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Le Groupe Yvon Michel convoqué par la Régie : « On n’a rien à se reprocher »

Il parle au micro en conférence de presse.

Yvon Michel

Photo : Radio-Canada / André Perron

Radio-Canada

La Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJ) demande des explications au Groupe Yvon Michel (GYM) pour des infractions présumées à ses règles lors d’un gala du 20 septembre, au Centre Pierre-Charbonneau. Le promoteur rejette en bloc ces allégations.

Selon des documents de cour obtenus par TVA Sports, GYM est convoqué à une audience pour les motifs suivants : atteinte au bon renom du sport, présence de groupe criminalisé, tenue d’un combat concerté et exercice d’un permis au bénéfice d’un tiers.

Dans les motifs détaillés de la convocation, la RACJ soulève de nombreuses interrogations par rapport à la relation entre GYM et New Era Fighting & Promotion.

Elle affirme avoir éprouvé « certaines craintes quant au bon renom de la boxe si des problématiques survenaient » lors d’un gala tenu le 25 mai et pour lequel GYM a obtenu un permis. Or, la demande avait à l’origine été formulée pour New Era, selon le document.

GYM et New Era ont ensuite coorganisé le gala du 20 septembre, pour lequel GYM a déposé une demande de permis le 10 juillet dernier.

Lors d’une visite des bureaux de GYM par la Régie, quelque sept semaines après l'événement, ses inspecteurs n’ont pas été en mesure de retrouver différentes preuves de paiement, notamment en ce qui a trait à la location de la salle et du ring.

« On a mis sur pied l’événement de A à Z, a expliqué à Radio-Canada Sports Yvon Michel à propos du gala du 20 septembre. Les boxeurs ont signé des contrats avec nous. La coordination de l’événement s’est fait de nos bureaux. On a engagé Yan Pellerin (New Era) pour tout ce qui touchait à la logistique sur place [au Centre Pierre-Charbonneau]. On a fait appel à New Era parce que Bernard Barré, qui s’occupe habituellement de ça, était en pleine campagne électorale fédérale et n’était pas disponible. »

Dans sa convocation, la RACJ indique par ailleurs que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a « constaté la présence de membres du crime organisé à l’intérieur du périmètre de sécurité dans la section réservée au promoteur ».

Un agent de sécurité responsable des ring girls arborait des tatouages à l’effigie des Hells Angels « à la vue du public », précise la Régie.

Concernant la présence d’individus associés aux Hells Angels, Yvon Michel réfute, là aussi, les prétentions de la RACJ.

« Il n’y avait aucune restriction concernant l’endroit où ces personnes se trouvaient, dit-il. Il n’y a eu qu’une erreur alors que leurs sièges se situaient devant la barrière de sécurité et non derrière la barrière. Les billets qu’ils ont achetés étaient en vente dans un plan que nous avions fait accepter par la Régie auparavant. L’erreur provenait de l’emplacement de la barrière le soir de l’événement. »

« Complètement ridicule »

La RACJ écrit également avoir « mis en garde [GYM] contre la tenue d’un combat d’exhibition » dans le gala du 20 septembre. La soirée a, en effet, présenté un combat de boxe de trois rounds entre l’homme fort Hugo Girard et le combattant d’arts martiaux mixtes Patrick Côté pour amasser des fonds pour le Défi AlterGo.

À ce propos, Yvon Michel dit que la Régie n'a pas compris que cet affrontement constituait une démonstration et non un combat officiel.

« Cette histoire de combat concerté est complètement ridicule, tonne le promoteur. Ce n'est pas différent de ce que Denis Coderre a fait il n'y a pas si longtemps ou ce à quoi le premier ministre Trudeau a participé dans le passé. Il n'y avait aucun autre enjeu que d'amasser des fonds pour une bonne cause. »

L'avocat d'Yvon Michel considère qu’il n’y a pas beaucoup de substance dans les prétentions de la Régie, fait savoir le promoteur.

Nous allons faire la démonstration lors de l’audition, on va apporter tous nos points. On n’a rien à se reprocher. On opère comme d’habitude. Si nous avions fait quelque chose d’illégal, ils nous auraient suspendus. Ce qui n’est pas le cas. On va défaire tous leurs arguments ridicules un après l’autre.

Yvon Michel, promoteur

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