•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

2019, année historique pour le tennis canadien

L'entraîneur donne une entrevue.

Sylvain Bruneau

Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras

Radio-Canada

Tennis Canada a vraiment de quoi se réjouir en cette fin d’année 2019. Tant sur le plan individuel qu’en équipe, les raquettes d’ici ont atteint des sommets inédits.

En traçant le bilan d’une année fructueuse pour ce qui est des résultats, le responsable du développement de l’élite, Louis Borfiga, et l'entraîneur national pour les femmes, Sylvain Bruneau, ont parlé des cibles atteintes et des objectifs à venir.

Du triomphe de Bianca Andreescu aux Internationaux des États-Unis à la présence du Canada en finale de la Coupe Davis, les exploits ont fait les manchettes tout au long de l’année.

Au-delà de tous ces résultats, ce qui est satisfaisant est de savoir qu’il y a une relève derrière qui est assez intéressante. Ça prouve que le travail est fait en profondeur. Les résultats sont là, mais il faut toujours penser au futur pour que le Canada s’installe définitivement sur la scène internationale.

Louis Borfiga, responsable du développement élite, Tennis Canada
Il répond aux questions au Centre national.

Louis Borfiga

Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras

Les représentants canadiens ont décroché 27 titres, simple et double combinés, sur le circuit. Quatorze joueurs et joueuses ont participé à cette impressionnante récolte.

Un total de 70 victoires a été enregistré face à des joueurs appartenant au top 50 mondial. Il suffit de penser à ces duels remportés par Denis Shapovalov, Félix Auger-Aliassime ou Vasek Pospisil.

Inspirante Andreescu

Pour sa part, Sylvain Bruneau a souligné les succès de la première championne canadienne dans un tournoi du grand chelem et les réussites de Leylah-Annie Fernandez chez les juniors, avant de parler des défis qui les attendent en 2020.

« Pour Bianca, il s’agit d’éviter les blessures afin de pouvoir disputer une saison complète sans devoir s’arrêter comme ce fut le cas cette année. Pour Leylah, ce sera de faire une transition réussie [des juniors vers les seniors, NDLR] chez les professionnelles », a-t-il dit.

Ce que souhaite surtout Bruneau est de revivre les effets du succès d’Eugenie Bouchard.

Les résultats d’Eugenie en 2014 ont permis à des joueuses comme Bianca Andreescu de croire qu’il était possible de réussir de grandes choses en passant par le système canadien. Je souhaite que les succès de Bianca fassent de même pour les jeunes joueuses qui l’entourent. L’objectif reste d’avoir plus de joueuses au sein du top 100 mondial.

Sylvain Bruneau, entraîneur national des femmes, Tennis Canada
Elle tient son trophée de championne à New York.

Bianca Andreescu

Photo : The Associated Press / Adam Hunger

Bruneau a mis sur le compte des nombreuses blessures le fait de ne pas avoir atteint cette cible en 2019.

Il a notamment cité les exemples de Bouchard, de Carol Zhao, de Rebecca Marino et de Françoise Abanda, toutes tenues à l’écart du jeu durant de longues périodes.

Il ne s’agit surtout pas selon lui d’un manque de préparation ou de professionnalisme de leur part.

L'entraîneur a spécifié qu’Andreescu n’avait pas frappé de balles depuis son retrait des finales de la WTA à Shenzhen, en Chine, à la fin du mois d’octobre.

« Elle a eu beaucoup de traitements, beaucoup de consultations, beaucoup de travail a été fait depuis ce temps-là. On est très contents, très positifs. Elle espérait revenir au jeu à Auckland (Nouvelle-Zélande) où elle a fait la finale l’an dernier. Mais ça risque d’être serré. On veut vraiment faire les choses à point. Je ne veux pas la remettre en compétition sur le terrain à moins qu’elle soit à 100 %. »

En ce qui a trait à Eugenie Bouchard, il a souligné qu’elle se trouvait en excellente disposition.

Je lui ai parlé la semaine dernière. Elle est présentement à Las Vegas où elle s’entraîne depuis quelques semaines en compagnie de Gil Reyes, ancien préparateur physique d’Andre Agassi. Elle travaille comme jamais en vue du tournoi d’Auckland et des qualifications pour les Internationaux d’Australie.

Sylvain Bruneau

Pour Bruneau, le retour d’une Eugenie des beaux jours contribuerait à la réalisation des objectifs de profondeur du talent et de la relève au sein de Tennis Canada.

(avec les informations d'Antoine Deshaies)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Tennis

Sports