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Il est tombé en cinq jours : une chronologie de l'affaire Bill Peters

Un entraîneur donne des directives à ses joueurs sur la glace.

Bill Peters derrière le banc des Flames

Photo : Associated Press / Gene J. Puskar

Radio-Canada

En une semaine, le sort de Bill Peters s’est joué. Visé par des allégations de racisme depuis lundi, l’entraîneur-chef des Flames de Calgary a finalement remis sa démission vendredi. Retour sur sa chute en cinq journées.

Le lundi 25 novembre

Dans la foulée du congédiement de Mike Babcock et des allégations d’intimidation à l’endroit du désormais ex-pilote des Maple Leafs de Toronto, l’ancien espoir des Flames Akim Aliu affirme sur Twitter que Peters « a utilisé plusieurs fois le mot débutant par [la lettre] N envers moi dans le vestiaire à ma première année, parce qu'il n'aimait pas mon choix de musique » durant la saison 2009-2010.

En soirée, après le match de son équipe contre les Penguins, le directeur général des Flames Brad Treliving annonce que l’organisation enquêtera sur cette affaire.

Le mardi 26 novembre

La LNH réagit au dossier en début de journée. Le comportement décrit par Aliu était « inacceptable », peut-on lire dans un communiqué de deux phrases qui confirme par ailleurs que la ligue se penchera sur les allégations.

Au lendemain de la prise de parole d’Aliu, d’anciens coéquipiers corroborent sa version des faits. L’un d’eux, Simon Danis-Pépin, indique à Radio-Canada Sports que les propos ont été dits à deux reprises avant que le capitaine Jake Dowell prenne les choses en main et parle à l'entraîneur.

Pendant ce temps, un ancien défenseur des Hurricanes, Michal Jordan, se sert lui aussi de Twitter pour raconter son histoire à propos de Peters, qui l’a dirigé en Caroline de 2014 à 2016. « Il me donnait des coups de pied et frappait des joueurs à la tête avec ses poings pendant les matchs. Il faisait ensuite comme si rien ne s’était passé », raconte-t-il.

Les Flames annoncent que Peters sera remplacé par son adjoint Geoff Ward derrière le banc, le lendemain, à Buffalo.

Le mercredi 27 novembre

L’entraîneur-chef des Hurricanes Rod Brind’Amour, adjoint de Peters lorsqu’il dirigeait ce club, confirme que des joueurs ont été victimes de violence physique. « Je suis fier de la façon dont les joueurs et le personnel ont géré ça, souligne également Brind’Amour. Ils en ont parlé à l’équipe de direction, qui s’en est mêlée. »

Peter Karmanos, propriétaire des Hurricanes à l’époque, affirme dans la foulée qu’il aurait congédié Peters illico si on lui avait fait part de ces incidents.

Cette même journée, Peters écrit à Treliving pour s’excuser. Il soutient que sa tirade envers Aliu était un « incident isolé et aussitôt regrettable ».

Geoff Ward mène les Flames à une victoire de 3-2 en prolongation.

Le jeudi 28 novembre

Les excuses de Peters n’impressionnent pas Aliu. Au lendemain de la publication du contenu de la lettre, le joueur la qualifie de « trompeuse, dérangeante et de mauvaise foi ».

Il souligne par la même occasion qu’il ne fera plus de commentaires à ce sujet puisqu’il a accepté de parler à la LNH afin de se pencher sur la situation.

Le vendredi 29 novembre

Les Flames de Calgary convoquent les médias à une conférence de presse. TSN et Sportsnet rapportent aussitôt que Peters sera congédié. Le DG Brad Treliving annonce plutôt que Bill Peters lui a remis sa démission.

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