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Un vote de confiance de Saku Koivu pour Jesperi Kotkaniemi

Il sourit en répondant aux questions des journalistes.

Saku Koivu a été capitaine du Canadien de 1999 à 2009.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Radio-Canada

Au cours de sa carrière avec le Canadien de Montréal, Saku Koivu a souvent été le seul Finlandais de l’équipe. Aujourd’hui, il ne peut cacher sa fierté de voir patiner ensemble les Armia, Lehkonen et Kotkaniemi.

Ce dernier, à sa deuxième année dans la LNH, alimente les conversations autour de la machine à café. Après une première saison fort respectable de 11 buts et 23 aides en 79 rencontres, le jeune Jesperi n’a inscrit que 5 petits points en 20 matchs. De quoi faire dire à certains que la guigne de la deuxième année (le fameux sophomore slump du monde anglophone du sport) a frappé l’attaquant de 19 ans.

Que nenni, s’est exclamé son compatriote Koivu, rencontré avant le match de mardi contre les Islanders de New York lors de retrouvailles entre anciens capitaines du Bleu-blanc-rouge à la veille du 110e anniversaire de l’équipe.

Koivi est lui-même arrivé à Montréal l’année de ses 21 ans pour une jolie saison de 45 points. Son compatriote Teemu Selanne a fait ses débuts dans la LNH à 22 ans, a-t-il rappelé. Le gamin de 19 ans ne s’est pas mis à connaître des ennuis du jour au lendemain. Il apprend encore dans un contexte compliqué, tout simplement.

« Je suis toujours surpris de voir des jeunes de 18 ans faire le saut ici, a reconnu Koivu. Je les trouve tellement jeunes. Si je peux leur donner un conseil, c’est de rester une autre année à la maison, peu importe de qui il s’agit. Tu peux partir quand tu seras un peu plus mature, que tu auras quelques matchs avec l’équipe nationale derrière la cravate et que tu joueras comme centre de premier trio avec l’équipe de ta ville. Mais il a tellement bien joué l’an dernier, j’imagine que je devrais juste me taire. »

Les 10 hommes prennent la pose dans un escalier.

Une dizaine d'anciens capitaines du Tricolore ont assisté à la rencontre de mardi contre les Islanders.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Koivu a raconté avoir parlé à Kotkaniemi avant son grand déménagement en Amérique du Nord, à l’été 2018. Il ne l’a pas revu depuis, et lorsqu’il le croisera (on le suppose) après la rencontre de mardi, l’heure ne sera déjà plus aux conseils, selon lui.

« Je peux lui donner tous les conseils du monde, mais au bout du compte, c’est lui qui devra vivre tout ça, sentir la pression par moments, la tension, a expliqué Koivu. Je lui ai dit qu’il ne pouvait pas débarquer là-bas et changer qui il est. Il est très responsable sur la glace et à l’extérieur. Ça ne m’inquiète pas. »

Renier son identité et son origine serait bien malavisé pour Kotkaniemi. Quand son pays est champion du monde (aux niveaux senior et junior, qui plus est), on ne cherche pas à réinventer la roue. Ça, c’est le milieu du hockey finlandais qui s’en est chargé en amont.

La Finlande, a rappelé Koivu, a bien changé ses méthodes dans les dernières années. Avec les résultats que l’on connaît.

« Maintenant, avec les jeunes de 13, 14 ou 15 ans, on ne se penche pas sur les tactiques et le système de jeu. L’accent est mis sur le patinage, le contrôle de la rondelle, les lancers. Et après, quand tu es dans l’équipe nationale, les entraîneurs se rendent dans tous les tournois, vont chercher des commentaires sur tous leurs joueurs, a-t-il souligné. La communication et le travail entre la fédération nationale et les équipes se font vraiment bien. »

En rafale

L’actuelle série noire du Canadien retient évidemment l’attention des nombreux capitaines réunis au Centre Bell, où le Tricolore tentera d’empêcher les Islanders de lui infliger une neuvième défaite de suite.

L’ancien directeur général Serge Savard a rappelé en riant qu’il avait subi le couperet après quatre revers d’affilée au début de la saison 1995-1996. Mais à écouter l’ancien numéro 18, peu importe les résultats actuels, le CH doit continuer de faire confiance à ses jeunes joueurs.

« Je n’ai pas travaillé avec le plafond salarial, mais j’ai produit des jeunes, a indiqué Savard. Si tu n’as pas trois ou quatre joueurs qui montent chaque année, ça va être de plus en plus difficile de respecter le plafond. Mais si tu bâtis par la base, je ne pense pas que tu auras des problèmes majeurs. Regardez la moyenne d’âge de nos équipes quand on a gagné. Il faut produire ses joueurs. Il n’y a pas de solution magique. »

Les suites de l’affaire Bill Peters, qui fait l’objet d’allégations de racisme et d’abus physique, ont également fait réagir. Si Chris Chelios, qui a lui-même dénoncé certains agissements de Mike Babcock, a préféré s’abstenir de commenter davantage, Brian Gionta a pour sa part salué la transparence accrue qui semble vouloir s’installer dans la LNH.

« On ne veut pas vivre des situations comme ça, on ne veut pas voir des situations comme ça, a dit Gionta. Mais on se penche sur le dossier, et c’est bon de voir qu’on ne balaie plus le problème sous le tapis. »

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