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Jonathan Marchessault encore « sous le choc » du congédiement de Gerard Gallant

Il pointe son index droit en l'air.

Peter DeBoer derrière le banc des Golden Knights lors du match contre les Sénateurs, jeudi soir

Photo : Reuters / USA TODAY

Olivier Paradis-Lemieux

Prochains adversaires du Canadien, des Golden Knights de Vegas encore secoués par les événements de la semaine, malgré la victoire de jeudi soir à Ottawa, ont tenu au Centre Bell leur premier entraînement complet sous les ordres de Peter DeBoer, vendredi après-midi.

Dans le vestiaire réservé aux équipes visiteuses, l’incompréhension régnait encore deux jours après la décision surprenante du directeur général Kelly McCrimmon de relever de ses fonctions le premier entraîneur de l’histoire de Vegas, Gerard Gallant. Ce dernier a mené il y a moins de deux ans la plus récente formation de la LNH en finale de la Coupe Stanley.

« De l’extérieur, c’est aussi dur que de l’intérieur. On ne sait pas vraiment ce qu’il s’est passé. Le monde du hockey au grand complet est sous le choc, c’est pareil pour nous autres », a déclaré l’attaquant québécois Jonathan Marchessault.

Je n’aurai jamais une chose de mal à dire sur Gerard. J'ai eu beaucoup d'entraîneurs que je n'ai pas aimés, mais Gerard ne sera jamais là-dedans.

Jonathan Marchessault

« Il m'a donné une chance en Floride, il m'a donné une chance ici. Il est probablement la raison pour laquelle je joue dans la LNH », a-t-il ajouté.

Avant le départ forcé de Gallant, les Golden Knights avaient perdu leurs quatre derniers matchs, mais demeuraient dans une bien meilleure position au classement que ne peut l’être le Canadien. Avec leur victoire jeudi contre les Sénateurs, Vegas est déjà de retour à un seul point du sommet de la Division pacifique.

Jonathan Marchessault

Jonathan Marchessault

Photo : Getty Images / Ethan Miller

« On était en meilleure position dans le classement que lors des changements d’entraîneur que j’ai vécu auparavant, mais ça montre à quel point la course est serrée pour faire les séries, a pour sa part indiqué le vétéran gardien Marc-André Fleury. Si le DG pensait qu’il fallait ça pour l’équipe, il faut lui faire confiance. C’est sûr que c’est plate. Tu te sens responsable quand Gerard et (l’entraîneur adjoint) Mike (Kelly) perdent leur job en raison de nos performances sur la glace. »

Si certains sont encore ébranlés, d'autres sont déjà passés à autre chose, comme Max Pacioretty, qui mène Vegas avec 20 buts et 46 points cette saison.

Pour l'ex-capitaine du CH, « la poussière est déjà retombée ».

Le choix de DeBoer pour remplacer le populaire Gallant a également fait jaser au Nevada. C'est qu'en juin dernier, l'homme de 51 ans entraînait les Sharks de San José, l'équipe qui a éliminé les Golden Knights en gagnant les trois derniers matchs de leur série de premier tour. Il a quant à lui été congédié le 11 décembre dernier après un difficile début de saison.

« La première journée a été bizarre, a convenu DeBoer. Mettre l’uniforme et m’adresser à l’équipe. Nous avons eu une longue et plutôt houleuse histoire entre les deux équipes. Mais une fois qu’on a joué un match, qu’on apprend à les connaître un peu, en tant que personne et pas juste en tant que porteurs d'un uniforme, ça met tout le reste derrière nous. »

« C’est l'entraîneur, ce n’est pas un gars de l’équipe. Ce n’est pas si pire que ça, a tenu à préciser Marchessault. C’est sûr que sur le moment je n’appréciais pas ce qu’il disait sur Gerard, mais ça s’est réglé. La rivalité avec les Sharks, elle va se diluer avec le temps. C’est sûr que c’était bizarre, mais ça fait partie du jeu. »

Imposer sa marque, au bon moment

Peter DeBoer n'a pas tout changé à son premier entraînement avec les Golden Knights. Loin de là. Pas question de toucher aux trios pour l'instant ni à la philosophie de l'équipe (qui joue à quatre trios), alors qu'il s'acclimate à sa nouvelle formation.

« Je m'appuie sur mes assistants. Ils connaissent les joueurs et qui joue bien avec qui », a-t-il indiqué.

Ils ont été une bonne équipe depuis un moment. Je pense que c’est surtout une question de faire face à la tempête, de rester constants. Faire quelques ajustements. Mais je pense que ce groupe a suffisamment de caractère pour s’en sortir.

Peter DeBoer, entraîneur des Golden Knights

Comme le CH, les Golden Knights profiteront bientôt d'un congé de 10 jours avant et pendant le match des étoiles de la LNH. Mais si Claude Julien espère que cette pause prolongée permettra de retrouver certains cadres de l'équipe, pour Peter DeBoer, ce sera l'occasion d'apporter des ajustements.

« J'ai hâte au congé afin de m'asseoir avec mon personnel d'entraîneurs et de réellement parler des choses fondamentales, a-t-il dit. Il n'y a pas grand-chose qu'on peut faire présentement en étant parachuter dans cette situation, mais la pause arrive à un bon moment pour en faire davantage. »

D'ici là, les Knights auront deux matchs et trois entraînements, dont un autre avant le match de samedi soir contre le Tricolore. L'occasion de lancer quelques idées et consignes à sa troupe, bien à l'écoute.

« Je leur ai dit plusieurs trucs aujourd’hui (vendredi), ils ont bien répondu, ils ont posé des questions intéressantes. Ils sont concentrés. Je ne pense pas que ça va prendre du temps », a-t-il assuré.

« Ce sont de petites choses qu’il voulait changer, de petites choses qu’il voulait améliorer. Mais en fin de compte, le message était qu’il aimait la manière qu’on avait joué à nos deux premières saisons. La rapidité qu’on avait, l’intensité qu’on avait chaque match. Et il voulait faire passer le message de retrouver ça, soir après soir, et de revenir l’équipe qu’on peut être », a détaillé Fleury.

Après une première victoire, Peter DeBoer espérera en savourer une deuxième face à une équipe qui, jusqu'à maintenant, a résisté à la tentation de suivre l'exemple des Golden Knights, des Sharks et de cinq autres formations de la LNH depuis le début de la saison, et de congédier leur entraîneur pour renflouer un navire à la dérive.

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