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Une quatrième défaite d'affilée : le Canadien à court d'explications

Carey Price tout juste après avoir été déjoué par un joueur du Lightning.

Carey Price tout juste après avoir été déjoué par un joueur du Lightning.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Alexandre Gascon

Ce quatrième revers de suite du Canadien, cette fois contre le Lightning, a laissé un goût amer en bouche aux joueurs, une désagréable sensation de mériter un meilleur sort, mais de ne jamais voir la chance tourner. À l’image de cette première moitié de saison qui s’achève.

Il y a bien eu cette monumentale dégelée de 8-1 contre les Bruins, cette déconfiture historique contre les Rangers après avoir torpillé une avance de quatre buts, ces défaites un peu bêtes contre les Devils et les Red Wings, certes.

N’empêche qu’au cours des 41 premiers matchs de la campagne, le CH s’est démené pour se maintenir à flot en dépit des revers de fortune et des nombreuses blessures à des pièces importantes de ce fragile casse-tête assemblé par Marc Bergevin.

Difficile d’accuser l’équipe de n'avoir jamais baissé les bras, abandonné son public, jeté la serviette, même au cœur de cette interminable séquence de huit défaites au mois de novembre pendant la portion la plus favorable de toute sa saison.

Il n'est pas question d’un manque d’effort. Pas depuis le début de l’année et certainement pas face au Lightning, pas trop amorphe par ailleurs.

Montréal a dominé aux tirs au but et aux chances de marquer pour une troisième fois au cours des quatre derniers matchs. Quatre défaites en temps réglementaire, faut-il le rappeler.

Mais celle-ci fait mal. Un poignard au cœur. Le Canadien aurait pu gagner. Aurait dû? Probablement.

« On a tout fait ce qu’on devait faire pour aller chercher deux points. On méritait un meilleur sort », a estimé Carey Price.

Tout, vraiment?

« Il manquait deux buts », a rappelé Jordan Weal.

Ah. Voilà.

Ce n’est pas que le CH n’est pas capable d’en marquer. Il en inscrit 3,17 par match en moyenne, un rendement qui lui vaut le 12e rang dans la LNH. En deux rencontres en Floride, il a réussi neuf filets, mais n’a obtenu aucun point pour s’en vanter.

Nick Suzuki (à droite) attaque la zone du Lightning de Tampa Bay.

Nick Suzuki (à droite) attaque la zone du Lightning de Tampa Bay.

Photo : USA Today Sports

C’est simplement qu’il ne semble pas toujours en mesure de faire face à la menace la plus pressante, à faire la différence quand il le faut.

Sa fiche de 4-8-2 lorsqu’il affronte des rivaux de l’Atlantique en est une manifestation probante. À l’autre extrême, le Lightning, pourtant bien loin de la démonstration de puissance de l’an dernier, a maintenu un dossier de 15-2-0 contre ses adversaires directs.

Jeudi soir, le gardien des Floridiens, Andrei Vasilevskiy était au sommet de son art. Il a effectué un arrêt miraculeux de la jambière devant Max Domi et a sorti le gant à de nombreuses reprises pour empêcher le Tricolore de niveler les chances.

Mais à Tampa Bay, il y a cinq jours, le Russe avait été permissif et si la manière de s’incliner était différente, le résultat fut identique.

« On a joué intensément. Après un départ lent, on a créé des chances. On faisait un bon échec avant, on remportait nos batailles pour la rondelle. Nos occasions n’allaient pas dans le filet. On aurait pu mener 3-2 assez rapidement », a fait valoir Nick Suzuki après la rencontre.

« Tout le monde a bien joué. Les jeunes qui ont de plus grands rôles ont été à la hauteur et ils devront continuer à le faire en attendant que nos joueurs soient en santé », a enchaîné Shea Weber.

Tous ceux qui ont regardé le match ce soir et qui connaissent le hockey savent que nous étions la meilleure équipe. Et c’est parce que nos jeunes et nos joueurs rappelés, tout le monde, du premier au dernier, a travaillé fort, a compétitionné, et avait ça à cœur. J’aurais aimé qu’on ait un résultat positif pour récompenser leur dur labeur, a ajouté Claude Julien.

Sauf que, présentement, Nick Cousins joue au sein du premier trio, Suzuki, si bon soit-il, a atteint un sommet d’utilisation à 20 min 43 s, Ryan Poehling et Jordan Weal ont plus de responsabilités que ce à quoi on pourrait s’attendre et Lukas Vejdemo et Dale Weise étaient en uniforme.

En fait, le Canadien n’est pas à court d’explications, il ne peut simplement pas s’avouer ce qui lui manque vraiment. Et encore moins le faire publiquement.

Vers une troisième exclusion d’affilée?

À mi-parcours l’an dernier, le Canadien avait récolté quatre victoires et sept points de plus que l’édition 2019-2020. Il avait maintenu une cadence similaire en deuxième moitié de saison et avait malgré tout manqué le tournoi de fin d’année.

Pour obtenir 96 points, il doit maintenir une fiche de ,658, ce que seules cinq équipes ont réussi depuis le début de la saison.

Impossible? Non. Hautement improbable.

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