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Le ski de haute montagne pourrait-il devenir olympique?

Deux skieuses montent une pente à pied.

L'Autrichienne Lisa Rettensteiner (à droite) et l'Espagnole Ares Torra Gendrau (à gauche) aux Jeux de la jeunesse

Photo : Getty Images / AFP/Jeff Pachoud

Agence France-Presse

« Ce serait incroyable que le ski alpinisme n'entre pas aux Jeux olympiques! » Ophélie David, multiple médaillée olympique en ski et chef de mission de la délégation française, ne tarit pas d'éloges sur un sport qu'elle qualifie de frais et ludique.

Cette discipline est au programme pour la première fois cette année des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) à Lausanne.

Jadis façon de se déplacer l'hiver en montagne, la pratique s'est étendue aux loisirs avec le ski de randonnée avant de s'ouvrir à la performance avec des courses mythiques comme la Patrouille des Glaciers en Suisse ou la Pierra Menta en France.

Pratiqué à l'origine sur de longues distances, le ski de haute montagne alterne des ascensions sur des skis légers équipés de peaux de phoque ou à pied, skis dans le sac, quand la pente est trop raide, puis des descentes.

Sur des formats plus courts, il présente aux JOJ une épreuve individuelle d'environ 1 heure, une épreuve sprint de 2 à 3 minutes et un relais, au plus près du public.

Encadré en France dans une fédération qui chapeaute également l'escalade et à l'international par une fédération qui ne compte encore que 38 pays membres, ce sport en pleine ascension séduit.

« Le ski alpinisme se popularise de plus en plus et c'est même le monde olympique qui a du retard », assure Ophélie David, venue soutenir les Bleus lundi à Villars, notamment la jeune Française Margot Ravinel, qui a décroché sa deuxième médaille de bronze en deux épreuves.

« Le ski alpinisme a fait une très grosse impression. C'est très spectaculaire, compact et facile à comprendre, exactement ce dont nous avons besoin », lance avec enthousiasme Christophe Dubi, directeur des JO au Comité international olympique (CIO), en visite lui aussi, en compagnie de son président Thomas Bach, pour des épreuves de sprint remportées du côté féminin par l'Espagnole Maria Costa Diez, avec un doublé italien chez les hommes.

« L'enchaînement dynamique des courses hommes et femmes sur un même site est également un plus », ajoute M. Dubi, pour qui « la notion d'universalité constitue sans doute le plus grand défi ».

De plus en plus pratiqué en Europe, ce sport est en effet beaucoup plus confidentiel en Amérique du Nord ou en Asie, où une épreuve de Coupe du monde est cependant organisée.

Une athlète transporte ses skis.

Eyre Findlay, athlète canadien de ski alpinisme, en action aux Jeux olympiques de la jeunesse

Photo : CBC/COC 2020 / Thomas Skrlj

Aux JOJ de Lausanne, seuls 17 pays, dont 12 européens, étaient en lice pour le ski de haute montagne. Le Canada et les États-Unis sont les deux seuls pays à représenter le continent américain, tandis que l'Asie a réussi à envoyer trois membres (Chine, Corée du Sud, Iran).

« Le peu de pays pratiquants n'est pas un problème, c'est le cas d'autres disciplines qui sont déjà olympiques », rétorque Ophélie David.

« C'est en train de devenir universel », renchérit Pierre-Henri Paillasson, directeur technique national de la Fédération française montagne et escalade, qui a œuvré pour l'entrée de l'escalade aux JO d'été. Le sport fera ainsi ses grands débuts sous les cinq anneaux cet été aux JO de Tokyo.

« Il y a 10 ans, on n'imaginait pas que l'escalade soit olympique. Pour le ski de haute montagne, tout est donc ouvert », assure-t-il.

S'il est trop tard pour les JO d'hiver de Pékin en 2022, le rêve olympique pourrait devenir réalité en 2026 à Milan/Cortina d'Ampezzo. « Il y a à Cortina une vraie culture de la montagne, ce serait l'écrin idéal pour l'entrée du ski alpinisme », estime ainsi Ophélie David.

« Aux JOJ, les organisateurs ont bien préparé les épreuves, donc c'est une bonne pub pour notre sport », ajoute Margot Ravinel.

« J'espère que le ski alpinisme sera présent aux JO de Milan. Je pense qu'il y a une chance », veut croire la jeune femme de 17 ans qui pourrait alors représenter l'une des meilleures chances de médaille pour la France.

Il monte une pente en haute montagne.

Un skieur en ascension aux Jeux olympiques de la jeunesse

Photo : Getty Images / AFP/Jeff Pachoud

Radio-Canada Sports présente en webdiffusion les Jeux olympiques de la jeunesse.Cliquez ici pour le détail de notre calendrier de diffusions.

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