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Dopage en Russie : l'AMA va saisir le TAS avant la fin de semaine

Trois seringues disposées sur une surface noire à côté d'une médaille et son ruban.

Des seringues et une médaille

Photo : iStock / MartinFredy

Agence France-Presse

L'Agence mondiale antidopage (AMA) va saisir « d'ici à la fin de semaine » le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui devra confirmer ou non l'exclusion de la Russie des compétitions internationales prononcée en décembre, a-t-on appris mercredi auprès de l'instance antidopage.

C'est ce qu'a indiqué à l'AFP un responsable de l'instance antidopage.

Le 10 décembre, l'AMA a exclu la Russie des Jeux olympiques pour quatre ans, pour punir Moscou d'avoir récidivé dans la triche en falsifiant des données remises à l'agence.

Fin décembre, l'Agence russe antidopage (RUSADA) a annoncé avoir contesté cette exclusion auprès de l'AMA, laquelle doit maintenant saisir le TAS, dont la décision sera définitive.

Si le TAS confirme l'exclusion de la Russie, cela n'empêchera pas des athlètes russes considérés comme « propres » de participer aux Jeux olympiques de Tokyo sous bannière neutre, comme cela a été le cas aux Jeux d'hiver de Pyeongchang en 2018.

Mercredi, la commission exécutive du Comité international olympique (CIO), réunie à Lausanne, a « fait le point » sur la procédure concernant la Russie.

« Nous attendons une décision [du TAS] pour nous pencher sur les détails » d'une participation des sportifs russes, a fait savoir un porte-parole de l’AMA.

Vendredi, comme chaque session du CIO, un point de l'activité de l'AMA sera à l'ordre du jour à la 135e session du CIO, et il sera question de la Russie, a ajouté ce responsable de l'AMA.

Au cours d'une réunion assez brève, le gouvernement du CIO a également évoqué mercredi matin la question de la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF), accusée, sous la houlette de son président historique Tamas Ajan, d'avoir couvert pendant des années des pratiques de dopage et mis en place « une culture de corruption », selon une enquête de la télévision allemande ARD.

« Il y a encore beaucoup de questions sans réponse », a déclaré M. Adams.

« Nous attendons que ces questions soient traitées par les différentes autorités, dont l'AMA », a-t-il ajouté, soulignant que le CIO « est déjà intervenu » par le passé concernant le dopage récurrent dans l'haltérophilie.

En début de semaine, le CIO a jugé ces accusations « très graves et préoccupantes ».

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