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Laurent Dubreuil s'interroge sur la présence russe en Coupe du monde

Il grimace à la ligne d'arrivée.

Laurent Dubreuil en action au 500 m de la Coupe du monde de Kearns, en Utah, en mars 2019.

Photo : La Presse canadienne / Rick Bowmer

Radio-Canada

Ce ne sont pas les insatisfactions qui manquent après les sanctions que l'Agence mondiale antidopage a imposées au sport russe. Au-delà des opinions, une anomalie apparaît.

Si les athlètes russes qui ne peuvent prouver leur innocence se voient interdire une participation aux Jeux olympiques et autres championnats du monde, qu'en est-il des différents circuits de la Coupe du monde, le quotidien des athlètes dans une multitude de sports?

Joint au Japon pour revenir sur son excellent début de saison, le patineur de vitesse sur longue piste Laurent Dubreuil venait tout juste de prendre connaissance du détail des sanctions, et ne savait pas encore comment les choses se passeraient en Coupe du monde, dont la quatrième étape de la saison est au menu ce week-end à Nagano.

Ça parle des Jeux, des championnats du monde et des compétitions majeures. Nous, on est à trois jours d’une Coupe du monde au Japon et on ne sait pas si les Russes seront sur la ligne.

Laurent Dubreuil

« Si on parle d’une interdiction de la Russie de faire les championnats du monde et les Jeux olympiques, on en comprend qu’il y aura sûrement des athlètes russes quand même, comme aux derniers Jeux. Mais s’ils sont tous sur la ligne pendant les Coupes du monde, c’est comme une demi-punition », poursuit-il.

Compétitionner contre des athlètes soupçonnés de dopage ruine l’intégrité du sport, peu importe la scène, soutient-il.

« C’est bizarre d’avoir une punition comme ça pour certaines compétitions et pas pour d’autres. Pour nous, ça fait toute une différence. Si on regarde juste le 500 m de la dernière Coupe du monde, Alex Boisvert-Lacroix a fini 3e avec deux Russes devant lui. On parlerait d’une médaille d’or et non de bronze s’ils n’étaient pas là. Moi, j’avais fini 6e avec trois Russes devant moi, donc au lieu d’être 3e et 6e, on aurait été 1er et 3e si on enlève tous les Russes. Qu’ils soient là ou non, ça change tout pour le reste de la saison », renchérit Dubreuil.

« On s’entraîne à l’année, je suis 4e au classement des Coupes du monde et, devant moi, il y a deux Russes. Je ne dirai pas que je vais finir 4e, il reste encore beaucoup de courses, mais terminer 4e au classement général ou 2e, ça fait toute la différence. On parle de gains en compétitions… et nos sports sont bâtis sur les trois premières positions.

« J’espère que ça sera des mesures plus sévères et que ça ne sera pas uniquement les Olympiques et les mondiaux, lance-t-il. S’ils nous flouent de résultats là, ils nous en volent aussi en Coupe du monde. »

Le bon début de saison

Justement, cette saison de Coupe du monde est vieille de trois étapes, et Laurent Dubreuil en tire de la satisfaction. Au 500 m, sa distance de prédilection, il a fait une 3e et une 6e place dans le groupe A et a remporté le groupe B lors de l'ouverture de la saison.

C’est super d’être 4e au monde après trois courses (au 500 m). Au 1000 m, on a eu deux courses, j’ai fini 9 et 11e. Tourner autour du top 10, je suis très content de ça.

Laurent Dubreuil

Sans compter que ces résultats ont été réalisés dans des conditions difficiles.

« Mes résultats sont à la hauteur de mes attentes, le seul point négatif, c’est que j’ai des gros problèmes de dos depuis un mois, explique-t-il. J’ai un peu de misère à arriver sur la ligne prêt, je passe beaucoup trop de temps à mon goût sur la table de traitement. »

Un rétablissement est donc au nombre des objectifs pour la deuxième moitié de la saison.

Les filles sont en feu

Laurent Dubreuil n'est pas le seul Canadien à vivre un début de saison heureux. L’équipe féminine, menée par Ivanie Blondin, collectionne les podiums. À la dernière Coupe du monde au Kazakhstan, Blondin a récolté trois médailles d’or, dont une au 1500 m, le meilleur résultat de sa carrière sur cette distance.

« Ses résultats au départ de groupe, ce n’est pas surprenant. Elle a toujours été bonne au 3000 m et au 5000 m, les deux plus longues distances, mais de gagner un 5000 m, c’était une première, puis le lendemain, de gagner un 1500 m, personne ne s’attendait à ça. Elle n’avait jamais gagné de médaille sur cette distance. Et là, elle gagne la course », dit-il.

Les épreuves par équipe du côté féminin ont également généré quelques podiums depuis le début de la saison.

C’est motivant de voir que si elles sont capables de le faire, nous aussi. Ça donne le ton pour une bonne saison pour l’équipe entière.

Laurent Dubreuil

Après la quatrième étape de la Coupe du monde au Japon, ce week-end, l'élite de longue piste retrouvera la glace en compétition en février à Calgary.

(Avec les informations de Simon Cremer)

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