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Dopage : décision reportée dans l'affaire Laurence Vincent Lapointe

Gros plan de son visage

Laurence Vincent Lapointe l'air abattu

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

La Fédération internationale de canoë (ICF) a informé l’équipe de Laurence Vincent Lapointe qu’elle a besoin d’un délai supplémentaire pouvant aller jusqu’à deux semaines pour étudier son dossier. Sa décision sera déterminante pour l’avenir de la championne du monde de canoë, suspendue pour dopage.

Joint par Radio-Canada en Suisse, Ross Solly, responsable des communications à l’lCF, a expliqué que le ligandrol, la substance à l'origine du contrôle antidopage raté par l'athlète de Trois-Rivières, est nouveau dans le monde du dopage et que le comité de la fédération souhaite prendre le temps de rendre une décision éclairée.

« Ce délai additionnel ne doit en aucun cas être considéré comme une indication défavorable sur la décision rendue à Laurence, a dit son avocat, Adam Klevinas. Nous restons convaincus que, lorsque l'ICF rendra sa décision, Laurence sera blanchie et en mesure de mettre cette affaire derrière elle pour enfin poursuivre son objectif ultime : remporter l'or olympique à Tokyo cet été. »

Je suis certainement déçue de ne pas connaître la décision finale du comité, comme je l'espérais. Dans les circonstances et avec l’attente de la décision finale, je suis tout même contente de pouvoir reprendre l’entrainement sur l’eau. Les Jeux olympiques de Tokyo commencent dans moins de 200 jours et je n’ai pas une journée à perdre pour m’entraîner au maximum. Mon rêve de remporter une médaille d’or est loin d’être mort! J’y crois encore et retourner à l’entraînement est le premier pas pour mettre toutes les chances de mon côté.

Laurence Vincent Lapointe

Laurence Vincent Lapointe s’est expliquée le 9 décembre, avec son équipe légale et le chef de direction de Canoë Kayak Canada, dans les bureaux de l’ICF, à Lausanne, en Suisse. Dans ses règles antidopage, la Fédération internationale est tenue d’annoncer sa décision à l’athlète dans les 30 jours suivant son audience.

« Il est un peu plus difficile de respecter ce délai (de 30 jours) à cause du congé des Fêtes », a tenu à préciser Ross Solly.

Quand l'ICF aura pris sa décision, « il est possible que l’équipe de Laurence annonce elle-même la nouvelle avant la fédération parce qu’il y a possibilité d’appel », a ajouté M. Solly.

La canoéiste est suspendue depuis le 19 août pour un contrôle antidopage hors compétition qu’elle a raté le 29 juillet. Des traces de ligandrol ont été trouvées dans son échantillon d'urine.

La Québécoise se défend de tout dopage. Son équipe et elle ont évoqué la possibilité d’une contamination de ses suppléments alimentaires pour expliquer la présence de cette substance dans son organisme.

L'avenir de Laurence Vincent Lapointe dépend de la décision de l’ICF. La Québécoise est un grand espoir de médaille cet été aux Jeux de Tokyo, où le canoë féminin sera pour la première fois du programme olympique.

Ce délai supplémentaire l'empêchera par ailleurs de participer à un camp du Canada en Floride à la mi-janvier. Elle ne peut s’entraîner avec les membres de l’équipe nationale tant qu’elle est suspendue.

(Avec les informations de Maude Montembeault)

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