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Dopage : une série de sanctions sans précédent contre la Russie

Elle le tient dans la main gauche.

Une femme agite un drapeau de la Russie devant le quartier général du Comité international olympique, à Lausanne, en Suisse.

Photo : Getty Images / Fabrice Coffrini

Agence France-Presse

Comme cela a été le cas à Pyeongchang en 2018, le drapeau russe sera banni des Jeux olympiques et paralympiques d'été et d'hiver, des Jeux olympiques de la jeunesse et de toute autre compétition multisports (Jeux européens, Universiades) ou de tout championnat du monde organisé sous l'égide des signataires du Code mondial antidopage, dont font partie les fédérations internationales de sports olympiques. Cela inclut notamment les Jeux de Tokyo en 2020 et de Pékin en 2022, ainsi que la Coupe du monde de 2022 au Qatar.

Pendant cette période de quatre ans, les athlètes russes ne seront admis dans ces compétitions que s'ils démontrent qu'ils n'ont rien à voir avec le système de dopage institutionnel mis en place dans le pays entre 2011 et 2015. S'ils montrent patte blanche, ils ne représenteront pas la Russie. À Pyeongchang, la sélection avait été rebaptisée « athlètes olympiques de Russie », faisant sourire certains observateurs, qui jugeaient la sanction indulgente.

Pour le soccer, la Russie pourra participer aux qualifications à la Coupe du monde 2022, mais pas à la phase finale de la compétition organisée au Qatar. « La décision s'applique à la phase finale de la Coupe du monde, parce qu'elle décide du titre de champion du monde », a précisé Jonathan Taylor, président du comité de révision de la conformité (CRC) de l'AMA.

Enfin, aucun officiel ou représentant du gouvernement russe ne serait autorisé sur ces théâtres sportifs, tout comme les dirigeants des comités olympique et paralympique russes.

Les Jeux olympiques de la jeunesse 2020 commencent dans exactement un mois à Lausanne (9-22 janvier), mais ne sont pas concernés par ces sanctions en raison du « moment » de la recommandation, a précisé lundi l'AMA.

Pendant quatre ans, la Russie, grande terre d'accueil d'événements sportifs, ne pourra accueillir ni se porter candidate ou se voir attribuer l'organisation des événements cités plus haut. Que le processus ait lieu ou non pendant les quatre ans de la sanction, elle ne pourra pas être candidate à l'accueil des JO d'été 2032.

Si une compétition lui a déjà été attribuée pour la période concernée par la sanction, l'organisateur devra l'attribuer à un autre pays, « à moins qu'il ne soit impossible de le faire d'un point de vue juridique ou pratique ». Une précision dont pourraient se saisir des fédérations peu enclines à revoir leurs plans. Seraient concernés le Championnat du monde masculin de volleyball en 2022 et l'Universiade d'été en 2023 promise à Ekaterinbourg. Les mondiaux de lutte sont prévus à Krasnoïarsk en 2022.

En revanche, les compétitions continentales comme l'Euro 2020 de soccer, dont quatre matchs sont planifiés à Saint-Pétersbourg, ne seraient pas concernés, pas plus que la finale de la Ligue des champions 2021, prévue dans la même ville. Idem si la compétition n'est qu'une étape dans un circuit mondial, comme le Grand Prix de F1 de Sotchi.

Aucun représentant du gouvernement russe ne peut plus siéger au bureau ou dans tout comité d'un signataire du Code mondial antidopage, donc de toute fédération sportive internationale. Cette interdiction laisse la porte ouverte à tout citoyen russe qui ne représenterait pas officiellement le Kremlin ou le gouvernement. Et il n'est pas sûr que la sanction s'applique à Vladimir Poutine, 8e dan de judo et président honoraire de la Fédération internationale (FIJ), un titre honorifique, mais très symbolique.

Les sanctions s'accompagnent d'une déclaration de non-conformité au Code mondial antidopage de l'Agence russe antidopage (RUSADA). Cette structure a donc la possibilité d’interjeter appel dans les 21 jours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Certains prédisent qu'elle ne le fera pas, vu la sévérité du directeur général de la RUSADA, Iouri Ganous, à l'égard des autorités de son propre pays.

Comme l'a clarifié l'AMA dans un communiqué jeudi, si la RUSADA ne fait pas appel, d'autres parties peuvent le faire, comme le Comité olympique russe (ROC), ou les fédérations internationales. Cet appel suspendrait les sanctions prises par l'AMA, sauf si l'agence demande au TAS de prononcer des mesures provisoires.

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