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Plaidoyer pour un cyclisme plus propre

Ils roulent en file.

Les cyclistes pendant la 10e étape du Tour de France

Photo : Cor Vos, Kristof Ramon

Agence France-Presse

Le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), qui regroupe les équipes en pointe dans l'antidopage, a demandé d'être encore plus percutant « dans la mise en oeuvre des contrôles ».

À partir des aveux de l'Autrichien Georg Preidler, sanctionné pour dopage sanguin dans le cadre de l'affaire Aderlass révélée en début d'année, le MPCC a fait état auprès de l'Union cycliste internationale (UCI) de sa crainte qu'il existe « des protocoles de dopage mafieux mis en place en dehors de la structure des équipes ».

« Sur la base des témoignages qu'il a recueillis », le mouvement présidé par Roger Legeay a demandé également « l'ouverture d'une enquête au sujet de l'utilisation présumée d'une "poudre" (Aicar?) qui serait utilisée par certains coureurs ou équipes dans les bidons à la fin des courses ».

Dans un communiqué qui fait le point sur ses demandes, le MPCC fait part de la réponse de l'UCI. La fédération signale que sa fondation antidopage (CADF) « investigue non seulement sur l'utilisation de l'Aicar, mais également sur l'utilisation de toute autre substance qui pourraient s'avérer être répandue au sein du peloton ».

Le MPCC estime nécessaire « d'augmenter le nombre de tests sanguins, notamment hors compétition » et demande « de réaliser ces tests le plus près possible de l'heure de départ de la course et le plus tôt possible après l'arrivée ».

« Le témoignage de Georg Preidler alerte en ce sens », précise le mouvement qui demande « une plus grande implication de l'UCI et de la CADF ». « Les équipes, coureurs, personnels encadrants, agents sportifs, fédérations, organisations et commanditaires, qui représentent à ce jour plus de 700 membres du MPCC, sont demandeurs de cette implication accrue. »

L'UCI, qui a répondu au MPCC, a déclaré être « connue comme l'organisation antidopage prélevant le plus grand nombre d'échantillons sanguins dans le cadre du passeport biologique ». La CADF, a souligné la fédération internationale, « prélève le maximum d'échantillons dans les limites de son budget, tout en privilégiant les contrôles ciblés ».

« Les membres du MPCC sont tourmentés par la question de l'équité sportive sur les plus grandes épreuves cyclistes mondiales auxquelles ils prennent part, conclut le MPCC. Ils souhaiteraient que les tricheurs soient, eux, tourmentés par ce que la lutte antidopage leur réserve ».

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