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L'exemple de la WNBA continue d'inspirer les hockeyeuses professionnelles

Elle répond aux questions du journaliste de Radio-Canada.

Marie-Philip Poulin

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Olivier Tremblay

Le modèle de la ligue professionnelle féminine de basketball (WNBA) aux États-Unis jetterait les bases d’un scénario idéal pour l’avenir du hockey féminin, souligne la joueuse vedette Marie-Philip Poulin. Mais il faudra de la patience.

Rencontrée en marge d’une conférence de presse pour présenter un match hors-concours qui sera disputé à Laval, le 28 décembre prochain, Poulin a rappelé qu’on « ne crée pas quelque chose pour le long terme en quelques mois ». L’attente en vaudra cependant la peine, juge-t-elle, si l’objectif avoué des joueuses orphelines de ligue depuis mars dernier est atteint.

L’Association des joueuses de hockey féminin (PWHPA) aimerait fonder l’équivalent sur glace de la WNBA, avec laquelle la puissante NBA partage ses ressources. La triple médaillée olympique croit que ce modèle peut assurer la pérennité du hockey féminin à tous les chapitres.

« Dans les derniers mois, on a pu voir comment les joueurs de la NBA vont voir les femmes jouer. Les matchs sont à la télévision […] On croit que les jeunes filles doivent voir le produit, elles doivent pouvoir rêver de jouer au hockey, a d’abord indiqué Poulin en conférence de presse. Le voir à la télé, dans les médias sociaux ou dans les médias, c’est super important. »

La NBA qui soutient la WNBA, c’est un modèle duquel on veut s’approcher. On veut se rendre là. On espère que la Ligue nationale va embarquer.

Marie-Philip Poulin

« On aimerait qu’il y ait, avec la Ligue nationale, du soutien et des ressources, qu’on puisse utiliser les arénas, les psychologues du sport, les traitements, a-t-elle ajouté en entrevue. On espère que ces ressources puissent aussi aller au hockey féminin. »

Après la disparition de la Ligue canadienne de hockey féminin, les joueuses ont formé la PWHPA, et cette nouvelle association organise des matchs qui permettent à ses membres de poursuivre leur préparation en vue des prochains mondiaux.

La mise sur pied de ces rencontres a été l’occasion de créer des ponts avec de nombreux commanditaires, ce qui, en plus d’aider le groupe financièrement, est une belle démonstration d’intérêt de la part du milieu des affaires.

Les investissements des entreprises nourrissent, au sein de la PWHPA, l’espoir qu’un plan B, s’il fallait en arriver là, est envisageable.

« Avec les événements, de grosses entreprises donnent beaucoup d’argent pour nous commanditer pour la fin de semaine et avoir des matchs, a expliqué Poulin. On voit, à travers ça, que les entreprises voient nos valeurs et qu’on est sur la même longueur d’onde. On espère que d’autres entreprises embarquent pour avoir une autre avenue si jamais celle dont on parle ne fonctionne pas. »

Mais comme l’a souligné sa collègue Hilary Knight en conférence de presse, convaincre la LNH du bien-fondé du plan A serait l’option rêvée.

« Bien sûr, nous aimerions être les partenaires d’une organisation qui est en place depuis de nombreuses années et qui a la sagesse et les connaissances nécessaires pour faire franchir un palier au hockey féminin, non seulement d’un point de vue sportif, mais aussi d’un point de vue commercial, a soutenu Knight. Nous voulons que ça dure pour des générations. »

(Avec les informations d'Alexandre Gascon)

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