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Nouveau départ pour Marco Scandella avec le Canadien

Marco Scandella célèbre après avoir marqué un but.

Marco Scandella

Photo : La Presse canadienne / Adrian Kraus

Alexandre Gascon

Dans la catégorie des joueurs heureux de débarquer à Montréal, Dale Weise avait établi la référence à son retour dans la métropole en février 2019. Vendredi, Marco Scandella a rivalisé d’enthousiasme avec l’ailier du Canadien.

Scandella, dont le nom a souvent été associé au CH dans les dernières années, n’a cessé de sourire pendant la dizaine de minutes où il a répondu aux questions des journalistes dans les deux langues officielles.

« C’était le rêve de mon enfance quand je jouais au parc Oxford à Notre-Dame-de-Grâce de jouer pour le Canadien. Juste la fierté de porter le CH. Les émotions par lesquelles je suis passé au cours des dernières 24 heures, ce n’est pas facile à expliquer avec des mots », a lancé le Montréalais d’origine.

Le défenseur de 29 ans s’adonnait à sa routine d’avant-match, jeudi, quand on l’a informé de l’échange en début de soirée.

Le temps de ramasser le strict nécessaire, Scandella sautait dans sa voiture, la musique à tue-tête, en route vers sa ville natale où il se voir offrir un nouveau départ.

À Buffalo, le neveu de Sergio Momesso était coincé derrière les gauchers Rasmus Dahlin et Jake McCabe. L’entraîneur Ralph Krueger lui a même préféré un droitier évoluant sur son côté opposé en trois occasions.

Lorsqu’il était en uniforme, son temps de glace moyen de 16 min 36 s était le 9e, et dernier, de tous les arrières des Sabres, mais lui conférerait le 5e  rang à Montréal derrière Victor Mete et devant Brett Kulak.

On avait huit défenseurs. Je savais qu’il y avait des chances que je me fasse échanger. Je suis content que ce soit à Montréal. C’est mon rêve de jouer ici. Je suis vraiment chanceux de pouvoir porter le CH, de pouvoir jouer pour cette organisation.

Marco Scandella, défenseur du Canadien de Montréal
Jordan Weal et Marco Scandella

Jordan Weal (no 43) et Marco Scandella (no 6)

Photo : La Presse canadienne / Jeffrey T. Barnes

Le poste de Brett Kulak menacé

Marc Bergevin n’a d’ailleurs pas complètement fermé la porte à ce que Scandella devienne davantage qu’un simple remède expéditif à un problème profond qui gangrène l’organisation depuis le départ d’Andrei Markov.

Scandella écoule présentement la dernière année d’un contrat lui rapportant quatre millions de dollars par saison.

« C’est un joueur autonome au mois de juillet. Il reste 41 matchs. Tout va être basé sur ses performances. Je ne ferme pas la porte à l’an prochain, mais je n’en suis vraiment pas là présentement. Ça va dépendre de ses performances », a laissé tomber le directeur général lors d’un point de presse où il a été essentiellement question de l’arrivée d’Ilya Kovalchuk.

À court terme, l’emploi de Brett Kulak semble menacé.

À l’entraînement vendredi, Scandella formait un duo en compagnie de la recrue Cale Fleury. Victor Mete occupait toujours son poste à la gauche de Jeff Petry, tandis que Kulak était relégué au quatrième tandem avec Christian Folin.

Le défenseur n’avait pas encore parlé avec son nouvel entraîneur et s’est contenté de répondre qu’il désirait apporter une « présence défensive » à l’équipe. C’est-à-dire un peu de stabilité à ce groupe d’arrières capable du meilleur comme d’une pire depuis le début de la saison.

« C’est un très bon gabarit », a insisté Bergevin, toujours friand de défenseurs robustes à caractère défensif.

« On a de bons patineurs en Kulak, Petty (Jeff Petry), Meat (Victor Mete), Benny (Ben Chiarot). Ça nous donne un genre différent, plus gros gabarit, plus défenseur défensif. Je ne sais pas avec qui Claude va l’utiliser. Petry, Flower (Cale Fleury) », a-t-il enchaîné.

On le saura dès samedi quand le Canadien, déjà en position précaire au 13e rang de l’Association de l'Est, accueillera les dangereux Penguins de Pittsburgh, qui sont privés de Sidney Crosby et de Jake Guentzel, entre autres.

Les renforts arrivent donc, un peu tardivement, mais ils y sont quand même. Le Tricolore joue son va-tout, en quelque sorte, pour tenter de participer aux séries de la Coupe Stanley.

Marco Scandella a trouvé les mots pour relativiser tout ça. « Je suis juste chanceux de pouvoir faire ce métier. »

Qu’on se le tienne pour dit.

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