers étaient attendus en finales d’association, on ne peut pas en dire autant des Titans. Les séries se transporteront dimanche à Kansas City et à San Francisco avec à l’enjeu deux billets pour le Super Bowl LIV.


Titans du Tennessee (9-7) c. Chiefs de Kansas City (12-4)

Les Titans du Tennessee débarqueront au stade Arrowhead en après-midi dans le rôle des négligés. Encore. Un rôle dans lequel ils se plaisent à la lumière de leurs trois récentes victoires signées Derrick Henry.

Le parcours éliminatoire des Titans est parsemé de favoris. Pas de repos pour ceux qui accèdent aux séries en tant que meilleurs deuxièmes, d’autant plus qu’ils se sont qualifiés en clôture de saison.

Un triomphe sans équivoque à Houston lors de la 17e semaine d’activités contre les Texans, qui n’avaient rien à gagner, leur a permis d'atteindre les éliminatoires. Deux ténors dans l’Américaine sont ensuite tombés après leur passage : les Patriots en Nouvelle-Angleterre et les Ravens à Baltimore.

L’improbable grand chelem qui est de vaincre coup sur coup les quatre champions de division en route vers le Super Bowl, du dernier match de la campagne à la finale d’association (Texans, Patriots, Ravens, Chiefs), relèverait de l’exploit. 

Un fait d’armes à la portée des Titans depuis que leur porteur de ballon a des airs de Franco Harris, en plus massif, ce qui n’est pas peu dire. Et malgré toute l’attention qu’on lui porte, il continue d’exceller comme peu l’ont fait auparavant.

Henry a vu sa charge de travail augmenter considérablement dès le début des duels à élimination directe. Le meneur au chapitre des verges amassées en saison (1540) fatigue l’adversaire une course en puissance à la fois.

À l’inverse, l’attaque de Patrick Mahomes peut frapper fort et rapidement. Parlons-en à la défense des Texans, qui a permis sept (!) touchés consécutifs

Quelques heures après que les Titans eurent exposé les limites de l’unité offensive de Lamar Jackson, le joueur par excellence en titre se montrait sous son meilleur jour lorsque la situation est devenue critique pour les Chiefs.

Patrick Mahomes et DaQuan Jones

Patrick Mahomes (no 15) et DaQuan Jones (no 90)

Photo : Getty Images / Brett Carlsen

Force contre vitesse

Les attaques de part et d’autre pourraient difficilement être plus aux antipodes. Les succès des Titans passent par leur imposant demi offensif, ceux des Chiefs par leur brillant quart-arrière. Les défenses savent à quoi s’en tenir.

Le ballon s’est retrouvé dans les mains de Henry entre 32 et 35 fois durant l’irrésistible poussée des Titans. Son quart-arrière Ryan Tannehill a été directement moins engagé dans le nombre de jeux effectués dans chacune des rencontres.

La voie aérienne est celle empruntée par les Chiefs. Il en va de soi lorsque Mahomes est le général, mais également en raison des multiples cibles de premier plan à sa disposition. 

Un débat est entretenu depuis le départ à la retraite de Rob Gronkowski à savoir si Travis Kelce est le meilleur ailier rapproché en activité ou bien si la palme revient à son homologue George Kittle des 49ers. Tyreek Hill est quant à lui perçu comme le joueur le plus rapide de la NFL.

Peu importe, le simple fait qu’ils soient considérés comme tels démontre l’étendue de leur talent. La défense des Titans s’est dressée devant l’attaque terrestre des Ravens, mais le défi aérien que présentent maintenant les Chiefs est tout autre.

Surtout qu'elle n’avait pas réussi à freiner Mahomes il y a deux mois, le quart enregistrant l’une de ses meilleures prestations de la saison, avec un apport considérable du tandem Hill-Kelce. Les Chiefs avaient cependant baissé pavillon 35-32 au Tennessee.

Après avoir couru 100 verges – exactement – à une seule occasion lors des neuf premiers matchs du calendrier, Henry a démarré sa lancée contre la défense des Chiefs en offrant une performance de 188 verges et 2 touchés à la suite de 23 portées. 

Personne ne l’a arrêté depuis.

Earl Thomas III, L.J. Fort,t Derrick Henry et Jihad Ward

Earl Thomas III (no 29), L.J. Fort (no 58), Derrick Henry (no 22) et Jihad Ward (no 53)

Photo : Getty Images / Rob Carr


Packers de Green Bay (13-3) c. 49ers de San Francisco (13-3)

Pas de surprise dans la Nationale, les deux détenteurs d’un laissez-passer au premier tour l’ont emporté contre les Vikings à San Francisco et les Seahawks à Green Bay. 

Les 49ers ont réduit Kirk Cousins et son attaque au silence grâce à une domination totale du front défensif constitué des ailiers Arik Armstead et Nick Bosa, du plaqueur DeForest Buckner et du secondeur extérieur Dee Ford.

