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Dopage : la Russie a un « problème inadmissible », dit son premier ministre

Ils discutent autour d'une table.

Le premier ministre russe Dimitri Medvedev (de face) avec des membres de son cabinet

Photo : The Associated Press / Alexander Astafyev

Agence France-Presse

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a dit jeudi que la Russie devait agir contre le dopage, tout en estimant qu'elle n'était pas seule à tricher, à quelques jours d'une réunion de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

« Nous avons un problème avec le dopage et c'est inadmissible », a déclaré Dmitri Medvedev au cours d'une entrevue télévisée diffusée en direct par une vingtaine de chaînes russes, ajoutant que la Russie devait « adopter une position plus sévère à ce sujet ».

Il a toutefois dit avoir l'impression de regarder « une série russophobe interminable », comme la Russie est empêtrée depuis quatre ans dans un scandale de dopage.

Elle saura lundi, à l'issue d'une réunion du comité exécutif de l'AMA à Lausanne, si elle est exclue pour quatre ans des compétitions internationales.

« Nous avons commis des pêchés, mais quoi : les autres pays ne sont-ils pas des pécheurs? », a-t-il encore fait mine de s'interroger.

Le CIO en attente

Pendant ce temps, le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a préféré jeudi demander une réponse « claire » sur les événements sportifs qui risquent d'être touchés.

« Je ne suis pas dans une situation de spéculer. Je ne connais pas les détails de la décision que l'AMA pourrait prendre », a dit M. Bach à l'issue d'une réunion de trois jours de la Commission exécutive, le gouvernement olympique.

« J'espère que l'AMA sera claire sur les événements auxquels cette décision fera référence et pour quelles raisons elle s'applique ou non. C'est entre les mains de l'AMA et en particulier du CRC », a ajouté M. Bach.

Il a précisé que les décisions de l'AMA s'imposeraient de façon « obligatoire » au CIO qui est signataire du Code mondial antidopage.

Données manquantes

Selon le comité de révision de la conformité (CRC) de l'AMA, la Russie aurait fait disparaître des centaines de résultats de contrôles antidopage suspects de ses fichiers transmis à l'Agence mondiale antidopage en début d'année.

Or, la remise de ces données était une condition indispensable pour lever de précédentes sanctions contre l'Agence russe antidopage (RUSADA), au coeur d'un système de dopage institutionnel entre 2011 et 2015.

La Russie avait déjà été exclue des Jeux olympiques de Rio en 2016 et de Pyeongchang en 2018 en raison de ce vaste système institutionnel de dopage mis en oeuvre aux Jeux de Sotchi en 2014.

Mercredi soir, la RUSADA a recommandé le licenciement de l'intégralité des entraîneurs de la sélection russe d'athlétisme et leur remplacement par des personnalités qu'elle approuverait elle-même.

L'agence russe veut aussi suspendre les responsables des centres d'entraînement régionaux et nationaux d'athlétisme et une refonte totale de la Fédération russe d'athlétisme (RUSAF).

Plusieurs responsables de la RUSAF sont notamment accusés par la Fédération internationale d'avoir fourni de faux documents pour permettre au vice-champion du monde de 2017 de saut en hauteur, Danil Lysenko, d'échapper à une sanction pour manquements à ses obligations de localisation pour les contrôles inopinés.

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