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Le Canadien en séries? La tâche s'annonce ardue

L'entraîneur et ses joueurs ont la mine basse

Claude Julien, Nate Thompson, Lukas Vejdemo et Jesperi Kotkaniemi, au banc du Canadien de Montréal pendant un match

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Alexandre Coupal

Malgré les derniers ajouts, comme Ilya Kovalchuk, nombreux sont ceux et celles qui ont déjà tiré un trait sur la saison du Canadien, même si l’équipe n’a disputé que la moitié de ses matchs.

Que vous consultiez les gourous des modélisations mathématiques ou encore les preneurs aux livres, tous n’accordent que très peu de chances aux hommes de Claude Julien d’accéder aux séries éliminatoires. Et au-delà des probabilités, la côte semble effectivement ardue.

Regardons d’abord l’état des lieux. En 41 matchs, le CH a récolté 42 points. L’an dernier, une récolte de 98 points a été nécessaire pour mettre la main sur la dernière place donnant accès aux séries dans l’Est. Les Blue Jackets de Columbus avaient devancé de justesse le Canadien, qui avait conclu sa saison avec 96 points. Généralement, d’année en année, c’est le chiffre à atteindre, et il en a été abondamment question lors du dernier bilan de saison.

Les modélisations mathématiques se sont multipliées au cours des dernières années et tentent de prévoir quelles équipes seront du tournoi printanier. Généralement, elles simulent quelques milliers de fois chacun des matchs à venir, en tenant compte d’une foule de paramètres, notamment la qualité de l’adversaire et les joueurs blessés.

De cette manière, un certain portrait de la saison complète émerge, tout en étant en constante évolution. Avec grosso modo le cap de la mi-saison atteint pour toutes les équipes, la plupart des modèles suggèrent que la dernière équipe qui atteindra les séries dans l’Est récoltera entre 96 et 97 points.

Il en manque donc 55 au Canadien pour atteindre cet objectif, ce qui veut dire que l’équipe devra maintenir une cadence de matchs gagnés de 0,670, une poignée de décimales au-dessus de deux victoires tous les trois matchs.

L'ampleur de la tâche

Regarder de plus près les cinq dernières saisons permet d’offrir quelques points de comparaisons. Régulièrement, les équipes se qualifiant pour les dernières places disponibles en séries amassent un peu plus de 50 points dans la deuxième moitié de leur saison, mais elles ne sont pas si nombreuses à avoir récolté près de 55 points ou plus.

Parlons tout de suite des Blues de Saint-Louis de l'an dernier, cités en exemple comme lueur d'espoir pour toutes les causes perdues. Si on laisse de côté le fait que leur position au classement après 41 matchs relevait davantage de l’anomalie et qu’ils ont, en bout de ligne, remporté la Coupe Stanley, il reste qu’ils ont connu une deuxième moitié de campagne époustouflante.

Dans les 41 derniers matchs de leur calendrier, ils ont compilé 61 points pour porter leur total à 99. Notons que dans l’Ouest, l’an dernier, seulement 90 points ont été nécessaires pour la dernière équipe qualifiée (l'Avalanche du Colorado). Reste que les Blues ont connu la meilleure deuxième moitié de saison des cinq dernières années.

En 2017-2018, trois équipes ont réussi des performances de l’ordre de ce que doit faire le Tricolore. Le cas plus semblable est celui des Panthers de la Floride, qui avaient accumulé 40 points seulement après 41 matchs, et qui en ont ajouté 56 pour conclure la saison à 96. Seul bémol, et il est important, cette récolte s’était avérée insuffisante pour entrer dans la danse printanière.

Cependant, la même année, les Penguins de Pittsburgh et les Flyers de Philadelphie ont respectivement bouclé la deuxième portion de leur calendrier avec 57 et 54 points, et ont ainsi validé leur place en séries.

S’il y a peu d’exemples du même type en 2016-2017, il y en a quelques-uns pour les deux saisons précédentes. En 2015-2016, le Lightning de Tampa Bay avait amassé 53 points à ses 41 derniers matchs, et les Sharks de San José, 54. Et en 2014-2015, le Wild du Minnesota et les Sénateurs d’Ottawa étaient partis sensiblement du même point que le Canadien pour taquiner les 100 points à la fin de la saison (un bond de 59 points, de 41 à 100 points pour le Wild, et de 57 points, de 42 à 99, pour les Sénateurs). Toutes ces équipes s’étaient qualifiées pour le premier tour éliminatoire.

Chaque équipe est différente et il en va de même pour son parcours. Mais l'espoir est une constante, et le Canadien a quelques pistes pour s’inspirer.

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