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Lamar Jackson, le pari réussi des Ravens

Lamar Jackson

Lamar Jackson (no 8)

Photo : Getty Images / Todd Olszewski

Félix St-Aubin

Lamar Jackson redéfinit la position de quart-arrière dans la NFL. Rares sont les unités défensives qui ont trouvé une solution pour le contenir cette saison. Les Ravens de Baltimore peuvent jusqu’ici dire mission accomplie.

Le nouveau détenteur du record de verges au sol pour un quart, qui a délogé le légendaire Michael Vick (1039 verges en 2006), fait taire ses détracteurs à sa deuxième campagne professionnelle. Et ils étaient nombreux.

Rappelons que la sélection de Jackson, au 32e rang du repêchage de 2018, avait été contestée par une panoplie d’experts. Certains le voyaient davantage attraper le ballon que le lancer, d’autres prétendaient qu’il était un porteur et non un quart. Pas les Ravens.

L’état-major et l’entraîneur-chef John Harbaugh ont tout misé lors des 20 derniers mois sur leur pivot doté de qualités athlétiques hors normes. L’effectif a été remodelé autour de la pierre angulaire de l’attaque, de même que les schémas qui ont été dessinés dans le cahier de jeux.

John Harbaugh et Lamar Jackson

John Harbaugh (gauche) et Lamar Jackson (droite)

Photo : Getty Images / Scott Taetsch

Liste des quarts choisis au 1er tour au repêchage de 2018

  • Baker Mayfield (1er) - Browns de Cleveland
  • Sam Darnold (3e) - Jets de New York
  • Josh Allen (7e) - Bills de Buffalo
  • Josh Rosen (10e) - Cardinals de l'Arizona
  • Lamar Jackson (32e) - Ravens de Baltimore

Cette transformation majeure porte ses fruits plus tôt qu’anticipé. À voir l’effervescence qu’il y a à Baltimore, les supporteurs ne semblent pas trop s’ennuyer de son prédécesseur Joe Flacco.

L'ancien des Cardinals de l’Université de Louisville est directement lié à 40 des 58 touchés qui ont été réalisés par l’attaque cette année, un sommet dans le circuit Goodell. Sans compter que la majorité des séquences des Ravens (55,1 %) s’est soldée par des points au tableau indicateur.

La double menace offensive a décoché 33 relais payants et a inscrit 7 majeurs au sol, en plus d’avoir amassé 2889 et 1103 verges dans chaque sphère du jeu, si bien qu’il se retrouve maintenant à l’avant-scène pour l’obtention du titre de joueur par excellence, octroyé l'an dernier à Patrick Mahomes.

Une exécution impeccable

Longtemps dans l’ombre de la défense, l’ADN des Ravens depuis leur arrivée dans la NFL en 1996, l’attaque brille désormais de tous ses feux. Et les rivaux qui ont tenté de l’éteindre se sont brûlés.

Au moins 41 points ont été enregistrés dans 4 de leurs 6 derniers affrontements, après en avoir marqué 30 et 37 contre les Seahawks à Seattle et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour atteindre la mi-campagne.

Lamar Jackson et Tom Brady

Lamar Jackson (no 8) et Tom Brady (no 12)

Photo : La Presse canadienne / Julio Cortez

Saviez-vous que?

  • Lamar Jackson a inscrit plus de touchés cette saison (40) que les Ravens ont effectué de bottés de dégagement (35).

Jackson et les membres de son bataillon sont naturellement sur la même longueur d’onde pour réussir à maintenir de tels standards sur plus de deux mois. L’exécution est rapide, trompeuse et au bout du compte dévastatrice.

Qui est le penseur derrière cette attaque dynamique, explosive? Jackson est certes la pièce maîtresse, mais le héros obscur derrière ses succès est le nouveau coordonnateur offensif Greg Roman.

C’est à lui qu’a été confié le mandat de développer un cahier de jeux en fonction des forces de son protégé. Roman avait déjà vécu une expérience similaire à San Francisco aux côtés de Colin Kaepernick.

Rapide comme l'éclair

Le jeu commence pratiquement toujours de la même manière : Jackson accepte la remise de son centre et tend le ballon au porteur. C’est à partir de cette étape que le tout se complique pour ses rivaux.

Tout dépendant de ce que l’unité défensive lui présente comme formation, le quart mobile choisit de donner l’objet au demi offensif ou de le conserver pour soit effectuer une course ou une passe.

Exécuté à un rythme soutenu et jumelé aux attributs de Jackson, ce jeu oblige l'adversaire à demeurer sur le qui-vive en tout temps et force les coordonnateurs à se réinventer.

Certains perdent même le ballon de vue pendant un moment. C’était notamment le cas du maraudeur Eric Weddle, un vétéran aguerri de 34 ans, à la fin de novembre lors de la gifle de 45-6 que les Ravens ont assénée aux Rams à Los Angeles.

Lamar Jackson court avec le ballon.

Lamar Jackson (no 8)

Photo : Getty Images / Kevork Djansezian

D’autres quarts ont su utiliser leur capacité à courir avec le ballon dans un passé récent : Colin Kaepernick, Cam Newton, Steve McNair, Michael Vick et Russell Wilson pour ne nommer que ceux-ci.

La rapidité de Jackson est cependant à un autre niveau, et c’est cette caractéristique que les gourous défensifs n’ont pas encore réussi à démystifier.

Les Ravens visaient le coup de circuit lorsqu’ils se sont tournés vers Jackson. C’est finalement un grand chelem qu’ils ont frappé.

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