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Jean Pascal savoure le moment présent en attendant la suite

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Jean Pascal

Jean Pascal

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Jean-François Chabot

Dix jours après avoir conservé son titre des mi-lourds de la WBA, le boxeur Jean Pascal a décrit son combat du 28 décembre dernier, à Atlanta, face à Badou Jack, comme le « plus long » de sa carrière.

Flanqué de ses entraîneurs Stéphan Larouche et de Pierre Bouchard, Pascal a relaté les péripéties qui ont entouré l’événement de la pesée jusqu’au soir du combat.

Il y a notamment été question de la longue attente de deux heures avant que Pascal, complètement déshydraté, puisse finalement monter sur le pèse-personne.

Larouche a aussi évoqué ce moment où l'équipe du champion s'est retrouvée embourbée dans un embouteillage à moins de 30 minutes de l'heure prévue pour que le champion enfile les gants.

L'amphithéâtre où était présenté le combat [l'ancien domicile des Thrashers, NDLR] était voisin du stade de football d'où sortaient 50 000 amateurs qui venaient d'assister au Peach Bowl, demi-finale du championnat de la NCAA entre les Sooners de l'Oklahoma et les Tigers de Louisiana State.

« Habituellement, je trouve que les combats passent vite. Mais celui-là m’a paru un peu long. Alors qu’on amorçait le 6e round, je croyais que l’on en était au 8e », a reconnu Pascal.

Même s’il avait connu un très bon début de combat, Jean Pascal avoue avoir ressenti un immense soulagement quand les juges ont penché en sa faveur avec une décision partagée.

« Je mentirais si je vous disais qu’il n’y avait aucun doute dans mon esprit. Je savais que ma chute au dernier round serait comptée. En plus, je boxais contre un protégé de Floyd Mayweather, sur une carte de Floyd Mayweather et sur un réseau de télé associé à Floyd Mayweather et tout ça aux États-Unis », s’est rappelé Pascal.

J’ai eu un doute quand ils ont donné le premier score en faveur de Jack. J’étais nerveux, mais j’avais le sentiment d’en avoir fait assez pour gagner. Quand le deuxième pointage a été pour moi, j’étais content. Quand l’annonceur a dit "and still"… j’ai levé la main et j’étais très soulagé.

Jean Pascal, champion du monde WBA des mi-lourds

Prochain combat: rien n’est confirmé

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Jean Pascal assène un coup de poing de la gauche.

Prochain combat : rien n’est confirmé

Photo : Getty Images / Al Bello

Après sa victoire, Jean Pascal (35-6-1, 20 K.-O.) est parti en vacances. Il n’a d’ailleurs pas encore repris l’entraînement. Parce qu’il s’était soumis à un long camp de 12 semaines loin des siens et de sa fille, le champion veut s’accorder une bonne période de repos avant de relancer la machine.

À 37 ans bien sonnés, Pascal se sent de retour dans le fauteuil du conducteur après avoir aussi mis la main sur la ceinture Silver du World Boxing Council (WBC).

« C’est sûr que le téléphone sonne. On a maintenant plus de choix. Avant, on prenait ce qu’on nous offrait », a indiqué Pascal sans toutefois préciser les options ou l’identité des adversaires potentiels.

« Pour l’instant, je suis encore en vacances. Je vais revenir progressivement dans le gymnase. Je laisse le reste entre les mains de Stéphan Larouche et de mon agent Greg Leon » s’est-il contenté de dire.

Pascal ne reculerait pas face au défi d’unifier des titres mondiaux des mi-lourds. Plusieurs noms circulent déjà pour un prochain combat qui pourrait avoir lieu quelque part au printemps.

Marcus Brown (23-1, 16 K.-O.) et Badou Jack (22-3-3, 13 K.-O.) pourraient être pressentis pour la tenue d’un combat revanche. Julio Cesar Chavez Junior (51-4-1, 33 K.-O.) est allé jusqu’à lancer un défi à Pascal sur les médias sociaux.

En attendant, Jean Pascal surfe sur la nouvelle vague d’amour que lui témoignent les amateurs de boxe, auprès desquels il n’a pas toujours fait l’unanimité.

À mon premier combat professionnel au Club Soda, une victoire par K.-O. en moins de 30 secondes, j’avais dit que c’était le début d’une belle histoire d’amour entre moi et les Québécois. Dans toute histoire d’amour, il y a des hauts et des bas. On se laisse. On revient. On se sépare. On se chicane. Ç’a été un peu ça ma relation avec les fans. Les gens ont appris à m’apprivoiser et j’en suis vraiment content.

Jean Pascal

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