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La XFL présente les règles de son football nouveau genre... et ça détonne

Il répond à une question au cours d'une conférence de presse.

Le commissaire de la XFL Oliver Luck

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Radio-Canada

En février, lorsque la XFL fera ses débuts, ses règles suivront l’exemple du Romano Fafard et iront là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied.

Ses huit équipes pourront marquer un, deux ou trois points après un touché. Leurs joueurs pourront lancer une deuxième passe vers l’avant s’ils n’ont pas franchi la ligne de mêlée.

Pour des raisons de sécurité et de spectacle, les bottés d’envoi changeront de visage. La prolongation aura des airs de fusillade : chaque équipe aura cinq chances de marquer à partir de la ligne de cinq verges.

Les arbitres se casseront moins la tête que leurs collègues de la NFL si un ballon est attrapé près des lignes de côté, puisque les joueurs n’auront qu’à poser un pied à l’intérieur du terrain pour que la passe soit réussie, comme dans la Ligue canadienne.

Un des officiels aura par ailleurs la tâche exclusive de replacer le ballon à la ligne de mêlée, ce qui amorcera le décompte de 25 secondes avant le jeu suivant – une manière de donner du rythme aux rencontres.

Le cadran ne s’arrêtera jamais, sauf dans les deux dernières minutes de chaque demie. Les entraîneurs ne pourront contester aucune décision, et toute révision de jeu sera entreprise par un arbitre responsable de la vidéo.

Selon le commissaire de la XFL Oliver Luck, ancien quart-arrière de la NFL reconverti il y a belle lurette en dirigeant, un football plus rapide est nécessairement plus divertissant.

« Nos recherches montrent que les partisans trouvent qu’il y a trop de pauses et de temps perdu, indique-t-il. J’imagine que les matchs sont plus longs qu’avant. Nous avons voulu être proactifs et en réduire la durée à moins de trois heures pour répondre aux volontés des partisans que nous avons ciblés. On y arrivera avec plus d’action et plus de jeux. »

« Nos analystes ont étudié des centaines de matchs, poursuit Luck. Notre initiative qui vise à les raccourcir fera du bien au produit télévisuel et aux partisans. J’ai aussi hâte de voir si nos joueurs devront être dans une meilleure forme physique. Ils vont bouger rapidement. Ils vont jouer avec du rythme. C’est bon de penser que la condition physique jouera un rôle prépondérant dans nos matchs. »

« Il fallait bien choisir nos innovations »

La XFL amorcera ses activités le 8 février, six jours après le Super Bowl. Elle voudra faire mieux que la XFL de 2001, qui n’a duré qu’une saison, et que l’Alliance américaine de football (AFL), qui n’a même pas mené à terme son unique campagne l’an dernier.

Ses règles novatrices pourraient intéresser les partisans qui n’ont jamais assez de football à se mettre sous la dent. Mais elles pourraient tout aussi bien les rebuter.

Oliver Luck et son directeur des officiels, l’analyste de Fox et grand manitou de l’arbitrage de la NFL Dean Blandino, croient qu’il vaut la peine de faire l’essai de tous ces changements.

Les deux passes vers l’avant, par exemple.

« De plus en plus, je vois les quarts reculer de la formation shotgun et aboutir à six verges de la ligne de mêlée, remarque Luck. Qui veut faire une passe latérale à un receveur qui est déjà à au moins sept verges de la ligne? Je me suis dit qu’on verrait de meilleurs jeux truqués avec ce changement. »

La possibilité d’attraper un ballon avec un seul pied sur le terrain facilitera la tâche des receveurs et des officiels.

« Quand on compare les deux règlements, on voit qu’avec un seul pied dans les limites du terrain, c’est un jeu plus facile, mais qui exige quand même beaucoup de talent, souligne Blandino. On ira aussi moins souvent à la reprise vidéo. C’est plus facile de prendre une décision si on n’a qu’un pied à surveiller. Il y aura moins de controverses qu’avant. »

« Tout au long du processus, il a fallu garder en tête que nos joueurs ont joué au niveau universitaire, que la grande majorité est passée par la NFL et que certains ont joué dans la LCF, ajoute Luck. Il fallait bien choisir nos innovations. Les joueurs doivent s’y familiariser rapidement. Nos entraîneurs travaillent avec eux pour qu’ils n’oublient pas nos changements et qu’ils ne s’imaginent pas dans une ligue différente ou dans le circuit universitaire. »

Luck et Blandino croient également que la règle de l’attrapé à un pied protège mieux les joueurs, qui n’ont pas à laisser traîner l’autre pied sur le terrain. Ils pourront ainsi tomber au sol comme ils le feraient dans n’importe quel autre contexte.

Ce qui fascinera peut-être le plus les partisans (ainsi que les parieurs et les participants aux jeux du DG, car ça existera probablement aussi dans la XFL), c’est ce qui se passera après qu’un touché soit marqué.

Il n’y aura pas de botté de transformation dans la XFL. Les équipes pourront plutôt tenter d’inscrire 1, 2 ou 3 points à partir des lignes de 2, 5 ou 10 verges.

Vous avez bien compris : une avance de neuf points pourra être comblée en une possession de ballon.

« La stratégie s’invite dans un choix de jeu qui a toujours été fort simple, explique Luck. Même si la NFL a éloigné l’emplacement du ballon pour le botté de transformation, le taux de réussite demeure de 93,6 %. C’est un fait accompli. »

« Nous croyons que la stratégie après les touchés sera fascinante pour nos partisans, poursuit-il. C’est toujours attrayant quand on ajoute des points au tableau. Comme nous l’a fait remarquer un entraîneur, une unité défensive qui inscrit un touché change la dynamique d’un match, et il en profiterait pour tenter d’ajouter trois points, même au premier quart. »

Avec les informations de Associated Press

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