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Le cycle de la vie de l'équipe canadienne de bosses

Un skieur tente une manoeuvre dans les airs.

Laurent Dumais effectue un saut aux Championnats du monde de Sierra Nevada en Espagne.

Photo : Getty Images / David Ramos

Alexandre Coupal

Les skieurs acrobatiques canadiens font belle figure dans les bosses depuis presque toujours.

Le bassin de skieurs élites s’est toujours renouvelé, et c’est encore le cas cette année avec de nouveaux noms qui apparaissent dans les comptes rendus. Fort de deux tops 10 chacun en deux Coupes du monde depuis le début de la saison, Laurent Dumais et Kerrian Chunlaud incarnent ce renouveau.

Le premier a pris la 7e place et la 5e en parallèle à Thaiwoo, en Chine, tandis que le second a terminé 6e à Ruka, en Finlande, et 8e à Thaiwoo.

Mikaël Kingsbury a été témoin de tout ça. C’est devenu plutôt rare qu’on l’interroge sur un coéquipier, plutôt que sur ses résultats époustouflants. C'était plus fréquent au début de sa carrière quand on lui posait des questions à propos d’un certain Alexandre Bilodeau. Mais la roue tourne et, aujourd’hui, on lui demande de parler de ceux qui pointent sur les radars.

J’aime ça quand mes coéquipiers performent bien.

Mikaël Kingsbury

Le meilleur résultat de la carrière de Dumais en Coupe du monde ne date pourtant pas de cette année. Il avait fait une 3e place à Val Saint-Côme en 2016. Devant ses parents et amis, le jeune skieur n’avait aucune attente, autre que de bien réussir. Ce podium s’est révélé être une arme à double tranchant.

Ça a prouvé que je pouvais skier avec les meilleurs, mais ça a mis une certaine pression parce que je voulais toujours refaire un podium.

Laurent Dumais

Une ambition qui le détournait de ce qu’il établit maintenant comme la clé de son succès : « laisser parler son ski ».

C’est la constance dans le ski de Dumais qui fait la différence cette année, selon Kingsbury et le principal intéressé. C’est ce qui explique en partie la présence des deux dans le même quart de finale des bosses en parallèle en Chine.

« De pouvoir jaser en haut en français, c’est toujours cool », lance Kingsbury.

Dumais a découvert les bosses à l’âge de 10 ans. Lui qui aimait les sensations fortes, déjà adepte du grand saut (big air) et de modules dans les parcs à neige, il s’est tout de suite senti chez lui dans les sauts. Ne restait plus qu’à travailler sa technique de glisse pour négocier les bosses afin de faire de lui un bosseur avec un bon jeu d’ensemble.

Il est à l'horizontale et croise les skis.

Kerrian Chunlaud exécute un saut à la Coupe du monde de Tazawako.

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Kerrian Chunlaud, lui, reprend là où il a laissé en 2015 lorsqu’il s’est sérieusement blessé à un genou aux Championnats australiens. La fracture a nécessité une année de rééducation, et le temps qu’il faut pour retrouver le niveau.

Son premier gros résultat sur la scène internationale est survenu la saison dernière, à ces mêmes Championnats australiens qui servent de prologue à la saison et qui réunissent presque toute l’élite mondiale. Chunlaud avait terminé 4e.

« La confiance», répond Kingsbury à la question de savoir ce qui fait la différence pour Chunlaud cette saison.

Chunlaud a chaussé des skis pour la première fois à l’âge de 2 ans et a commencé à se consacrer aux bosses à 9 ans. De son côté, la glisse a toujours été sa force.

Des fois, ça arrive que les autres m’appellent le puriste.

Kerrian Chunlaud

Les sauts constituaient donc son principal chantier. Et, de son propre aveu, il y a encore beaucoup de place pour la progression.

Dans un sport où il est difficile de se démarquer, il mise beaucoup sur l'originalité de ses sauts. Alors que plusieurs choisissent une approche plus académique, il s’inspire beaucoup de ce qui se fait en slopestyle, ce qui explique qu’on le voit souvent faire des prises de skis.

Vivre avec un géant

Comment Laurent Dumais et Kerrian Chunlaud vivent-ils au sein d’une équipe qui compte sur un skieur qui domine autant sa discipline?

On skie ensemble depuis l’âge de 13 ans.

Kerrian Chunlaud

Ils se connaissent tous depuis longtemps, sont sensiblement du même âge et du même milieu, alors pas étonnant de les entendre parler tous les trois d’une ambiance familiale.

Et si Dumais et Chunlaud demandent parfois conseil à Kingsbury, l’échange d’informations se fait dans tous les sens. De l’aveu de tous, cela constitue un atout pour l’équipe canadienne.

« C’est comme si on était entre le sport individuel et le sport collectif », a ajouté Dumais.

Une dynamique qui prévaut depuis longtemps au sein de cette équipe. Les acteurs changent, mais le scénario reste le même.

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