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Scénario différent, même conclusion

Il s'agit de la première série de sept défaites de suite du Canadien depuis octobre 2017.

Le Canadien a subi une septième défaite de suite contre les Flyers.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Alexandre Gascon

Le Canadien s’est appliqué. Les joueurs étaient concentrés, rigoureux, à l’écoute des demandes de leur entraîneur. Ça n’a simplement pas été suffisant pour renverser les Flyers.

On était bien loin du « ce n’est pas ce qu’on leur enseigne » servi par Claude Julien après la défaite contre les Devils, jeudi.

Pourtant, même revenu à cette identité l’ayant propulsé parmi les prétendants aux séries l’an dernier, le Tricolore n’arrive pas à dénicher cette étincelle pour lui permettre de freiner cette glissade abrupte, qui l’a vu passer de la 2e place dans l’Atlantique à la 10e de toute l’Association de l'Est.

Sept défaites de suite (0-4-3), ça fait mal. On n’avait plus été témoin de pareille séquence depuis le catastrophique début de saison 2017-2018, prélude, à l’époque, d’une des pires campagnes de l’histoire étoffée de cette équipe.

Le petit point amassé est moins anodin qu’il n’y paraît de prime abord. Premièrement parce qu’il a été glané contre un rival direct, les Flyers, qui terrorise la ligue depuis le début du mois de novembre (10-2-4).

Deuxièmement, si jamais le CH réussit à sortir un lapin de son chapeau dimanche soir à Boston, en l’absence de Patrice Bergeron et peut-être même de Brad Marchand, il s’agira d’une fin de semaine fort encourageante. C’est évidemment un bien gros « si ».

C’est de cette façon que les Montréalais ont envisagé les choses dans le vestiaire. Pas de grands épanchements, pas de longs discours, un peu de déception, mais la certitude d’avoir retrouvé un pan de leur personnalité qui pourrait les sortir de leur hébétude.

« On n’est pas satisfait, mais on était beaucoup mieux cet après-midi qu’on a été dernièrement. Défensivement, on a fait un bien meilleur travail contre une équipe dangereuse offensivement. On a limité les chances de marquer. On a fait un pas de l’avant. On est allés chercher un point, c’est mieux qu’aucun. Il y a des choses sur lesquelles bâtir », a laissé tomber Claude Julien.

« On a limité les surnombres. Ce n’est pas encore exactement ce qu’on veut, mais c’est un pas dans la bonne direction », a renchéri Nick Cousins.

Il subit une mise en échec.

Phillip Danault (à gauche) a récolté une aide dans un deuxième match de suite.

Photo : usa today sports / USA Today Sports

En effet, le CH a resserré le jeu défensif. Les arrières, bien appuyés par le repli des attaquants, ont mieux communiqué entre eux et ont su éviter les situations périlleuses en bonne partie.

Victor Mete s’est trouvé coupable d’une double couverture inutile sur Claude Giroux en zone neutre, ce qui a ouvert la porte à Morgan Frost, mais Keith Kinkaid a eu le dernier mot lors de ce jeu.

Il y a bien eu ce but, magnifique, d’Ivan Provorov en prolongation. Le Russe a ridiculisé Max Domi à un contre un avant de porter l’estoc fatal au gardien auxiliaire, mais il s’agit là d’une séquence à trois contre trois, phase du jeu que le CH ne pratique presque jamais d’ailleurs, et l’on veut bien accorder le bénéfice du doute. Ces choses-là arrivent.

Le problème est que tout semble arriver au Tricolore ces temps-ci.

Prenez ce pauvre Jeff Petry, pratiquement incapable de fournir une réponse lorsqu’on lui demande ce qui a fait la différence dans la rencontre.

« Je ne sais pas, je ne sais pas », a-t-il marmonné pendant quelques secondes avant de trouver un second souffle.

« Ce n’est pas comme si on jouait un mauvais match. On accorde des chances et ils en profitent. On a été capables de créer l’égalité pour forcer la prolongation, mais après on n’a pas été capable de finir le travail […] On a fait un meilleur travail sur nos replis défensifs pour les forcer à dégager la rondelle. Il faut maintenant s’améliorer dans nos sorties de zone et tout mettre ensemble. On ne peut pas juste s’améliorer dans une chose un soir et le lendemain faire autre chose. Régler un problème, mais en créer un nouveau, ce n’est pas ce qu’on doit faire présentement », a ajouté le grand numéro 26.

Le défenseur n’est plus que l’ombre de lui-même depuis deux semaines. Il a terminé la soirée avec un différentiel de -3 et a créé un revirement majeur dans sa zone qui a mené directement au but de Kevin Hayes en deuxième période. On le sentait un peu ahuri. Clairement, il cherche à comprendre ce qui se passe.

Un certain calme émanait de l’équipe après cette septième défaite, mais difficile de dire s’il était le fruit d’un sang-froid collectif ou plutôt s’il prenait sa source dans une forme de routine, d’habitude de la défaite.

Comme lorsque vous savez que c’est jour de pâté chinois à la cafétéria et que vous vous y rendez la tête basse, résigné. Pas exactement comme ça, mais vous voyez le portrait.

J’ai l’impression que tout conspire contre nous ces temps-ci. On n’est pas chanceux.

Nick Cousins

Julien ne partageait pas cet avis.

« Les breaks [occasions], tu les fais toi-même. C’est normal que tu ressentes ça quand les choses ne vont pas bien. Si on continue à travailler comme on l’a fait ce soir et que l’on continue à s’améliorer, les données vont changer », a estimé l’entraîneur.

Mieux vaut qu'elles changent rapidement, car rares sont les formations qui sortent indemne d’une pareille léthargie.

En rafale

Joel Armia a disputé un grand match. Il y a quelques semaines, l’on discutait à bâtons rompus avec l’un de ses anciens coéquipiers dans la Ligue américaine qui se réjouissait pour le Finlandais, actuellement sur la plus belle lancée de sa carrière.

Sans aucune méchanceté, l’interlocuteur en question avait souligné le fait que l’ailier droit du Canadien ne semblait pas toujours se rendre au maximum de ses capacités à chaque match et que c’est probablement ce qui l’empêchait de devenir un joueur dominant.

Il va saluer ses coéquipiers au banc.

Joel Armia a ouvert la marque en tout début de rencontre pour le Tricolore.

Photo : Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports

À le voir aller samedi, difficile de le contredire. Armia a ouvert la marque avec son neuvième filet de la campagne, il a tiré neuf fois sur Brian Elliott et distribué quatre mises en échec. Il fait partie de la crème de la crème en protection de rondelle. Cette faculté supérieure lui a permis de se dégager l’espace nécessaire pour créer une menace en toute fin de rencontre, ce qui a bien failli donner la victoire à sa bande.

« Quand il décide de dominer un match, il peut le faire, a corroboré Julien. Il nous a presque gagné le match dans les derniers instants. Il est fort sur la rondelle, il a de bonnes mains, un bon lancer. On a besoin qu’il soit ce joueur sur une base quotidienne. »

Victor Mete a quitté le match au début de la deuxième période. Le Canadien a affirmé qu’il s’est blessé au bas du corps, sans préciser la nature de la chose. Le défenseur n’accompagnera pas ses coéquipiers à Boston et sera réévalué dimanche.

À son premier match en un an et demi dans la LNH, Gustav Olofsson a paru un peu rouillé. Cela dit, il serait bien ingrat de lui jeter la pierre dans un tel contexte. En l’absence de Mete contre les Bruins, il devrait avoir l’occasion de disputer un deuxième match en 24 heures.

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