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Marie-Eve Dicaire toujours championne

Elle pointe le plafond avec son bras gauche.

Marie-Eve Dicaire

Photo : Radio-Canada / Martin Labbe

Jean-François Chabot

QUÉBEC - Marie-Eve Dicaire a conservé sa ceinture des super-mi-moyennes de l' IBF grâce à une victoire par décision unanime sur Ogleidis Suarez, samedi soir, au Centre Vidéotron de Québec.

Les trois juges ont donné Dicaire victorieuse pour la 17e fois avec des pointages sans appel de 100-90, 100-90, 99-91.

La Québécoise a donc à présent remporté ses trois défenses depuis son couronnement, également à Québec, le 1er décembre 2018.

« Il y a un an, j'ai quitté un amphithéâtre complètement silencieux. Ce soir, je quitte un amphithéâtre en feu », a d'abord déclaré Dicaire (17-0) à l'issue du combat en ouverture de son point de presse.

« Je n'ai pas pu appliquer mon plan de match en entier. C'est mon 17e combat professionnel. Je suis surprise de voir à quel point je continue d'apprendre à chaque combat. J'ai fait des petites erreurs. J'ai bien réussi certaines choses, d'autres moins bien. Pour une fois, j'aurais aimé avoir un plus petit ring parce que Suarez (29-4-1, 13 K.-O.) ne voulait pas jouer avec moi », a ajouté la championne.

Elle était déçue du manque d'opposition de son adversaire. Elle s'attendait à quelque chose de plus solide, mais dès les premiers échanges, la Vénézuélienne a commencé à reculer.

« Ça m'a un peu déstabilisée de devoir la poursuivre sans arrêt », a admis la championne. tout en indiquant que le meilleur était à venir.

Son entraîneur Stéphane Harnois va plus loin et estime que sa protégée est déjà la meilleure du monde, nettement supérieure à la Norvégienne Cecilia Braekhus.

« Dans mon esprit, il est impossible que Braekhus puisse battre Marie-Eve. Elle est simplement trop rapide. Pour ce qui est de l'Américaine Clarissa Shields, il faudrait d'abord qu'elle puisse respecter la limite des 154 lb. Je ne suis pas convaincu qu'elle y parvienne. Si c'est le cas, on ne reculera pas », a lancé Harnois.

Une foule de 2361 spectateurs a assisté à l'événement qui, de l'aveu même du promoteur Yvon Michel, n'a pas été profitable. Dans la configuration proposée samedi, on aurait pu accueillir jusqu'à 3400 amateurs.

« Mais c'est quand même une réussite et un grand pas en avant pour la cause des femmes dans le monde de la boxe. Avec un peu d'éducation [auprès des amateurs, NDLR], on pourrait réaliser de grandes choses », a souligné Michel en ajoutant que Dicaire aurait droit à une agréable surprise à l'occasion de son prochain combat.

Il a évoqué la possibilité d'une soirée new-yorkaise, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, où seraient présentés six combats de championnat du monde féminins. Marie-Eve Dicaire serait pressentie par le promoteur américain Lou DiBella pour être du nombre.

Contrôle de bout en bout

Marie-Eve Dicaire lance un coup au visage de son adversaire.

Marie-Eve Dicaire et Ogleidis Suarez

Photo : Radio-Canada / Martin Labbe

En ouverture de combat, Dicaire bougeait rapidement. Sans carrément prendre le contrôle du centre, elle esquivait les principales attaques de Suarez. La championne a poursuivi son travail durant les deux rounds suivants pour s'imposer et dicter la cadence.

Solidement campée au centre du ring, Dicaire modifiait sa cadence avec aisance. Elle repoussait Suarez vers les coins du ring, l'obligeant à battre en retraite. Le plus souvent, Suarez restait sans réponse et se contentait d'accrocher et de retenir.

La vitesse aidant, Dicaire, déjà bien installée aux commandes, a semblé laisser aller ses mains un peu plus au cinquième round. Visiblement dépassée, Suarez restait en quête de solutions.

Vers la fin du sixième, qu'elle a encore dominé, Dicaire a tenté le grand coup, mais a largement raté sa cible. Suarez en a profité pour la narguer du regard avant que la cloche retentisse pour annoncer la fin du round.

