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Le CIO met en garde les athlètes contre les protestations politiques à Tokyo

Il met un genou à terre sur le podium.

L'escrimeur Race Imboden s'agenouille pendant l'hymne national américain aux Jeux panaméricains, à Lima.

Photo : Getty Images / Leonardo Fernandez

Radio-Canada

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a averti les athlètes de ne pas protester de quelconque façon à Tokyo. Les Jeux « ne devraient jamais être une plateforme pour faire avancer des causes politiques ou toute autre cause potentiellement conflictuelle », a-t-il martelé.

Dans son message de début d'année, Bach a exhorté les athlètes à respecter leurs compétiteurs en s’abstenant de manifestations politiques.

Le président a réitéré son opposition à la « politisation grandissante du sport », qui selon lui ne mène à aucun résultat et ne fait qu’aggraver les divisions existantes.

Le règlement 50 du CIO stipule qu’« aucun type de manifestation ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est permis sur des sites olympiques ».

« Les Jeux olympiques sont une plateforme pour les athlètes et leurs performances sportives, a affirmé Bach. Nous sommes opposés à ce genre de manifestations, parce que c’est notre seul moyen d’accomplir notre mission de réunir le monde dans une compétition harmonieuse. »

Les athlètes se doivent de respecter la neutralité sur le terrain de jeu.

Une citation de :Thomas Bach

La présidente de la commission des athlètes du CIO, Kirsty Coventry, a affirmé que la majorité des athlètes, lors d'une conférence téléphonique en octobre, avaient rejeté le podium comme lieu légitime pour manifester aux Jeux olympiques.

D'autres, cependant, ont déclaré que le débat était plus nuancé. Certains ont souligné la différence entre les protestations sur le podium qui ont fait la une des journaux en 2019.

L’été dernier, deux manifestations avaient été tenues en moins de 24 heures pendant des compétitions.

Aux Jeux panaméricains, à Lima, au Pérou, l'escrimeur Race Imboden, médaillé de bronze olympique, s'est agenouillé pendant l'hymne national américain et a appelé au changement aux États-Unis, citant le racisme, le contrôle des armes à feu, les mauvais traitements infligés aux immigrants et l'opposition au président Donald Trump.

Le lanceur de marteau Gwen Berry a ensuite organisé sa propre protestation, levant son poing droit à la fin de sa cérémonie de remise des médailles.

Les comités olympique et paralympique des États-Unis ont placé les deux athlètes en probation après les Jeux et ont prévenu que les autres personnes qui se prononcent de la même manière, y compris à Tokyo, seraient sanctionnées plus sévèrement.

Un nageur est perplexe face au refus d'un adversaire de lui serrer la main

Le Britannique de Duncan Scott (à gauche) refuse de serrer la main de Sun Yang

Photo : Associated Press / Mark Schiefelbein

Aux Championnats du monde de la FINA, à Gwangju, en Corée du Sud, l’Australien Mack Horton et le Britannique Duncan Scott avaient refusé de partager le podium avec le Chinois Sun Yang, pour protester contre la présence du Chinois à cette compétition.

Le triple champion olympique risque une suspension de huit ans après qu'un de ses proches a brisé son flacon de sang lors d'une dispute avec des responsables d'un test antidopage en septembre 2018.

Avec les informations de Inside the games

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