Un scénario qui rappelle drôlement celui du 24 novembre 2019 au stade Levi’s, théâtre sans le savoir du premier de deux chapitres Packers-49ers en huit semaines. La ligne défensive de San Francisco avait malmené Rodgers au cours d'une retentissante victoire de 37-8 à la télévision nationale.

Rarement le quart des Packers a paru si mal à l'aise dans sa pochette protectrice. Et cela s’est traduit par une famélique moyenne de 3,15 verges par passe tentée (20 en 33 et 104 verges), soit la pire de sa carrière lorsqu’il effectue un minimum de 15 relais.

Cette statistique peu glorieuse s’ajoute à une liste de déceptions et de revers pour Rodgers lorsqu’il est question des 49ers. Le no 12 des Packers s’est buté à Colin Kaepernick lors des éliminatoires 2013 et 2014, sans obtenir le dénouement espéré.

Le duel est cette fois d’une plus grande envergure, les précédents se déroulant aux deuxième et premier tours respectivement. Celui-ci offre la possibilité de s’approcher à une victoire de la conquête du trophée Vince-Lombardi.

Aaron Rodgers ferme les yeux pour oublier sa contre-performance.

Aaron Rodgers

Photo : Getty Images / Ezra Shaw

La mémoire longue de Rodgers

L’occasion est idéale pour Rodgers, qui avait fait une promesse il y a 15 ans après sa sélection au 24e échelon de l’encan 2005 de la NFL.

« Pas autant déçu que les 49ers le seront après ne pas m’avoir repêché », avait-il répondu à un journaliste qui le questionnait à savoir s’il était déçu d’avoir dû patienter jusqu’à la fin du premier tour.

Détenteurs du premier choix au total, les 49ers avaient opté pour un autre quart-arrière, Alex Smith, au détriment du Californien qui a joué son football universitaire dans son État natal, supporteur invétéré qui a grandi au sud de San Francisco.

Pour rendre la monnaie de sa pièce à l’équipe qui l’a ignoré, Rodgers et sa ligne offensive devront trouver le moyen de ralentir le front défensif des 49ers. Il aura ainsi davantage de temps pour décortiquer la formation adverse, dont la tertiaire menée par le vétéran Richard Sherman.

Le demi de coin qui s’est d’abord fait connaître chez l’ennemi juré à Seattle est à son meilleur lorsque l’enjeu est à son paroxysme. Rodgers l’a déjà même évité durant l’entièreté d’un match en ouverture de la campagne 2014.

Sherman a certes perdu un peu de son efficacité de 26 à 31 ans, mais continue d’être un grand atout sur le terrain et dans la fondation d’une culture défensive. 

Les 49ers ont repris leurs lettres de noblesse en ce sens, notamment grâce à l’auteur de 35 interceptions depuis sa cohorte de repêchage en 2011, un sommet dans le circuit Goodell qu’il partage avec Aqib Talib.

Richard Sherman et Aaron Rodgers

Richard Sherman (no 25) et Aaron Rodgers (no 12)

Photo : Getty Images / Ezra Shaw

L’éclosion de Garoppolo

Épaulé par une défense et une attaque au sol qui figurent parmi l’élite, Jimmy Garoppolo se retrouve dans un environnement propice à son développement.

Son séjour en Nouvelle-Angleterre, où il a remporté deux championnats comme remplaçant à Tom Brady, lui a auparavant montré la marche à suivre pour obtenir les grands honneurs.

Il n’a sans contredit pas l’étoffe de son vis-à-vis, mais il n’en demeure pas moins respecté par ses rivaux, principalement en raison de son rendement dans les quelques moments de tension vécus. 

Garoppolo ne compte peut-être que 26 départs à son actif au niveau professionnel, mais il a su les maximiser avec un reluisant dossier de 21-5. D’ailleurs, le tiers de ces victoires ont été enregistrées après avoir comblé un retard au quatrième quart. 

Longtemps dans l’ombre de Brady, Garoppolo a dû apprendre les rudiments du métier sur les lignes de touche. Une déchirure ligamentaire à un genou l’a également privé de la majeure partie de la saison 2018, si bien qu’il a récemment conclu sa première campagne comme partant à l’âge de 28 ans.

Ce premier tour de piste rallié d’un bout à l’autre a été couronné de succès. Le courant passe certainement entre l’entraîneur-chef Kyle Shanahan, un spécialiste de l’attaque, et son protégé Garoppolo.

L'attaque terrestre des 49ers, essentiellement composée des porteurs de ballon Matt Breida, Tevin Coleman et Raheem Mostert, a inscrit plus de touchés (23) que quiconque. Pas même les Ravens de Lamar Jackson (21) ou les Titans de Derrick Henry (21) n’ont égalé cette marque.

Et s’ajoute à l’équation l’ailier rapproché vedette George Kittle.

George Kittle

George Kittle

Photo : Getty Images / Thearon W. Henderson

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