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Escrime : les Canadiens jouent leur place aux Jeux ce week-end à Montréal

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Armée de son sabre, il lève le pouce en l'air devant une foule canadienne.

Joseph Polossofakis sera un des Canadiens en action ce week-end à Montréal aux Grands Prix de sabre.

Photo : Getty Images / HECTOR RETAMAL

Michael Roy

Tout est prêt pour la toute première présentation du Grand Prix de sabre de Montréal ce week-end.

L'événement regroupera les 300 meilleurs sabreurs et sabreuses de la planète.

Jamais le Québec n'a accueilli une compétition de cette envergure dans ce sport depuis les Jeux olympiques de 1976.

« Ce sport-là, c’est tellement excitant et rapide, c’est juste qu’on n'en montre pas souvent ici en Amérique du Nord. En Europe et en Asie, ç'a explosé au cours des dernières années », explique Joseph Polossifakis à Radio-Canada Sports.

Tout le monde a déjà voulu jouer avec une épée comme dans Star Wars ou dans Zorro. Là, les gens vont voir le plus haut niveau, les vrais jedis!

Joseph Polossifakis, sabreur de l'équipe canadienne d'escrime

« Tous les athlètes internationaux qui vont venir ici jouent en grande partie leur qualification pour les Jeux. Ça va permettre à la communauté québécoise et canadienne de découvrir nos athlètes et notre sport », avance Benjamin Manano, directeur de la haute performance de la Fédération canadienne d'escrime.

Ce dernier confirme du même coup que l'escrime canadienne est en excellente santé à l'heure actuelle. « On a une jeune génération très prometteuse. On a des athlètes seniors qui, à l’aube des Jeux, ont une chance d’y accéder », a-t-il ajouté.

Une seule place pour Tokyo

Une seule équipe de trois tireurs des Amériques se qualifiera pour les prochains Jeux.

Pour le moment, tant du côté masculin que féminin, les chances canadiennes sont plutôt minces, parce que les États-Unis possèdent une confortable avance au classement.

Individuellement, par contre, il y a une pour les hommes et une autre pour les femmes en jeu, et elles pourraient bien être décrochées par des représentants de l'unifolié.

Chez les hommes, Shaul Gordon et Joseph Polossifakis sont 3e et 4e au classement par points parmi les athlètes de la région.

Étant donné qu'ils se retrouvent tout juste derrière les Américains, si ces derniers se qualifient en équipe, l'athlète suivant obtiendra automatiquement son billet en solo. Un podium à Montréal ce week-end pour Gordon ou Polossifakis pourrait donc leur assurer une place aux Jeux.

Même scénario au sabre féminin. La Québécoise Gabrielle Page est tout juste derrière trois Américaines au classement mondial à l'heure actuelle.

Le plus gros des défis, c’est qu’il y a une seule place pour tous les continents américains.

Benjamin Manano, directeur de la haute performance de la Fédération canadienne d’escrime.

« Il reste quatre compétitions avant la fin des qualifications olympiques, précise Polossifakis, qui a participé aux derniers Jeux à Rio en 2016. Celle-là, c’est la plus importante. C’est des points très précieux pour se qualifier pour Toyko 2020. Ce sera vraiment la guerre », ajoute l'athlète de 29 ans.

Il faut savoir qu'un grand prix d'escrime accorde une fois et demi les points d'une Coupe du monde.

« Avant que les grands prix commencent, nos athlètes canadiens sont dans une très bonne posture grâce aux performances qu’ils ont réalisées dans les épreuves précédentes. Je pense qu’on arrive ici avec beaucoup de confiance et beaucoup d’envie », conclut Benjamin Manano.

Les finales du Grand Prix de Montréal auront lieu samedi et dimanche au stade IGA.

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