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À 168 livres, David Lemieux veut encore surprendre

Un boxeur au repos sourit à côté du ring

David Lemieux

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Jean-François Chabot

En plus de s’enlever une tonne de pression de sur les épaules en grimpant chez les super-moyens, David Lemieux a retrouvé le plaisir de boxer en préparant son combat du 7 décembre.

C’est au Centre Bell que Lemieux (40-4, 34 K.-O.) remontera dans un ring pour la première fois en près de 15 mois pour y affronter l’Ukrainien Max Bursak (35-5-2, 16 K.-O.).

Rencontré à l’académie de boxe de son entraîneur Marc Ramsay, Lemieux s’est ouvert sur les exigences liées au fait de combattre avec une masse corporelle et musculaire plus importante.

« Ça fait du bien d’avoir ces huit livres en plus de mon bord. C’est sûr que mes adversaires seront plus gros aussi. Mais je suis en grande forme et en pleine confiance », dit-il.

Les différences majeures pour lui se font surtout sentir en matière de conditionnement physique, de musculature et d’hydratation. À 10 jours du combat, il a presque déjà atteint son poids.

J’ai hâte de voir ce que ça va donner dans le ring. Auparavant, à ce moment-ci de ma préparation, je serai déjà en train de me déshydrater. Ça enlève un gros stress.

David Lemieux
Un officiel note son poids.

David Lemieux

Photo : Radio-Canada

Un passé rempli d’embûches

Le boxeur, qui fêtera ses 31 ans le 22 décembre, a connu des ennuis à répétition au cours des dernières années quand approchait l’heure de la pesée.

Dernier exemple en date, le 14 décembre 2018, Lemieux avait été hospitalisé d’urgence. Il souffrait de déshydratation sévère la veille du combat contre l'Américain Tureano Johnson au Madison Square Garden.

Ce duel avait été annulé, tout comme celui contre l’Anglais John Ryder qui devait être présenté le 4 mai dernier. Dans ce cas, Lemieux avait subi une énième blessure à une main à l’entraînement.

Il assure que sa longue période d’inactivité lui a donné le temps de guérir tous ses bobos.

Marc Ramsay estime qu'il doit obligatoirement passer par une adaptation par rapport à la force physique.

Il s’entraîne déjà régulièrement avec des boxeurs chez les super-moyens. Mais une adaptation reste nécessaire au niveau de la portée. Les adversaires ont une portée beaucoup plus longue que chez les poids moyens.

Marc Ramsay, entraîneur de David Lemieux
Il porte la main gauche à sa cuisse.

Marc Ramsay

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Une bonne entrée en matière

Au sujet de son prochain adversaire, David Lemieux n’a eu que de bons mots en décrivant les qualités pugilistiques de Bursak.

« C’est un gars solide qui vient toujours pour se battre. Il n’a jamais été mis K.-O. Ce sera un gros défi face à une belle opposition. Je ferai ce que j’ai à faire  », promet-il.

Pour Ramsay, Bursak représente une bonne entrée en matière pour un premier combat chez les 168 lb.

On l’a choisi spécifiquement parce que c’est un gars très résistant. Il va nous donner des rounds pour travailler. Ce n’est pas un gars qui va tomber au premier coup de poing. Ça peut toujours arriver avec David Lemieux, mais Bursak est aussi bon techniquement.

Marc Ramsay, entraîneur de David Lemieux

« Si on a un K.-O. rapide, on n’apprendra rien de nouveau sur l’adaptation de David à 168 livres », explique l’entraîneur qui s’occupe de 14 boxeurs professionnels, dont Artur Beterbiev, Eleider Alvarez, Oscar Rivas et Arslanbek Makhmudov.

Le fait de se retrouver face à des boxeurs plus grands et peut-être même plus forts que lui n’intimide aucunement Lemieux.

« Tout au long de ma vie et de ma carrière, j’ai toujours mis les gants contre des gars plus gros ou même de catégories différentes de la mienne. Je suis donc à l’aise », dit-il.

Le but ultime

Dans la même ligne de pensée, Lemieux continue de rêver à un affrontement contre le Mexicain Saul « Canelo » Alvarez.

« Je pense qu’une bonne performance de ma part le 7 décembre pourrait rouvrir la porte vers cette possibilité quelque part en 2020. Ça fait déjà longtemps que ça aurait dû arriver. Déjà on en parlait après mon combat contre Gary O’Sullivan [victoire par K.-O. en septembre 2018,NDLR] », rappelle-t-il.

Il crie dans le ring en serrant le poing droit.

David Lemieux

Photo : Getty Images / Al Bello

Même la récente victoire d’Alvarez sur Sergey Kovalev chez les mi-lourds (175 lb) ne semble pas refroidir les ambitions de Lemieux, toujours en quête du succès ultime.

Je ne suis pas inquiet. Canelo est un très bon boxeur. Je sais comment il se bat et comment il se comporte. Il présente beaucoup de difficultés dans une arène. Mais les styles font les combats. Je sais que quand mes coups de poing l’atteindront, ils auront plus d’impact que ceux de ses adversaires précédents.

David Lemieux

En attendant, il se réjouit à l’idée de retrouver ses partisans au Centre Bell.

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