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« Présentement, Domi se cherche » - Claude Julien

Gros plan de son visage

Max Domi

Photo : Getty Images / Christian Petersen

Alexandre Gascon

Pour la première fois depuis son arrivée avec le Canadien, Max Domi traverse une période trouble. Il s’agit de revenir à la base, selon son entraîneur.

Claude Julien n’a pas essayé de protéger son attaquant lundi matin, peu de temps avant que l’équipe s’envole pour Pittsburgh, où elle affrontera les Penguins mardi soir.

Déjà, après la victoire contre les Rangers, Julien avait balayé assez sèchement une question sur le niveau de jeu de Domi, affirmant « ne pas parler des individus ».

Soit. Quelques jours plus tard, il y a consenti.

On sait ce qu’il peut amener à l’équipe. Présentement, il se cherche, il aimerait élever son jeu d’un cran. Et on aurait besoin de ça. Mais encore là, il doit s’assurer de bien travailler et d’aller dans des régions où il peut marquer les buts. L’an dernier, il décochait plus de tirs et il jouait à l’intérieur des cercles. Il doit retrouver ça.

Claude Julien à propos de Max Domi

Vérification faite, Domi tire plus souvent cette saison que l’an passé. En 30 matchs, il a décoché 78 tirs cet automne contre 69 après le même nombre de parties la saison précédente.

Par contre, la thèse de Julien selon laquelle il obtenait de meilleures occasions, car il n’hésitait pas à converger vers l’enclave est appuyée, légèrement, par les données du site Natural Stat Trick.

Domi se procurait 0,74 chance de marquer de grande qualité par match en 2018-2019 contre seulement 0,53 depuis le début de l’année.

Il est sur un pied d’égalité au 7e rang de l’équipe avec 16 chances dangereuses, à égalité avec Nate Thompson et Jordan Weal.

En fait, il s’est permis une récolte impressionnant de 28 buts à sa première campagne avec le Tricolore en raison de son taux de conversion de tirs de 20,3 %, une cadence insoutenable à long terme.

L’ancien des Coyotes est simplement revenu cette année (7,7%) à ce qu’il affichait pendant ses trois saisons en Arizona (8,7%). Et sa production en a fait les frais.

Avec 11 points à ses 13 premiers matchs, le Torontois de 24 ans a amorcé la campagne sur un rythme tout à fait similaire à ce qu’il offrait l’an dernier.

Il en a depuis amassé 7 en 17 rencontres, dont une soirée de trois points contre les Rangers de New York. En plein tumulte, avec trois membres de son top 9 sur la touche, le Canadien a cruellement besoin de son apport offensif, mais les prestations du petit joueur de centre ont plutôt pâli.

Comme Jonathan Drouin avant lui et comme tant de jeunes talents, la constance lui fait encore défaut.

« Quand tu regardes sa carrière dans la LNH, il a connu une bonne saison recrue et une deuxième année plus difficile. À son arrivée ici, il a bien fait à sa première année. Pour un jeune joueur, il faut trouver la constance. L’an dernier, nous avons vu le bon côté de Max. Il doit retrouver son jeu de l’an dernier. Nous voulons l’aider, mais c’est plus une situation de se diriger vers le filet et d’être affamé près des cercles », a ajouté Julien.

Sur la glace, on l’aperçoit tantôt nonchalant, tantôt frustré de rater un jeu et se laisser décourager, assez loin de la bête de somme qu’il était en 2018-2019.

Ça fait déjà quelques fois que Domi affirme ne pas se laisser déconcentrer par les négociations de son prochain contrat qui arrive à échéance le 1er juillet. Il l’a répété lundi.

Marc Bergevin avait confirmé en septembre que les deux parties étaient déjà à l’œuvre, mais à la lumière de ses récentes prestations, il est possible que le numéro 13 ne soit pas en mesure de soutirer une juteuse augmentation de salaire aux 3,15 millions de dollars qu’il perçoit cette saison.

Devant les caméras, Domi a toujours tenu un discours sans reproche.

« En tant que joueur, tu veux aider l’équipe à gagner. Individuellement, tu te regardes dans le miroir et tu veux produire, faire les petits détails et aider de toutes les manières que tu peux. Si l’équipe profite de ces autres choses que tu fais, tant mieux. Je suis heureux avec ça. C’est un sport d’équipe. Peu importe ce qui aide l’équipe à gagner, je suis là pour ça », a-t-il affirmé.

Un discours sans aspérités. Mais qui sait si, au fond de lui-même, l’amertume ne prend pas plus de place à mesure qu’il voit les dollars s’envoler en raison de ses 6 buts en 30 matchs.

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Au tour de Barber

Près de trois ans après son premier séjour dans la LNH, Riley Barber aura droit à une seconde audition dans le circuit Bettman quand le CH jouera contre les Penguins mardi.

Un joli clin d’œil du destin pour l’attaquant de 25 ans originaire de la Ville de l’Acier. Barber a raconté avoir fait la pluie et le beau temps avec son équipe pee-wee à l’époque qui comptait aussi sur le gardien John Gibson et sur les attaquants Vincent Trochek et J.T. Miller.

« Quand j’ai été repêché par les Capitals de Washington, certains membres de ma famille m’ont dit : "On t’aime toujours, mais pas ton équipe" », a raconté le sympathique jeune homme.

« C'est très spécial de retourner là où tout a commencé, et dans ce chandail. C'est spécial. Ma famille et moi n'oublierons jamais ça », a-t-il ajouté.

Claude Julien doit composer avec l’absence de nombreux joueurs clés à l’attaque et cherche toujours une combinaison à son goût pour son quatrième trio. Charles Hudon n’a pas semblé faire l’affaire et a été renvoyé à Laval au profit de Barber, qui jouera à la droite de Matthew Peca et de Nate Thompson.

Barber figure au premier rang des marqueurs du Rocket grâce à ses 18 points en 21 matchs.

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