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Chiefs, 49ers, Packers et Ravens en route vers le Super Bowl

Le trophée Vince-Lombardi

Le trophée Vince-Lombardi

Photo : Getty Images / Ronald Martinez

Félix St-Aubin

Les ténors effectueront leur entrée en scène ce week-end de San Francisco à Baltimore, en passant par Kansas City et Green Bay, dans le cadre du deuxième tour des éliminatoires de la NFL. Le premier tour n’a pas été tendre envers deux légendes du football, laissant toute la place à la nouvelle garde.

Les Patriots de Tom Brady et les Saints de Drew Brees ont été renversés en Nouvelle-Angleterre et à La Nouvelle-Orléans.

Les chocs Patriots-Chiefs et Saints-Packers n’auront donc pas lieu dimanche, mais les visiteurs à Kansas City et à Green Bay, respectivement les Texans de Houston et les Seahawks de Seattle, seront coriaces. Peut-être même plus que les adversaires anticipés.

La veille, les champions de chaque association durant le calendrier démarreront leur quête vers le Super Bowl. Les Ravens seront les hôtes des Titans du Tennessee, tandis que les 49ers accueilleront les Vikings du Minnesota.


Titans du Tennessee (9-7) c. Ravens de Baltimore (14-2)

À tout seigneur, tout honneur. Lamar Jackson et ses Ravens ont volé la vedette cette saison dans le circuit Goodell. L’unité misant sur une attaque au sol réinventée a notamment établi un record avec 3296 verges parcourues par la voie terrestre.

Jumelés à Jackson, les porteurs de ballon Mark Ingram et Gus Edwards forment le champ arrière le plus dévastateur dans l’histoire de la NFL. Combinant ingéniosité, robustesse et vitesse, ce trio est le grand responsable de l’actuelle séquence de 12 victoires des Ravens, invaincus lors des mois d’octobre, de novembre et de décembre.

Ils pourraient cependant trouver chaussure à leurs pieds samedi soir en raison de la présence dans le camp adverse de Derrick Henry, bourreau des Patriots. Le demi offensif des Titans a bouclé la campagne avec une récolte de 1540 verges au sol, un sommet dans la ligue.

Il fait tourner une serviette au-dessus de sa tête.

Lamar Jackson

Photo : Getty Images / Todd Olszewski

Saviez-vous que?

  • Lamar Jackson et Ryan Tannehill ont respectivement affiché cette saison une moyenne d'un touché par tranche de 11 et 13 passes tentées, soit mieux que quiconque.

Tant Lamar Jackson que Ryan Tannehill ont prouvé cette année qu’ils avaient les aptitudes pour être de bons passeurs. D’un côté comme de l’autre, plusieurs doutes subsistaient sur cette compétence avant la saison.

Il n’en est plus rien.

Jackson a mené la NFL avec 36 touchés et Tannehill a dominé ses confrères avec une cote d’efficacité de 117,5. Leur moyenne respective de 2,4 et 2,2 passes de touché par départ leur vaut les 2e et 3e rangs derrière Drew Brees (2,45).

Jackson a été comparé à un porteur de ballon par le passé, tandis que Tannehill a été largué par les Dolphins de Miami au cours de l'intersaison au profit de choix au repêchage.

Quelques mois plus tard, cet échange a donné un second souffle à la campagne des Titans. Les représentants de la capitale du country ont gagné 8 de leurs 11 duels avec Tannehill en remplacement de Marcus Mariota.


Texans de Houston (10-6) c. Chiefs de Kansas City (12-4)

Les brillantes prestations de Jackson ont porté ombrage à Patrick Mahomes. Le quart-arrière des Chiefs n’a pas maintenu son extraordinaire rythme de l’année dernière, qui l’avait conduit au titre de joueur le plus utile à son équipe, mais demeure sans contredit l’un des pivots les plus craints par les unités défensives.

Il en va de même pour son rival des Texans qu’il croisera dimanche après-midi. Deshaun Watson sait performer lorsque la pression est à son comble, et l’a encore prouvé après la demie et en prolongation contre les Bills de Buffalo au premier tour éliminatoire.

Les deux quarts de troisième année collectionnent les jeux à faire tourner les têtes, tantôt grâce à leur capacité à improviser, tantôt grâce à leur mobilité.

Les Texans ont contre toute attente obtenu du renfort face aux Bills avec le retour au jeu hâtif de J.J. Watt, victime d’une déchirure d’un muscle pectoral 10 semaines plus tôt.

N’en déplaise à Mahomes.

Mahomes lance le ballon.

Patrick Mahomes (no 15), J.J. Watt (no 99) et Laurent Duvernay-Tardif (no 76)

Photo : Getty Images / David Eulitt

Saviez-vous que?

  • Les Bears ont jeté leur dévolu sur Mitchell Trubisky au 2e rang du repêchage 2017. Les Texans et les Chiefs ont ainsi hérité de Deshaun Watson (10e) et de Patrick Mahomes (12e).

