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Feux de forêt : Shapovalov a peur pour sa santé, Federer et Nadal sont sereins

Un joueur parle à son entraîneur.

Un terrain d'entraînement du Melbourne Park, où se tiennent les Internationaux d'Australie.

Photo : Reuters / Stringer

Radio-Canada

Tandis que des messages diffusés sur les écrans géants des Internationaux d'Australie prévenaient les spectateurs « d'être vigilants, car la qualité de l'air peut varier » en raison des nuages de fumée qui proviennent des brasiers à plus de 160 km de Melbourne, Roger Federer et Rafael Nadal semblaient certains que tout ira bien, samedi. De son côté, le Canadien Denis Shapovalov s’est montré beaucoup plus préoccupé.

Il y a deux semaines, tandis que les feux de forêt faisaient rage sur la côte est de l'Australie, entraînant la mort d'une vingtaine de personnes et de millions d'animaux, le champion en titre Novak Djokovic se demandait à haute voix si le tournoi ne devrait pas être reporté jusqu'à ce que les conditions s'améliorent.

Mardi, une joueuse s'est effondrée après avoir été prise d'une vilaine quinte de toux. Un autre a demandé l'intervention d'un thérapeute puisqu'il éprouvait de la difficulté à respirer.

Le Canadien, qui doit disputer son premier match lundi (dimanche soir, heure de l’Est) contre le Hongrois Marton Fucsovics, s'est quant à lui exprimé sur la situation samedi.

Je ne veux pas risquer ma vie, ma santé à jouer dans des conditions pareilles.

Denis Shapovalov

« Vous voyez des avertissements dans les nouvelles, comme quoi être à l’extérieur est risqué pour votre santé. Puis vous recevez un courriel du tournoi qui vous assure que vous pouvez jouer », a-t-il expliqué en conférence de presse.

« On voit déjà l’effet sur les joueurs ces jours-ci, mais vous ne savez pas ce que ça pourrait avoir comme impact à plus long terme, ce que ça pourrait nous faire de respirer cet air pendant deux semaines », a-t-il poursuivi.

En tant que joueur, c'est épeurant d'arriver en ville et de voir comment les joueurs s'effondrent, voir des joueurs, des joueurs en forme, qui ont besoin de pompes pour jouer au tennis. Et c'est en deux manches, pas en trois!

Denis Shapovalov

Sur Twitter, le journaliste spécialisé Ben Rothenberg a par ailleurs précisé que Shapovalov était « le joueur de premier plan qui a le plus critiqué la gestion de la situation par les organisateurs du tournoi de Melbourne ».

Le Canadien, 13e au classement de l’ATP, s’est montré ouvert à changer le format à des matchs au meilleur de trois manches, plutôt que cinq.

« Il doit y avoir une solution et elle aurait dû être réfléchie il y a des semaines. Ce ne devrait pas être quelque chose avec laquelle on devrait composer présentement », a-t-il insisté.

Federer et Nadal appuient les organisateurs

Le voile qui recouvre le secteur s'est légèrement dissipé à l'approche du coup d'envoi des activités lundi. Même si les choses s'aggravent, Roger Federer et Rafal Nadal, détenteurs d'un total de 39 titres du grand chelem, faisaient partie des joueurs qui estiment que les organisateurs du tournoi feront tout en leur pouvoir pour s'assurer de leur bien-être.

Federer et Nadal ont chacun indiqué qu'ils étaient allés rencontrer le directeur du tournoi afin de comprendre l'état de la situation, après que des informations diffusées dans les médias australiens recommandaient aux gens de rester à l'intérieur. Le processus de qualification s'est tout de même déroulé à l'extérieur.

« J'ai dit : “Je crois que nous sommes confus. Est-ce super dangereux, ou si c'est sécuritaire de jouer”, a évoqué Federer. Je leur ai dit : “Écoutez, je crois que la clé réside dans la communication entre nous, entre nous tous. Nous avons besoin d'avoir l'heure juste.” Parce que j'avais l'impression qu'il me manquait des éléments pour prendre ma décision. »

Le directeur du tournoi Craig Tiley a rappelé que trois stades sont couverts d'un toit rétractable, en plus des huit terrains intérieurs, qui pourraient être exceptionnellement utilisés.

Évidemment, tous espèrent que les organisateurs ne se rendront pas jusque-là. La pluie est prévue pour quatre des cinq prochains jours, ce qui pourrait leur faciliter la tâche.

Nadal, le favori du tournoi, a déclaré que des mesures de la qualité de l'air sont prises toutes les quatre minutes, et que les critères pour qualifier la qualité de l'air de « bonne » sont plus sévères que ceux utilisés par le Comité international olympique.

« Je ne peux pas croire que le comité le plus influent du monde souhaite que les athlètes souffrent des mauvaises conditions, a dit Nadal. Donc, leur réponse m'a convaincu. Je suis ici pour jouer. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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