•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Retour au boulot pour l'équipe canadienne féminine de water-polo à la Coupe Canada

Elles célèbrent un but avec leurs coéquipières.

Joëlle Békhazi (de face, à gauche) et Krystina Alogbo (de face, à droite), seront de la Coupe Canada.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Medichini

Alexandre Coupal

La qualification olympique maintenant en poche, le temps est venu de préparer les Jeux.

C’est exactement l’objectif en vue de la Coupe Canada de water-polo, qui aura lieu du 10 au 14 décembre, à la piscine du Parc olympique. Quatre adversaires de haut niveau, la Russie, la Chine, les Pays-Bas et les États-Unis, en découdront avec les Canadiennes dans une formule de tournoi à la ronde.

La préparation pour Tokyo se décline de plusieurs façons. Il reste environ une vingtaine de matchs avant le rendez-vous olympique, à commencer par ceux de la Coupe Canada qui seront directement suivis de la Holiday Cup aux États-Unis.

L’approche pour ces tournois va donc en ce sens. « On veut jouer en sachant qu’on va aux Jeux olympiques, mais sans se mettre la pression des Jeux olympiques », dit de façon imagée Krystina Alogbo, capitaine de la sélection canadienne depuis 14 ans.

Tout comme Alogbo, Joëlle Békhazi est membre de la sélection canadienne senior depuis 2005. La dernière participation olympique de cette équipe remonte à 2004. Le grand retour a été officialisé avec une victoire contre le Brésil en demi-finales des Jeux panaméricains à Lima, au Pérou, en août dernier.

Pour moi, ça faisait 15 ans et mon rêve venait juste d’arriver. Il n’y a pas de mots qui peuvent exprimer ça.

Joëlle Békhazi

Malgré cette absence aux trois derniers Jeux olympiques d’été, le Canada fait partie de l’élite mondiale, comme en font foi ses médailles d’argent aux Championnats du monde en 2009, et à la Ligue mondiale de water-polo, en 2009 et 2017. Si la traversée du désert a été si longue, c’est en raison de la parité.

« Peu importe la journée, on ne sait pas qui va gagner », dit Békhazi.

Elles sont un quatuor, complété par Shae Fournier et Monika Eggens, qui a attendu très longtemps cette première participation olympique, alors que la plupart des plus jeunes joueuses de l'équipe ne sont pas passées par ce long pèlerinage.

La mentalité est de ne pas tenir sa place pour acquise. C’est ça, le haut niveau. Il peut y avoir des blessures, il peut arriver plein de choses.

Krystina Alogbo

« Pour moi, et pour les autres vétéranes, je pense, on veut rester parce qu'on ne veut pas que l’équipe se prive de notre expérience. Et même si je ne vais pas aux Jeux, j’ai apporté de l’expérience pour aider l’équipe à performer, et ce sera ça. Est-ce que ce serait difficile? C’est sûr, ce n’est jamais facile de se faire couper, et pour les Jeux, c’est quelque chose », poursuit Alogbo.

Le candidat idéal

La sélection des joueuses pour les Jeux reste à faire. La séquence à venir sera donc l’occasion d’essayer différentes combinaisons et différents plans de match.

C’est dans ce contexte que David Paradelo devra composer sa formation. Il vient tout juste de retrouver l’équipe senior le printemps dernier. Il avait été co-entraîneur par intérim pour la saison 2015-2016. Au cours des neuf dernières années, il a travaillé au sein des équipes nationales féminines par groupe d’âge. Il était entraîneur adjoint de l’équipe senior avant sa promotion à titre d'entraîneur-chef. Il a déjà, à ce titre, une médaille d’argent aux Jeux panaméricains à Lima, où la présence en finale face aux Américaines confirmait la qualification aux Jeux olympiques.

Il connaissait la majorité de l’équipe, alors c’était facile qu’on s’adapte à lui, et que lui s’adapte à nous.

Krystina Alogbo au sujet du nouvel entraîneur David Paradelo

« Il connaît beaucoup les athlètes canadiennes et ce qu’on peut faire avec elles. On est chanceuses d’avoir quelqu’un avec cette expérience, pour finir le cycle olympique. Si on avait décidé d’amener quelqu’un qui ne connaît même pas les noms, ç'aurait peut-être été différent. Alors, je pense que ç'a été un bon choix. »

Une quête parallèle

Évidemment, le prochain objectif de la sélection est de remporter une médaille olympique. Mais d’ici là, en parallèle, un autre projet se dessine. Celui de faire aboutir une identité de jeu proprement canadienne au terme des mois à venir.

Plusieurs entraîneurs se sont relayés au cours des dernières années, et certains ont apporté avec eux le style de jeu de leur pays d’origine. Le Canada est encore à l’étape de la gestation dans ce domaine.

C’est quoi l’identité canadienne? C’est comme quand on regarde autour dans le métro. C’est de la diversité. C’est pas juste un système, pas juste une mentalité. C’est de prendre tout ça et de le faire fonctionner ensemble.

Krystina Alogbo

C’est la première chose que David Paradelo leur a dite lors de la première réunion après sa promotion. Il a dressé la liste de tous les récents entraîneurs et leur a vendu l’idée que derrière ces nombreux changements se cachait le legs de différentes philosophies que l’on pouvait métisser pour en créer une nouvelle.

« C’est comme si on avait une maison. Notre base est faite. Là, on commence à augmenter pour peaufiner les petits détails, dit Bekhazi. On commence vraiment à se connaître, on est vraiment en train de se trouver une cohésion d’équipe et ça commence à bien fonctionner. »

Le projet est assis sur de belles fondations depuis que Paradelo est la tête de l’équipe, et la Coupe Canada sera la première occasion de reprendre sur ce qui a été construit.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Water-polo

Sports