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Dopage : le sort de la Russie sera décidé à Lausanne plutôt qu’à Paris

Une enseigne devant le siège de l'Agence russe antidopage (RUSADA) à Moscou

La Russie était suspendue par l'Agence mondiale antidopage depuis novembre 2015.

Photo : Reuters / Maxim Shemetov

Agence France-Presse

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé de déplacer de Paris à Lausanne la réunion du 9 décembre de son comité exécutif sur la Russie, en raison de la grève prévue en France, a annoncé lundi un porte-parole.

« Nous avons dû déplacer la réunion à cause des grèves et des très nombreuses perturbations potentielles, qui rendaient la logistique difficile. Nous avons donc dû délocaliser à Lausanne », a dit à l'AFP James Fitzgerald, porte-parole de l'AMA.

Plusieurs syndicats français ont appelé à une grève reconductible à partir de jeudi contre la réforme controversée des retraites défendue par le président Emmanuel Macron. Elle risque d'être très suivie et de paralyser le pays, notamment les transports publics.

L'AMA a évoqué de son côté une « grève générale imminente à Paris ».

Si le comité exécutif de l'AMA confirme la longue liste des mesures qui lui sont recommandées par son comité de révision de la conformité (CRC), la Russie serait purement et simplement mise au ban du sport international. Elle serait exclue des compétitions, dont les Jeux olympiques de Tokyo en 2020 et les Jeux d'hiver de Pékin en 2022.

Selon le comité de révision de la conformité (CRC), la Russie aurait fait disparaître des « centaines » de résultats de contrôles antidopage suspects de ses fichiers transmis à l'AMA au début de l'année. Or, la remise de ces données était une condition indispensable pour lever de précédentes sanctions contre l'Agence russe antidopage (RUSADA), au coeur d'un système de dopage institutionnel entre 2011 et 2015.

La Russie avait déjà été exclue des Jeux de Rio en 2016 et de Pyeongchang en 2018 en raison de ce vaste système institutionnel de dopage mis en oeuvre aux Jeux de Sotchi en 2014.

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