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Une erreur de parcours au mauvais moment pour le Canadien

Claude Julien, Tomas Tatar, Jordan Weal, Nick Suzuki, Nick Cousins et Brendan Gallagher.

Claude Julien, Tomas Tatar (no 90), Jordan Weal (no 43), Nick Suzuki (no 14), Nick Cousins (no 21) et Brendan Gallagher (no 11).

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Alexandre Gascon

La LNH est une ligue paritaire, le saviez-vous? Tout le monde peut battre tout le monde, répète-t-on, fort à propos d’ailleurs. N’empêche, il y a des matchs qu’une équipe engagée dans une lutte de tous les instants ne peut perdre.

Samedi soir contre les pauvres Red Wings de Détroit, c’était l’un de ceux-là.

Parce que le Canadien a retrouvé ses moyens récemment, parce qu’il affrontait un club moribond, en pleine reconstruction, qui s’était incliné 12 fois de suite avant sa victoire de jeudi, parce qu’il part pour un voyage de sept matchs pour se mesurer à des formations de premier plan, ce duel était crucial.

Le CH a également perdu une belle occasion de souffler un peu au classement avec les défaites du Lightning, des Sabres, des Panthers et des Rangers.

Pourtant, Montréal n’est pas revenu à ses vieilles habitudes en défense. Pas de surnombres à répétition, pas d'occasions de qualité offertes sur un plateau d’argent.

Simplement une équipe qui manquait un peu de hargne, chose qu’elle ne peut absolument pas se permettre étant donné ses ressources limitées, particulièrement lorsque certains éléments sont sur la touche.

« Il faut se regarder aussi et se demander ce qu’on aurait dû faire un peu mieux. Dans les bagarres, j’ai trouvé qu’on était mous. On aurait dû jouer un peu plus dur. Éventuellement, quand tu joues de cette façon-là, tu joues avec le feu », a lancé Claude Julien.

« C’était le plan d’aller au filet et de voiler la vue du gardien, et on ne l’a pas fait à 100 % », a estimé Phillip Danault.

Le même message était sur toutes les lèvres. En dépit des 43 rondelles dirigées sur Jonathan Bernier, le Tricolore n’a pas su compliquer la vie au Québécois, la majorité des tirs venant surtout d’endroits périphériques.

Pas assez « en dedans », comme l’a de nouveau dit Julien, une rengaine populaire de l’entraîneur ces temps-ci.

Le fait est que le Canadien souffre d’un manque d’apport offensif du bas de sa formation.

On n’est pas en mauvaise [position], mais éventuellement, il y a des équipes qui vont partir sur des lancées et j’aimerais que l’on soit l’une d’entre elles. C’est une bataille chaque soir. Si on ne gagne pas régulièrement, on va glisser au classement.

Claude Julien

Une autre de ces maximes du hockey que l’on nous sert jusqu’à plus soif est que les blessures de l’un représentent l’occasion de l’autre de se montrer à la hauteur de la situation, de davantage apporter sa contribution, de prendre plus de responsabilités.

Derrière le premier trio, et certains messieurs du deuxième, c’est la sécheresse.

En 13 matchs depuis les absences de Jonathan Drouin et de Jesperi Kotkaniemi, les neuf joueurs qui se sont succédé sur les troisième et quatrième trios ont fourni cinq buts.

On pourrait ajouter Max Domi à ce lot, théoriquement le fer de lance de l’attaque montréalaise et auteur de deux filets pendant cette séquence, dans le même match de surcroît.

Max Domi

Max Domi

Photo : Reuters / USA Today Sports

Nick Cousins en a inscrit deux, en avantage numérique, Kotkaniemi, Nick Suzuki et Nate Thompson en ont réussi un chacun. Weal, Hudon, Peca, Barber, Poehling, en 30 matchs, n’ont pas touché la cible.

Cela met une pression énorme sur les épaules des trois membres du premier trio. Évidemment, ils ne s’en plaindront pas, mais lorsqu’ils peinent à remplir les filets, le TRicolore perd. Quand Brendan Gallagher, Tomas Tatar et Danault sont blanchis cette saison, le Canadien montre une fiche de 0-4-1.

« Tu veux ce défi », a répondu Gallagher lorsqu’on lui a demandé s’il ressentait cette pression de produire.

« On fait ça depuis deux ans maintenant [produire contre les meilleurs trios]. Il faut gagner ses duels, ce soir, on ne l’a pas fait. On était sur la glace pour leur but au début et on n’a pas compté à cinq contre cinq. Tu joues contre les meilleurs joueurs du monde. C’est un défi, mais un défi que tu embrasses et tu veux gagner le duel », a ajouté l’attaquant.

« On est tout le monde ensemble là-dedans, tout le monde peut contribuer », a pour sa part estimé Danault.

Tout le monde devra le faire, en effet, si le CH veut maintenir la tête hors de l’eau dans les prochaines semaines, car ce voyage du temps des Fêtes ne pourra pas l’assurer d’une place dans les séries, mais il pourrait presque l’en exclure.

En rafale

Ryan Poehling est peut-être l’un de ces joueurs capables d’en donner plus en attaque. Il n’a obtenu que 9 min 26 s de temps de jeu samedi tout en offrant quelques belles séquences.

Il a tiré deux fois au filet, créé une occasion de marquer pour Cousins en écartant son couvreur d’un seul bras, était combatif, intense dans ses replis défensifs. Bref, un bon match dans l’ensemble, bien que Claude Julien n’avait aucune envie de louer qui que ce soit après la rencontre.

« Il a été bon », s’est-il contenté de dire. Voyons voir si la recrue aura l’occasion de se faire valoir dans l’Ouest canadien.

L’entraîneur a aussi tempéré les ardeurs envers Nick Suzuki.

« C’est l'un des joueurs que j’aurais aimé voir jouer un peu plus en dedans. Il a encore des choses à apprendre. C’est un bon joueur, mais il ne faut pas partir en peur, puis penser que c’est devenu une vedette », a-t-il laissé tomber, de manière péremptoire.

Par ailleurs, le CH a rappelé l’attaquant Lukas Vejdemo et renvoyé le défenseur Otto Leskinen à son club-école à Laval. L’on peut penser que Victor Mete n’est plus très loin d’un retour au jeu.

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