•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Assez cherché le bon côté des choses, le Canadien veut des résultats

Les joueurs des deux équipes se chamaillent.

Le Canadien a subi une huitième défaite de suite, dimanche, à Boston.

Photo : Getty Images / Maddie Meyer

Olivier Tremblay

Foi de Claude Julien, le Canadien pourrait avoir récolté quatre victoires et quatre défaites à ses huit derniers matchs, mais les statistiques ne s’émeuvent pas de l’effort déployé. Certes, le Tricolore a paru en nette progression dans les deux derniers matchs. Sauf que la série d’insuccès se poursuit. Et à 0-5-3, il n’y a pas de place dans le chiffrier pour les victoires morales.

S’il n’y avait pas eu six défaites avant, les rencontres du week-end donneraient indubitablement au Bleu-blanc-rouge de quoi se réjouir. La récolte d’un point sur une possibilité de quatre aurait facilement pu devenir un bulletin de 75 % (une note de B à l’université du hockey, selon nos savants calculs) pour ce programme compliqué contre les Flyers et les Bruins.

Hors de son contexte, cette situation donne envie de voir le bon côté des choses. Mais les six revers précédents pèsent lourd. Très lourd.

« Il faut des résultats, a répété Brendan Gallagher après l’entraînement de lundi. On fait de bonnes choses qui nous gardent dans le match. Mais quand c’est le temps d’être décisif, en troisième période, l’autre équipe en fait plus que nous pour gagner. Il faut se dire qu’on en a assez et qu’on va changer les choses nous-mêmes. »

On ne reçoit pas de points parce qu’on a essayé très fort de gagner. On en a ras le bol des victoires morales.

Brendan Gallagher

Ils en ont marre de chercher la lumière au bout du tunnel au lieu de gagner des matchs, soit. N’empêche, si les joueurs du Tricolore avaient été déclassés par les Flyers et les Bruins, leur appel à « faire confiance au processus », pour reprendre les mots du gardien Carey Price, sonnerait diablement faux.

Contre les Flyers, samedi, les Montréalais ont répliqué coup pour coup à une équipe en forme avant de s’incliner devant en prolongation. Dimanche, la meilleure formation de la LNH n’a commencé à trouver des solutions à la rigueur défensive du Canadien qu’en fin de deuxième période, et elle n’a ouvert son compteur qu’en troisième avant de l’emporter 3-1.

« Nous essayons tous de gagner, a soutenu Price. Nous essayons tous de jouer notre meilleur hockey. Nous sommes tous exigeants envers nous-mêmes. Aucune pression de l’externe n’est plus intense que celle que nous nous mettons à l’interne. »

« Les joueurs savent qu’ils ont joué du bon hockey dans les deux derniers matchs, a ajouté Claude Julien. Quand ils jouent mal, ils en sont conscients aussi. On n’a pas besoin de le répéter 10 fois. Ils savent ce qui se passe. En ce moment, ils croient que, si on continue de jouer de la bonne façon, les victoires vont finir par arriver. »

J’espère que, dans un mois, je pourrai dire que l’adversité que nous venons de traverser nous a permis de devenir l’équipe que nous sommes.

Claude Julien

Faut-il y comprendre que Julien tient à ce que ce soit le groupe actuel qui se sorte de cette torpeur, à un Keith Kinkaid près? Gallagher, en tout cas, a souligné qu’il croit que les solutions « sont déjà dans ce vestiaire ».

Proposition de Brendan Gallagher, appuyée par Jeff Petry, vraisemblablement adoptée à l’unanimité.

« Personne n’a abandonné personne ici, a assuré Petry. Personne n’a abandonné l’entraîneur. Personne n’a abandonné son voisin de vestiaire. Il reste beaucoup de matchs. Plus vite nous trouvons la solution, mieux ça ira. »

En rafale

Dans les bons comme dans les moins bons matchs, le CH travaille fort, a encore assuré Claude Julien, qui a cependant convenu que l’équipe ne travaille pas nécessairement toujours de la bonne façon.

Il faut bien que le métier rentre, même quand les piètres résultats s’enchaînent. Et si Julien aimerait que la séquence actuelle ne soit bientôt qu’un mauvais souvenir, il souhaite aussi qu’elle soit une expérience formatrice à long terme pour bon nombre de ses joueurs.

« [Nick] Suzuki, c’est encore une recrue. [Jesperi] Kotkaniemi a 19 ans. On a un gars comme [Cale] Fleury. On vient de rappeler [Gustav] Olofsson. On a beaucoup de jeunes. Et avec les blessures, ces jeunes-là reçoivent plus de chances de se faire valoir qu’à l’ordinaire, a souligné Julien. Ça fait partie du développement et des défis qu’on a en cours de route. Mais ces choses-là, tantôt, ça va être très payant, parce que ces gars-là auront acquis de l’expérience qu’ils n’auraient pas acquise autrement. »

Jordan Weal a reçu une promotion très temporaire pour ce premier entraînement de la semaine. Non seulement a-t-il abattu son boulot habituel à l’aile droite du quatrième trio, mais il a aussi patiné entre Tomas Tatar et Brendan Gallagher puisque Phillip Danault profitait d’une journée de traitements. Le joueur de centre québécois sera néanmoins à son poste mardi contre les Islanders de New York.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Hockey

Sports