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L'AMA sort grandie de la crise du dopage russe, selon le président sortant

L'entrée principale de l'Agence mondiale antidopage, à Montréal

L'entrée principale de l'Agence mondiale antidopage, à Montréal

Photo : Radio-Canada

AFP

L'Agence mondiale antidopage (AMA) est « plus forte » que jamais après avoir relevé le défi de la « crise du dopage en Russie ». C'est ce qu'a estimé lundi son président sortant, Craig Reedie.

Dressant le bilan de ses six années passées à la tête de l'AMA, le Britannique âgé de 78 ans a affirmé que le « sport propre » avait été « l'objet de menaces sans précédent, aux proportions parfois déconcertantes » depuis 2014.

« Au cours des six dernières années, j'ai été particulièrement fier de voir comment l'AMA a relevé les défis qui se sont dressés sur son chemin, à commencer par la crise du dopage en Russie », a écrit M. Reedie, dont le mandat prend fin mardi.

Cette crise, a-t-il rappelé, a mené à la création au sein de l'AMA d'un service de « renseignement et enquêtes », qui a joué « un rôle déterminant » dans la décision récente de l'organisation d'exclure la Russie de grandes compétitions sportives internationales pour avoir falsifié des données antidopage.

Sir Craig Reedie, président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), répond aux questions de Radio-Canada sports.

Sir Craig Reedie est président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) depuis 2014.

Photo : Radio-Canada / Michel Gingras

L'agence russe antidopage RUSADA a annoncé vendredi avoir contesté cette exclusion.

Au bout du compte, il reviendra au Tribunal arbitral du sport (TAS) de statuer sur le dossier, a souligné M. Reedie.

« Mais tout au long de ce processus, l'AMA a démontré qu'elle avait la volonté, l'expertise et les outils juridiques nécessaires pour composer efficacement avec ce niveau inégalé de tricherie et de corruption », a expliqué le président sortant.

L'AMA a décidé le 9 décembre d'interdire à la Russie de participer pendant quatre ans aux principaux événements internationaux, notamment les Jeux olympiques de 2020 et de 2022 ainsi que la phase finale de la Coupe du monde de soccer en 2022.

Seuls des athlètes russes triés sur le volet pourront participer aux compétitions, mais sous drapeau neutre et sans que l'hymne national soit joué.

L'AMA a estimé que la Russie avait « manipulé » les données du laboratoire antidopage de Moscou qui lui ont été transmises en début d'année, le dernier rebondissement en date dans un scandale qui a démarré avec la révélation en 2015 d'un dopage institutionnel pratiqué depuis 2011 et impliquant hauts fonctionnaires, agents secrets et fioles d'urine trafiquées.

« Pendant ces années, nous avons fait plus que simplement affronter la tempête. L'AMA est nettement plus forte aujourd'hui qu'à tout autre moment de son histoire », a conclu Craig Reedie.

Élu en novembre, le nouveau président de l'AMA, l'ancien ministre polonais des Sports et ancien coureur de 400 m, Witold Banka, entre en fonction le 1er janvier.

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