Watt est le meneur et le moteur de cette unité qui aura comme mandat de remporter la bataille sur la ligne de mêlée, où se trouve le garde Laurent Duvernay-Tardif.

Le quintette offensif des Chiefs a fort bien protégé son général Mahomes, n’accordant que 25 sacs pendant la saison (3e). Les Texans ont quant à eux souffert de la blessure de Watt et du départ de Jadeveon Clowney à Seattle.

L’effet Watt s’est fait ressentir à Houston en ouverture des éliminatoires, le quart Josh Allen peut en témoigner. Watt a subi trois graves blessures lors des quatre dernières saisons. Qui sait ce que l’avenir réserve au vétéran de 30 ans.

Tyreek Hill et Travis Kelce en rouge, DeAndre Hopkins en blanc, trois des receveurs les plus prolifiques du circuit Goodell fouleront le terrain du stade Arrowhead. 

D’ailleurs, Watson n’a pas à creuser bien loin dans ses souvenirs pour se remémorer un dénouement heureux au domicile des Chiefs. Sa première visite, pas plus tard qu’à la mi-octobre, s’est soldée par une victoire.


Vikings du Minnesota (10-6) c. 49ers de San Francisco (13-3)

Les Vikings ont semé la consternation au Superdome, après avoir entendu tout au long de la semaine à quel point les Saints leur étaient supérieurs. Même son de cloche dans les derniers jours, rares sont ceux qui les voient déloger les 49ers dans la Nationale.

Tant les 49ers que les Vikings misent sur une redoutable attaque terrestre et sur une défense punitive.

Jimmy Garoppolo est appuyé par Matt Breida, Tevin Coleman et Raheem Mostert à San Francisco, tandis que Kirk Cousins peut compter sur les services de Dalvin Cook au Minnesota, de même que sur Alexander Mattison dans une moindre mesure.

Les meneurs offensifs ne sont donc pas dans l'obligation de décocher une trentaine, voire une quarantaine de passes par match pour offrir une occasion de l'emporter à leur équipe.

Bosa crie devant son coéquipier.

Kwon Alexander (no 56) et Nick Bosa (no 97)

Photo : La Presse canadienne / Tony Avelar

Saviez-vous que?

  • Les 49ers n'ont pas joué en éliminatoires depuis six ans, après avoir été des abonnés à la finale de l'Association nationale durant la période 2012-2014.

L'attaque au sol est le meilleur moyen de contrer la pression exercée par le front défensif et de minimiser les risques de revirement. Deux champs dans lesquels les 49ers et les Vikings excellent.

Tout indique que les secondeurs Kwon Alexander et Dee Ford, blessés depuis belle lurette, reprendront du service au centre du bataillon des Niners. Un coup de pouce qui arrive à point nommé pour les quintuples vainqueurs du trophée Vince-Lombardi.

Les cinq rencontres disputées par San Francisco en décembre ont gardé les amateurs de football au bout de leur siège jusqu'au dernier coup de sifflet : trois placements lorsque le temps au cadran était écoulé, ainsi qu'un touché et un arrêt défensif à la ligne d'une verge à l'avant-dernier jeu du match.


Seahawks de Seattle (11-5) c. Packers de Green Bay (13-3)

Le deuxième week-end du bal hivernal prendra fin au mythique Lambeau Field, un endroit qui a souri à Aaron Rodgers contre Russell Wilson, comme en témoigne ses trois victoires.

Le quart-arrière des Seahawks n'a pas plus goûté à la défaite en quatre duels à domicile face à son homologue des Packers, y compris un triomphe en 2015 qui lui a permis d'accéder à un second Super Bowl.

L'avantage du terrain est indéniable et bel et bien ancré dans cette rivalité opposant deux futurs membres du Temple de la renommée du football.

Les Packers sont demeurés dans l'ombre des 49ers et des Saints dans la Nationale. Et pourtant, ces trois équipes ont présenté des fiches de 13-3.

Ils se parlent après un match.

Russell Wilson (no 3) et Aaron Rodgers (no 12)

Photo : La Presse canadienne / Mike Roemer

Saviez-vous que?

  • Aaron Rodgers (102,4) et Russell Wilson (101,2) sont les seuls quarts dans l'histoire de la NFL à maintenir une cote d'efficacité dans la centaine pour l'ensemble de leur carrière.

Frappés par les blessures dans le champ arrière, les Seahawks ont dû faire appel au retraité Marshawn Lynch avant que le rideau ne tombe sur la saison. Le vétéran de 33 ans était jadis le fer-de-lance de cette attaque, mais ce temps est révolu.

Les succès passent dorénavant par Wilson, et plus que jamais avec les pertes des porteurs de ballon complémentaires Chris Carson et Rashaad Penny lors des cinq dernières semaines.

La situation est tout autre du côté des Packers. Rodgers pourra bénéficier dimanche soir de l'apport d'Aaron Jones et de Jamaal Williams, ses principaux demis offensifs.

La renaissance d'un jeu au sol décent à Green Bay facilite le travail de Rodgers, un luxe sur lequel il a trop peu souvent pu compter durant sa carrière.

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