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Faire évoluer le soccer féminin, un combat toujours d’actualité

Ils sont assis dans des fauteuils sur une scène.

Marie-José Turcotte, Justin Kingsley, Marinette Pichon et Sylvie Béliveau composaient le panel.

Photo : Radio-Canada Sports

Radio-Canada

La Coupe du monde de soccer féminin disputée l’été dernier a battu des records d’auditoire. Jamais autant de télévisions n’avaient été allumées pour regarder ce grand rendez-vous qui a lieu tous les quatre ans.

Pourtant, le soccer au féminin est encore bien loin de celui des hommes.

Comment mettre en valeur le soccer féminin?

C’est la question que se sont posée notre journaliste Marie-José Turcotte, le stratège Justin Kingsley, la meilleure buteuse de l’histoire de l’équipe de France Marinette Pichon, et l’ancienne entraîneuse de l’équipe canadienne Sylvie Béliveau lors du panel Podium présenté dans le cadre de l’Après-Match Soccer Québec, à Saint-Hyacinthe, samedi.

Les gens sont attablés.

Des intervenants de nombreuses régions du Québec étaient présents.

Photo : Radio-Canada Sports

La question est bien vaste et les réponses ne sont pas si simples.

« Il y a eu beaucoup de questions abordées. C’était intéressant de voir qu’il y avait des points de vue complètement différents. J’aime beaucoup la position de Sylvie Béliveau, qui est une sage. Elle veut prendre toutes les possibilités, mais sait aussi qu’il faut les ramener sur le plancher des vaches, comme elle dit. Il faut que chaque personne se demande ce qu’elle peut faire de concret pour aider toute cette structure-là à se développer », a commenté l’animatrice du panel, Marie-José Turcotte, après la discussion.

Marinette Pichon, arrivée de France il y a à peine quelques mois pour travailler avec l’ARS Lac-Saint-Louis, est d'avis que le Québec est sur la bonne voie.

« Je crois qu’il y a une volonté d’avoir un plan, un plan d’action, et que chacun a son rôle à jouer. À partir de là, je pense qu’on a entendu et que Soccer Québec pourra orchestrer tout ça », a-t-elle mentionné.

Elles sont côte à côte.

Marinette Pichon et Sylvie Béliveau, représentant respectivement la France et le Québec.

Photo : Radio-Canada

L’ancienne joueuse de l’équipe de France croit que la situation au Québec est bien différente de celle de son pays natal, où les joueuses ont plus l’occasion de jouer dans une ligue entre leurs passages en sélection nationale.

« Les années, les investissements réalisés et la croyance que la gouvernance a eue dans le féminin français font la différence. On se rend compte qu’on est à des décennies d’écart entre le développement en France et au Québec, mais on a une même envie de progresser et d’aller de l’avant. Pour moi, cette comparaison est intéressante. Elle montre que la réussite est possible, sans vouloir aller trop vite ou dupliquer les modèles ailleurs. Il faut juste se dire qu’on peut avancer, développer et que la solution viendra des gens sur le terrain », a-t-elle conclu.

Changer l’image de marque du soccer féminin

Justin Kingsley, spécialiste de réputation internationale en création d’image de marque, promotion et marketing, croit que le secret est dans la façon de présenter les choses.

Il croit que la commercialisation du soccer féminin devrait se faire différemment que celle du soccer masculin. Selon lui, « ce sont deux produits différents, d’une même qualité, et il faut arrêter de les comparer. »

L'expert regardent l'animatrice.

Marie-José Turcotte et Justin Kingsley en discussion sur l'image de marque du soccer féminin.

Photo : Radio-Canada Sports

Il a été impressionné par l’intérêt des participants.

« Ce que j’ai aimé d’aujourd’hui, c’est qu’il y a plein de gens qui adorent le soccer féminin et qui veulent le voir prendre sa place. On voit toutes sortes de générations, des plus jeunes, des plus vieilles, qui veulent travailler ensemble pour commercialiser, publiciser, faire connaître notre merveilleux sport », a-t-il dit après l’événement.

« Je ressors d’ici rempli d’énergie et de positivisme sur l’état du soccer féminin au Québec et au Canada. Et je crois en notre futur », a-t-il ajouté.

Sylvie Béliveau a été témoin de bien des passages de l’histoire du soccer féminin au Québec, au Canada et dans le monde. Quand elle était jeune fille, le Canada n’avait même pas d’équipe nationale pour les femmes.

« Je ne pense pas qu’un panel, c’est le début ou la fin. C’est une discussion et ce sera le suivi qui sera intéressant. Je souhaite que ça puisse aider tous les acteurs à déterminer la prochaine étape qui permettra d’aider. C’est beau de discuter, mais maintenant il faut prendre les idées et voir comment chacun peut les appliquer dans son milieu », a-t-elle indiqué.

Après le panel, des bourses ont été remises à des femmes investies dans le développement du soccer au féminin dans leur région.

Elles montrent leur prix sur scène.

Des bourses ont été remises à des femmes des équipes techniques.

Photo : Radio-Canada Sports

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