•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'année d'Abraham Toro

Abraham Toro pointe le ciel alors qu'il approche du marbre après avoir réussi un circuit de deux points en 9e manche contre les Blue Jays.

Photo : La Presse canadienne / Fred Thornhill

Jean St-Onge

Abraham Toro aura 23 ans dans trois semaines. Depuis son plus récent anniversaire, le Québécois a vécu son premier camp dans les ligues majeures, a disputé ses premiers matchs avec les Astros de Houston et a passé une Série mondiale avec son équipe.

Ajoutez à cela un circuit historique à Toronto qui a valu une victoire à son équipe dans un match sans point ni coup sûr de Justin Verlander.

C’est toute une année qui se termine pour l’athlète de Longueuil.

Radio-Canada Sports l’avait rencontré à peu près au même moment l’an dernier, et il avait alors déclaré : « Quand j’ai signé, je me suis fixé comme but d’arriver dans les grandes ligues en 2020. Ça reste mon objectif. »

À ses trois premières saisons dans l’organisation des Astros, Toro a été bon, sans être exceptionnel.

Puis, à la fin de cette troisième année, en 2018, les Astros l’ont envoyé dans la ligue d’automne avec les meilleurs espoirs de l’organisation. Un déclic est survenu.

« J’ai juste fait un petit changement technique au bâton et à partir de là, ça a cliqué à la droite et à la gauche », explique-t-il.

Les ajustements l’ont mené à son premier camp avec le grand club, où il a été l'un des meilleurs frappeurs de l’équipe. Il a présenté une moyenne de ,341 avec 2 circuits et 12 points produits.

Un seul joueur a fait mieux que lui : Nick Tanielu, qui est aussi un joueur de troisième but, mais qui a déjà 27 ans.

Tanielu s’est retrouvé au niveau AAA, tandis que Toro a pris le chemin de Corpus Christi au Texas, où se trouve l’équipe AA des Astros.

Le frappeur ambidextre a poursuivi le travail amorcé au camp et a présenté une moyenne supérieure à ,300 pour la première fois chez les professionnels.

Ses succès lui ont valu d’être choisi au sein de l'équipe d'étoiles et d'être promu au niveau AAA le 1er août.

Puis, quelques semaines plus tard, les Astros ont perdu leur joueur d’arrêt-court Carlos Correa. Ils l’ont remplacé en déplaçant leur joueur de troisième but étoile Alex Bregman. C’est à ce moment qu’Abraham Toro a reçu le coup de téléphone qui a changé sa vie.

Quand l’année 2019 prendra fin, c’est de ce jour dont Toro se souviendra.

« Pour moi, ce que je vais me rappeler, c’est mon premier jour dans les majeures, le 22 août », dit-il.

2020, une année cruciale

L’année à venir sera certainement fort différente de la précédente.

Premièrement, quand il se présentera au camp des Astros, il ne sera pas en terrain inconnu. Il se battra pour un poste. Mais lequel?

Oubliez le troisième coussin. Il appartient à Alex Bregman, l'une des étoiles de l’équipe. Bregman n’a que 25 ans et a mené l’équipe avec 41 coups de circuit.

Le deuxième but? Il est occupé par Jose Altuve, une autre vedette de l’équipe.

C’est en développant sa polyvalence qu'Abraham Toro aura la meilleure chance de se faire valoir.

« Ils m’ont déjà parlé de pouvoir jouer à plusieurs positions, dit-il. Troisième but, deuxième but, premier but et peut-être même au champ gauche. C’est vraiment ça qui peut me donner une place dans les ligues majeures à Houston. »

D’ici là, Abraham Toro reprend l’entraînement après la plus longue année de sa jeune carrière de baseballeur.

Pour le moment, il frappe des balles deux fois par semaine.

Après la période des Fêtes, il augmentera le volume de travail en y ajoutant des exercices en défense.

Cette année, il s’est présenté au camp des Astros avec l'objectif d’attirer l’attention. En 2020, il tentera de se faire une place dans l’équipe. Mais, il est trop tôt pour parler de pression.

Je ne dirais pas que c’est de la pression. Je veux juste continuer à jouer, faire ce que j’ai à faire et les choses vont arriver.

Abraham Toro

Si 2019 annonce ce qui s’en vient, Abraham Toro pourrait bien être le successeur de Russell Martin comme porte-étendard du baseball québécois.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Baseball

Sports