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L'AMA saisit le Tribunal arbitral du sport dans le dossier du dopage russe

Une technicienne la manipule.

Une éprouvette remplie de sang.

Photo : Radio-Canada

Agence France-Presse

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a saisi jeudi le Tribunal arbitral du sport (TAS) dans le dossier du dopage russe, un mois exactement après avoir exclu la Russie des Jeux olympiques de Tokyo.

Le TAS, dont le siège est à Lausanne en Suisse, doit désormais rendre une décision concernant l'exclusion pour quatre ans des athlètes russes de toutes les compétitions internationales.

Cette décision a été prononcée le 9 décembre par l'AMA pour sanctionner la « manipulation » de données de contrôles antidopage qui lui ont été remises par l'Agence russe antidopage (RUSADA).

« Toute décision du TAS [...] devra être reconnue et appliquée par tous les signataires du Code [mondial antidopage] », a précisé l'AMA dans un communiqué.

La RUSADA avait fait appel de la décision rendue le 27 décembre dernier, menant à cette saisie du TAS.

L'AMA a rappelé que malgré l'exclusion de la Russie les athlètes pourront participer sous drapeau neutre aux compétitions à condition de prouver qu'ils ne sont pas en cause dans cette vaste affaire.

Cette affaire de dopage institutionnalisé en Russie entre 2011 et 2015 implique plusieurs rouages de l'État, dont le ministère des Sports et le service secret FSB, selon plusieurs enquêtes internationales.

Les compétitions internationales en athlétisme n'acceptent plus que des sélections de sportifs russes « neutres » depuis la fin de 2015, sans les couleurs du pays.

Le drapeau blanc, bleu et rouge n'a pas non plus été hissé aux Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang en 2018.

La remise de milliers de données brutes de contrôles antidopage, stockées dans les serveurs de l'ancien laboratoire de Moscou, aurait dû clore l'affaire au début de 2019.

Les experts informatiques missionnés par l'AMA ont toutefois découvert que des centaines de résultats suspects avaient été effacés de ces données, pour certains entre décembre 2018 et janvier 2019, juste avant leur remise par les autorités russes au gendarme mondial antidopage.

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