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Allégations de racisme : Aliu juge trompeuses les excuses de Peters

Un entraîneur en point de presse

Bill Peters

Photo : usa today sports / USA TODAY

Radio-Canada

L'entraîneur-chef des Flames Bill Peters, visé par des allégations de racisme, a présenté ses excuses à l'organisation albertaine et au directeur général Brad Treliving pour « un langage offensant  » qu'il a utilisé dans un contexte professionnel il y a une décennie.

Dans une lettre adressée directement à Treliving mercredi, et publiée par plusieurs médias, Peters a déclaré qu'il s'agissait d'un « incident isolé et aussitôt regrettable ».

« La déclaration a été faite dans un moment de frustration et ne correspond pas à mes valeurs personnelles », a ajouté Peters.

« Après l'incident, j'ai été confronté au sujet du langage que j'ai utilisé, et je suis immédiatement retourné dans le vestiaire pour m'excuser auprès de l'équipe. J'ai regretté l'incident depuis qu'il est arrivé, et maintenant j'offre aussi mes excuses à tous ceux qui ont été touchés de façon négative par mes mots. »

Une lettre trompeuse, selon Aliu

Dans un communiqué publié jeudi et relayé par TSN, l'ex-joueur de la LNH Akim Aliu a expliqué avoir lu la lettre de Peters et qu'il l'a trouvée « trompeuse, dérangeante et de mauvaise foi ».

Aliu a de plus annoncé qu'il avait accepté de rencontrer la Ligue nationale pour discuter de la situation, mais qu'afin de respecter le processus en cours, il ne ferait pas davantage de commentaires sur le racisme et la discrimination qu'il a endurés tant que cette rencontre n'aura pas eu lieu.

Le Canadien d'origine nigériane a allégué lundi, sur Twitter, que Peters avait « utilisé plusieurs fois le mot qui débute par [la lettre] N envers moi dans le vestiaire à ma première année, parce qu'il n'aimait pas mon choix de musique».

Il a déclaré qu’il s’était « rebellé contre lui » et que Peters avait plus tard demandé aux dirigeants de le céder à un niveau inférieur des ligues mineures.

Son tweet ne mentionnait pas le nom de Peters, mais faisait référence à un « protégé (à Calgary) » de l'entraîneur Mike Babcock, récemment congédié comme entraîneur des Maple Leafs de Toronto.

Dans sa lettre, Peters n'a pas présenté ses excuses à Aliu de façon spécifique.

Les Flames accusent réception

Après le match de mercredi des Flames à Buffalo, Treliving a confirmé aux journalistes qu'il avait reçu la lettre de Peters.

« Nous voulons nous assurer que nous faisons un travail consciencieux, que nous ne négligeons aucun détail et que nous faisons tout ce qui doit être fait. Ainsi, la lettre de ce soir fait partie de ce que nous allons évidemment réviser. Et j'ai bon espoir que nous aurons une mise à jour à vous donner demain », a indiqué le DG des Flames.

L'équipe a tenté de demeurer aussi discrète que possible au moment où elle poursuivait son enquête, mais un ancien adjoint de Peters a contribué à la controverse à l'autre extrémité de l'État de New York.

Rod Brind'Amour, qui a passé quatre saisons derrière le banc des Hurricanes de Caroline avec Peters avant de le remplacer au poste d'entraîneur-chef, a confirmé que son patron avait confronté des joueurs d'une manière physique en réponse aux allégations de Michal Jordan, sur Twitter.

Le tweet de Jordan avait été écrit dans la foulée de ceux d'Aliu.

L'entraîneur de 53 ans n'était pas avec l'équipe pour leur match à Buffalo.

Avec les informations de La Presse canadienne

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