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La Russie exclue des JO : deux championnes, deux critiques opposées

Concentrée, elle regarde devant elle durant une compétition.

Maria Lasitskene

Photo : Getty Images / JOHANNES EISELE

Radio-Canada

La triple championne du monde de saut en hauteur Maria Lasitskene fustige les autorités sportives russes dans le scandale du dopage qui a mené à l'exclusion de son pays des Jeux olympiques pour quatre ans. Sa compatriote Yelena Isinbayeva, double championne olympique du saut à la perche, s'en prend quant à elle à l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Maria Lasitskene, 26 ans, est l'une des voix les plus critiques des autorités parmi les athlètes russes.

« Je suis une championne du monde russe et j'exige des réponses. Nous avons choisi de ne pas apprendre de nos erreurs », écrit-elle dans le Moscow Times.

On peut  lire : « Je suis une championne du monde russe et j'exige des réponses. » Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La lettre ouverte de Maria Lasitskene dans le « Moscow Times »

Photo : Moscow Times

Maria Lasitskene accuse dans une lettre ouverte les responsables sportifs de son pays d'avoir échoué face au vaste scandale en cours depuis 2015, les coupables n'ayant pas été punis.

« Pourquoi pratiquement rien n'a changé? Pourquoi nos athlètes continuent d'utiliser systématiquement des substances interdites, les entraîneurs liés au dopage continuent-ils de travailler dans l'impunité et nos responsables continuent-ils de falsifier des documents officiels? », ajoute-t-elle.

Selon la championne du monde, « l'athlétisme en tant que sport est en train de disparaître » en Russie.

« Je suis une athlète russe, et je devrais avoir le droit de participer librement aux compétitions sous les couleurs russes », dit-elle.

Elle relève ainsi qu'elle est « privée de drapeau russe depuis 2015 », et qu'avec les sanctions prononcées lundi par l'AMA, elle ne le retrouvera qu'en 2024.

La Russie a été exclue lundi pour quatre ans des compétitions internationales, dont les Jeux olympiques de 2020 et de 2022, pour avoir falsifié une base de données de contrôles antidopage.

Il s'agit là du dernier volet en date d'un scandale qui a éclaté il y a cinq ans avec la découverte d'un système de dopage d'État.

À moins d'une victoire du gouvernement russe, s'il décidait de faire appel, seuls des athlètes russes triés sur le volet pourront participer à ces grandes compétitions, mais sous drapeau neutre et sans que l'hymne russe ne retentisse.

Moscou a dénoncé des sanctions « politiquement motivées ».

Autre championne, autre discours

La double championne olympique du saut à la perche Yelena Isinbayeva, retraitée depuis 2016, condamne la décision de suspendre la Russie.

« Personne ne s'attendait à un résultat en faveur de la Russie après la surinformation des deux dernières semaines. Ces sanctions sont cruelles, injustes, monstrueuses et assassines pour le sport russe », écrit-elle sur sa page Instagram.

« Nous déciderons collectivement si nous devons accepter les choses telles qu'elles sont ou si nous les contesterons devant le TAS (Tribunal arbitral du sport), précise-t-elle. La prochaine réunion de l'exécutif de la RUSADA sera le point de départ d'une éventuelle riposte. »

« Il est difficile pour moi de savoir si l'AMA protège les droits des athlètes russes propres en leur demandant de concourir sous une bannière neutre », lance la perchiste, aujourd'hui membre du Comité international olympique.

Elle parle dans un micro.

Yelena Isinbayeva

Photo : Getty Images / Laurent Kalfala

Avec les informations de Agence France-Presse

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