La prestation de Dicaire s'est poursuivie durant les deux rounds suivants, si bien qu'avec deux rounds à disputer, la boxeuse de Saint-Eustache n'était plus vraiment menacée. À la fin de la huitième reprise, Suarez a mis un genou à terre, mais l'arbitre a rapidement indiqué qu'elle avait glissé.

Avec tellement de maîtrise, les quatre dernières minutes du combat n'étaient visiblement plus qu'une simple formalité.

Miller récolte une ceinture mondiale

Si les plans du Groupe Yvon Michel (GYM) et du clan Dicaire se déroulent comme prévu, la prochaine adversaire de la Québécoise sera l'Américaine Raquel Miller (10-0, 4 K.-O.).

Cette dernière s'est montrée très méthodique et précise pour enregistrer une victoire par décision unanime (98-92, 99-91, 98-92) face à la Mexicaine Alma Ibarra (7-1, 4 K.-O.). Sans faire preuve de beaucoup de vitesse, elle a tout de même contrôlé le centre du ring et contré la majorité des attaques de sa rivale.

Du coup, Miller a mis la main sur la ceinture WBA intérimaire des super-mi-moyennes mise de l'avant en raison de l'indisponibilité de la championne, la Costaricaine Hanna Gabriels, blessée et opérée à l'épaule gauche début novembre.

GYM et le promoteur américain Lou DiBella, représentant de Miller, ont déjà des réservations au Centre Vidéotron pour les 27 et 28 mars 2020.

Pas de chance pour Bouchard

Dans un duel opposant deux boxeurs qui n'avaient pas vu d'action depuis un bon moment, Sébastien Bouchard (18-2, 8 K.-O.) a dû abandonner contre le Montréalais Ayaz Hussain (14-1, 10 K.-O.) en raison d'une blessure.

Après seulement 51 secondes au troisième round, le pugiliste de Baie-Saint-Paul a été touché au biceps du bras gauche. Un tendon a simplement lâché. Incapable de poursuivre, il a suivi la recommandation du médecin et a jeté l'éponge.

Le Québécois de 32 ans a subi une blessure semblable au biceps droit en août 2017. Même s'il sait déjà que son état nécessitera probablement une chirurgie et une convalescence de 6 à 8 mois, Bouchard refuse de parler de mettre un terme à sa carrière.

Il en était à un premier combat officiel depuis ce 1er décembre 2018 si fatidique pour Adonis Stevenson. Une autre blessure à une épaule l'avait contraint à cette longue période d'inactivité.

De son côté, Hussain a récolté la victoire dans ce premier combat chez les mi-moyens (147 lb). Son dernier affrontement remontait au mois de juin 2017 chez les 140 lb. Un différend avec son ancien promoteur Eye of the Tiger Management a été à l'origine de sa longue absence.

Autres résultats :

  • Mi-lourds : Simon-Pierre Adde (USA, 7-1) bat Jair Sena (MEX, 8-5-2) - décision unanime 60-54, 60-54, 60-54
  • Mi-moyens : Chanin Thonson (Brossard, QC, 6-0-0) bat Dave Leblond (Thetford Mines, QC,4-7-0) - TKO (abandon), 2:17, 4e round
  • Lourds-légers : Ian Pellerin (Granby, QC, 9-1) bat Maximilliano Corso (ARG, 6-5-1) - TKO 1:59, 6e round
  • Mi-moyennes : Marie-Pier Houle (Terrebonne, QC, 2-0-1) - Linda Dostalkova (TCH, 2-0-1) - nul (décision majoritaire) 39-37, 38-38, 38-38
  • Mi-lourds WBC Youth : Wilfrid Seyi (Montréal, QC, 8-0) bat Devin Tomko (Ottawa, ON, 7-1) - TKO, 2:56, 8e round
  • Mi-moyens WBO, NABO, IBF Amérique du Nord : Mikael Zewski (Trois-Rivières, QC, 34-1, 22 K.-O.) bat Alejandro Davila (MEX, 19-1-2, 7 K.-O.) - TKO, 0:40, 10e round

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